Apostasie : Moi, arabe, athée

Gare du nord. La semaine dernière.

Au téléphone  et entre deux gorgées de Coca, je glisse quelques mots en arabe à l’attention de mon interlocuteur à l’autre bout du fil. Subitement, un jeune homme se met en face de moi :

« Kah’ba. Ma saïmach Ram’dan »

Ecrits Vains

Beaucoup avouent être soulagés en écrivant. N’en déplaise à Michel Sardou, la vie ce serait plus marrant, non en chantant, mais en raturant. Quel bonheur, disent-ils, de mettre des mots sur des sentiments. Ces assertions auraient certainement eu un certain poids si les individus qui les assenaient n’étaient pas foncièrement de mauvais écrivains. Ces chantres de la médiocrité littéraire, de par leur approche totalement niaise de l’écriture, pondent des écrits aussi mornes et inhabités que leurs propres personnes.

Ne parlons pas des écrits objectifs. Un écrit objectif n’est pas ravissant ; il ne virera jamais ni à l’excellence unanime ni à la sournoise subversion. L’écrit objectif est résolument petit-bourgeois. Peut-être brillant, précis mais certainement pas génial.

Une journée sous le Niqab : de la rue au Sex-Shop

De noir vêtues, les voilées intégrales masquent leur personnalité en couvrant leur visage. En les cantonnant à un rôle de dévotes inhibées et sans pulsions, la société écope ainsi d’un rôle de castratrice. Mais que se passe-t-il de l’autre côté du rideau ? Récit, toutes voiles dehors.

Peter Pan est une racaille

Plus que cette idiote de blanche-Neige qui s’épanouit en femme de ménage pour nains, plus que cette bécasse d’Aurore, incapable d’éviter de se piquer avec un fusain, c’est Peter Pan, décidément, qui gagne la palme du héros populaire le plus crispant. En effet, si la bêtise atterrante des héroïnes dans les vieux dessins animés peut être assimilée à une naïveté omniprésente  et laisse le bénéfice du doute quant à leur hypothétique intelligence, Peter Pan, aussi choyé soit-il, est fondamentalement un gros con.

Enchantement technologique

L’avènement des Smartphones aura permis à tout un chacun d’avoir un concentré de technologie à portée de stylet, avec tout ce que le progrès a de pratique, d’inutile et de terriblement additif. À priori, rien de mauvais. Qui oserait pester contre la possibilité de revoir un document Word dans le bus ? Qui rechignerait contre une gestion des calendriers si intuitive que le sourire ponctuel de belle-maman, flattée de recevoir ses chocolats à l’orange pour son anniversaire, valide l’utilité ? Qui se plaindrait d’un téléphone-ordinateur qui dépasse le gadget pour s’imposer dans l’indispensable?