Label « banlieue vilaine »
93. Nid du rap. Du mauvais rap. Poulailler abritant d’imbuvables coqs aux becs enfarinés quand il s’agit de la qualité de leurs œufs ; œufs avariés qu’ils exposent sans honte au marché. Il n’est pas seulement question des insultes-sur-pattes à la langue française, comme le groupe oublié Tragédie, car ce n’est pas bien de parler des morts ou encore comme la dénommée Zaho avec son merveilleux « c’est chelou » puisque d’une part, elle est Québécoise et qu’il serait ennuyeux de parler de fades bûcheronnes, et que d’autre part, il serait trop facile de décrire une « artiste » au refrain aussi recherché que « tu diras à cette tasspé que je vais la taper » uniquement pour remplir une colonne déjà bourrée d’adverbes.
Il s’agit surtout de dénoncer l’imposture outrancière que représentent des poètes autoproclamés aux rimes pauvres (si tant est qu’il y ait des rimes) et aux chansons poussives qui, par je ne sais quel vice cérébral, sont encensés par un public émerveillé par des paroles-trop-profondes-tu-vois. Abd Al Malik, par exemple. Congolais, musulman et bisounours. Grand bien lui fasse. Il pioche abondamment dans le stéréotype fadasse, dans le politiquement correct et dans la tolérance dégoulinante. Mais ce n’est certainement pas suffisant pour faire une bonne chanson. Tout au plus un vil ersatz de mélodie musicalement pathétique et fondamentalement consensuel.

Sur la place des grands hommes, Abd Al Malik « Ton monde est âpre petit frère écoute ce rap comme un son de harpe
Le monde est vaste derrière ces remparts sache que
A chaque joint, à chaque canette d’Heineken c’est
Ton existence entière qui se consume et qui se déverse
Un texte le goût amer de mon expérience d’hier ne peut se taire » yep « »
Quand les clichés appellent au sentimentalisme populiste, ils ont tendance à être consciencieusement ignorés, voire tendrement plébiscités. Cet encouragement, passif ou actif, rend les lieux communs suffisamment larges pour devenir des décors consensuels où se produisent avec prétention et sans mérite des artistes qui symbolisent la pénurie créative par leur seul nom de scène.
Ainsi, le grandfrérisme banlieusard est à son apogée. Abd Al Malik n’en est pas le seul ambassadeur. Kenny Arkana, dont les prestations musicales poussent à lui souhaiter un destin aussi cruel que celui de son homonyme de South Park, s’y emploie également. Le syndrome fallacieux fait vendre et est apprécié. Ou comment inciter à confondre sentiments et art, compassion et culture, émotions et esthétique. Car le message est mielleux, les gens sont moins exigeants. Pourtant, le raisonnement spontané qui conduit à cette compassion et donc à l’encouragement de ces mauvais 9-3iens se tient en échec. L’on serait tenté d’admirer la poule aux clichés parce qu’elle est vaillamment sortie du poulailler. Et qu’elle est sympathique, cette poule. Au nom de la méritocratie, on l’applaudit. Même si ses œufs sont infects, même s’ils ne sont pas frais. Mais c’est nuire au mérite que d’assouplir ses critères et de concéder abondamment des privilèges pour combler des supposées lacunes originelles.
Evidemment, critiquer le rap revient à se mettre une communauté à dos. La répétitivité des critiques contre les détracteurs est au moins équivalente à la redondance présente dans les thèmes traités. Forcément, comme pour le bouddhisme, les critiques contre le Rap puisent dans l’ignorance et les préjugés. Jamais dans le jugement objectif. Critiquer, c’est se cantonner au commercial et pas aux vrais artistes qui ont souffert et qui chantent des choses intelligentes.
Les impies du rap devront donc attendre qu’on excuse leur bon goût, pardon, leur sotte ignorance qui leur somme de fuir les raisonnements binaires comme la peste, ou pis, comme la grippe aviaire.
Ce n’est pas exagérer que d’évoquer le Rap en tant que genre intrinsèquement dualiste. Quand il ne revêt pas les traits de quelque encasquetté dans une lumineuse piscine avec beaucoup de femmes et un ostentatoire collier en or, il se mue en une analyse manichéenne de la société, et au demeurant fort superficielle. En somme, soit le primate chantant parle de femmes, d’argent et de criminalité soit il parle de l’Amour, de la cité, de l’Autorité et de toutes les résolutions adolescentes qu’elle implique (Fuck la police, ou, pour être moins caricatural, la révolution & la lutte avec la plume contre les injustices qui [n]ous plument).
Gangstérisme et grandfrérisme. Les grandes plaies de la scène musicale. Tkt.





Shibata.
C’est tellement travaillé et savant qu’on peut dire adieu à d’éventuelles polémiques sur pour ou contre le rap t’as vu turlututu.
Dommage. Y’aura pas de sang.
Cela dit on sent une pointe de rage et de dégoût qui ne me déplaît pas, là-dedans…
Il est béton, ton article ! Et si amusant à lire, surtout pour un Québécois. Trêve de chauvinisme, ton humour est tout à fait caustique et ça fait toujours plaisir de lire un billet sur Moom Light. « Gangstérisme et grandfrérisme » : on n’aurait pas pu mieux résumer !
« tu diras à cette tasspé que je vais la taper »
Aussi, juste avec ça, j’ai de quoi rire pour tout l’après-midi.
« En somme, soit le primate chantant parle de femmes, d’argent et de criminalité soit il parle de l’Amour, de la cité, de l’Autorité et de toutes les résolutions adolescentes qu’elle implique (Fuck la police, ou, pour être moins caricatural, la révolution & la lutte avec la plume contre les injustices qui [n]ous plument). »
Mais peut-être que sa musique à le mérite d’illustrer avec perfection combien le rappeur est paumé ? Le petit mec de banlieue n’a jamais su sur quoi taper !
