Opération UGC : Une grosse canette

A l’UGC, on collectionne les interventions abusives des forces de l’ordre comme d’autres les conquêtes amoureuses. Par abusive, il n’est guère question d’excès de zèle policier,  mais d’une invocation des autorités qui est pour le moins disproportionnée eu égard des « délits » commis. L’UGC est devenue l’héroïne d’une série de fables, où un simplet décime les blattes à grands coups de marteau-piqueur au lieu de les écraser à coups de chaussures.

Rappel des faits.

Enchantement technologique

L’avènement des Smartphones aura permis à tout un chacun d’avoir un concentré de technologie à portée de stylet, avec tout ce que le progrès a de pratique, d’inutile et de terriblement additif. À priori, rien de mauvais. Qui oserait pester contre la possibilité de revoir un document Word dans le bus ? Qui rechignerait contre une gestion des calendriers si intuitive que le sourire ponctuel de belle-maman, flattée de recevoir ses chocolats à l’orange pour son anniversaire, valide l’utilité ? Qui se plaindrait d’un téléphone-ordinateur qui dépasse le gadget pour s’imposer dans l’indispensable?

Choc des incultures

« Identité nationale ». L’expression apporte son lot d’incohérences :  identité et nation, norme et pluralité. Si l‘oxymore est sournois, il est bel et bien présent. Une nation est non pas individuelle, mais constitué d’individus. Individus différents, non par leurs seules origines, mais par leur manière d’appréhender la vie, le monde et la connaissance. A plus forte raison, c’est autour de l’identité individuelle que s’articule la différence plurielle.

Censure et naufrage intellectuel

Entrée de Je :

ego

Je n’aime pas dire je sur mon Blog. Parler de soi est un primaire je de dames. Egotiste, j’ai longtemps préféré le je de rôle en usant de Lili P., un petit sosie virtuel, qui me permettait de me prendre comme objet d’étude tout en m’évitant d’assumer l’égocentrisme crasseux propre à tout Blog.  Egoïstement, je cachais mon je.  Ego à moi-même, j’usais  du jeu de miroir et du double je ; mais vint le moment où il fut nécessaire d’achever le je de dupes et d’inaugurer le je d’esprit.  Les  je sont faits désormais. Je me mets en je, je me pique au je, je me prête au je. Quitte à être vieux je, j’affirme la subjectivité de Moom-light.  Histoire de rester maîtresse du Je.

Les Japoniaiseries me font rire… jaune

Il est de ces modes à grande échelle que personne n’ose critiquer et qui passent telles des caravanes sans qu’aucun aboiement ne perce le silence assourdissant du laisser-aller tolérant. On s’en veut même, à l’occasion, de ne pas les suivre ; Et de s’interroger ainsi sur la source inquiétante de ce manque d’engouement. On n’ose pas dire que l’empereur est nu, que la tendance est au mieux inintéressante, au pire, sérieusement casse-pieds. Non. On fait preuve d’une indulgence paternaliste que Lili P., gamine de son état, brise aujourd’hui puisqu’elle s’ennuie.