« Ce n’est pas exagérer que d’évoquer le Rap en tant que genre intrinsèquement dualiste. Quand il ne revêt pas les traits de quelque encasquetté dans une lumineuse piscine avec beaucoup de femmes et un ostentatoire collier en or, il se mue en une analyse manichéenne de la société, et au demeurant fort superficielle. »
Ce qui démontre une connaissance fort superficielle du rap
m’enfin moi je dis ça je dis rien
Bûcheron > Oui, j’adore sauter sur toute occasion pour déverser mon fiel.
Tchit > T’es mignon. Je te l’ai dit. Tu es un beau gros bisounours. Pour dire que les livres de Messinger sont merdiques, je suis obligée d’écrire un truc mauvais et incohérent ? Chouette, l’avenir de Moom-light.com est tout tracé : des toilettes. Ah ah.
Dindonneau > Non, pas toi !
Bah si moi, mais si tu veux pas de moi ici c’est pas grave, de toute façon j’ai pas le temps de suivre à plein tous les blogs intéressants et j’hésitais justement entre le tiens et la_miss_sexy_du_75.skyblog.com alors bon… j’irais surement plutôt la-bas ;p
Ça impliquait : « non pas toi comme défenseur du Rap ».
Mais pour ton confort, je peux créer un skyblog sur quelqe miss sexy du 06, hein (a)
Rho, pourquoi ? J’ai pas le droit d’aimer le hip-hop ? J’aime tous les styles de musique moi, même si je suis extrêmement exigeant sur la qualité, je suis fermé à aucun genre musical, du rap à la country.
Liliputasse :@
Tu me cherches hein ? Tu travailles à me rendre méchant.
J’adore le gangsta rap.
Et il y a du rap US très revendicatif pas forcément mauvais (genre X-Clan (l) )
PS : connais pas Messinger. Tu voulais dire Messenger non ?
YAKTI YAKTA BLAH BLAH ! URG (onomatopées)
POURQUOI PARLEZ DE QUELQUECHOSE QUE L’ON NE CONNAIS QUE SUPERFICIELLEMENT… ?
Parler de rap sans parler de AFRIKA BAMBATAA , KOOL HERC n THE HERC ou meme du HIP HOP (dj,dances,human beatbox,graff et rap) à travers le temps depuis les années 75-80 et les diverses influences ( jazz , reggae , funk , soul , percussion africaines etc etc ) et l’underground ne sert à rien !!!
Meme les rappeurs de nos jours ont oubliés les bases voila pourquoi le rap pue
Comme on dit : connais ton ennemis mieux que tes amis.
Tragedie et Zaho et pas Zoha = parodie de Rnb ! Le RnB (Rythm n Blues celuis qui vient après le NEW JACK SWING pas l’autre) ne sort pas du 93 et surtout n’est pas du rap !!!
Tu t’es fait aggresser par un clone d’Abd Al Malik ? Un « 93zien » a brulé ta caisse ? laisse le tranquille … il est moins intelligent que toi !! tu le sais , on le sais et grace a cet article LE MONDE ENTIER le saura d’ici 72 hrs.
Et bientot la planète seras débarasser de tout ces individus de ce fléau nommé RAP. GRACE A TOI
Un article anti-rap ça n’avait jamais été fait avant.
De toute façon la musique d’aujourd’hui …
Tu as le droit de ne pas aimer le RAP et de le crier , l’écrire ou encore plus facile le « rapper » en « impro » sur un « beat » bien « dirty south »
Tout comme j’ai le droit d’écrire mon commentaire en faisant des fautes de grammaire , vocabulaire , orthographe , synthax parce que il est 5h du mat et je n’ai apparament pas de vie sociale et j’utilise internet pour déverser ma rage ( Je n’aime pas les gens qui n’aiment ce que j’aime ) et aussi les pornos biensur
Mais l’article en lui meme est bien écrit (j’aurais du rester a l’école quand j’y pense…).
PS:
( ça c’est cadeau )
Sur quel touche appuyer pour mettre l’accent circonflexe ? MERCI
magnifique !!! Venant de l’interieur, non seulement je confirme mais je pense que tu pouvait en faire un article 10 x +long tellement il y aurai de chose à ajouter ….
Pinaise, je ne l’avais pas lu celui là, shame on me ><
Bah rien a rajouter, tout est dit dans les commentaires, je ne peux que que rjouter un gros +42
93, banlieue, primate.
tout est dit.
zzzzzzzzzzzzzzz…
ton article est absolument nul a chier et sans aucunes consistances!!! deja on ne melange pas le slam et le rnb avec le rap!!! tu n’as aucunes cultures du rap francais,ton ignorance est tellement grande c’est horrible!!! pourquoi tu parles pas plus tot de votre super ridicule roi enok!!! balaye devant ta porte avant de balayer chez moi!
C’est facile de mettre plein de mots compliqués à la suite pour faire des phrases qui veulent rien dire au fond.
Daoldskool : Merveilleux exemple de consistance. Merveilleuse orthographe. Merci.
Shaille : Peut-être que les mots « compliqués » t’empêchent de comprendre. Mais sinon, ça veut dire quelque chose : rap = clichés sentimentalistes ou gangstastyle.
J’ai un niveau de langue suffisant pour comprendre la forme, par contre le fond je trouve ca très confus, mais bon si tu t’en rends pas compte, j’ai pas de mot appropriés pour résoudre ton pb.
Il aurait été sympa de formuler avant de penser à résoudre. Mais merci pour l’attention.
Je trouve le fond nettement moins confus pour la forme, pour tout te dire.
Je devrais m’offusquer de tels propos, mais au final, ils touchent la mauvaise cible.