De l’inimitié assumée pour la cellulite
Les canons de la beauté sont cruels pour les uns, ambitieux pour les autres. Tout de dépend de quel côté l’on se trouve, ou plutôt, quelle taille de pantalon l’on fait. Finesse et sveltesse sont bénies. Or, la mauvaise foi, doublée de complexes somme toute bien compréhensibles, véhicule une pensée supposée anticonformiste : la minceur, c’est laid. Et vive la révolution de la disgrâce grasse. Sous couverts d’arguments sérieux et d’exemples construits, lesdites personnes, en droite ligne de la notion argumentative la plus basique et la plus célèbre de Schopenhauer, citent les cas osseux et tragiques auxquels conduit l’anorexie. Une vision simpliste, affreusement binaire. Les gens ne seraient que des 0 et des 1. D’un point de vue pondéral, évidemment. Des fils de fer, et des cercles. Aucun intermédiaire. C’est donc sur les pires dérives des maladies psychologiques liées au poids que se greffe le discours détracteur d’une communauté peu favorisée par la nature. Ce qui est justement blâmable, c’est l’instauration d’une communauté, non sur un désir d’entraide et de solidarité, mais sur de la mauvaise foi.
Avec un regard supposé candide et un air censé être convainquant [et convaincu], ces messieurs, et surtout ces dames, arguent avec force sourires leur préférence pour « les rondeurs », sacrées depuis Amel Bent qui scande effrontément : « Moi j’ai des formes et des rondeurs, ça sert à réchauffer les cœurs ». Une phrase bien incompréhensible au passage, puisqu’avec la meilleure volonté du monde, il est difficile de voir un rapport entre des kilos pour le moins superflus et des « cœurs réchauffés ».
Au contraire, Mademoiselle Bent. Les rondeurs ne servent non pas à réchauffer les cœurs, mais à écraser les corps. Et l’asphyxie, qu’on me pardonne mon impertinence, est loin d’être la plus douce des morts.
Du mauvais goût et des couleurs aberrantes, l’humanité doit discuter. Il n’est pas prétentieux ou superficiel d’opiner qu’un capiton est laid et que la peau d’orange est pour le moins hideuse. Osons dire la vérité, sans peur de la réaction maniérée de quelques personnes « tolérantes ». Leur hypocrisie dictatoriale a déjà engendré une pléthore de non-dits, honteusement pensés et tus. Des pensées démenties sous couvert d’amour de la sacro-sainte « beauté intérieure » de manière si exagérée que c’en est peu crédible. À croire qu’il existe une dichotomie entre les beautés : l’intérieure, si profonde, et la physique, si vulgaire. Simplisme ? Assurément. Des voix à l’unisson, solidaires dans la chouinerie, qui récitent des mensonges dûment inculqués ou acquis. Des voix effrayées par l’étiquette infâmante de la superficialité et surtout des mensonges qui constituent fondamentalement des blasphèmes à la rectitude esthétique. Et au nom de quoi, je vous prie ? Au nom de l’égo écorché de quelques boursouflés dépressifs ; et menteurs.

Que l’on m’excuse avec mansuétude.
J’aime le beau. Et si cela signifie que je suis victime de la société de consommation, je le clame, en dépit de l’inimitié certaine que m’attireront ces lignes. Sans honte et sans détour. Que l’on me permette juste d’arguer que nous sommes tous victimes de la société de consommation. Tout dépend du sens que l’on donne à consommation. En effet, pour certains, c’est l’organisation sociale créant de nouveaux besoins et de nouveaux critères. Pour d’autres, l’interprétation est plus rustique : consommation alimentaire. Et au vu de la malbouffe maîtresse, nous en revenons à notre sujet initial, le surpoids.
La beauté n’est malheureusement pas subjective. Il m’est arrivé de me rassurer de la sorte, des jours où mon miroir réfléchissait un minois décidément trop jeune. Pourtant, l’honnêteté m’invite à ouvrir les yeux. Les avis sont irréfutablement partagés. La marge d’erreur, propre à tout pronostic, relève de la mauvaise foi ou du mauvais goût.
Par ailleurs, ce libelle n’est pas un aveu cinglant de haine envers les personnes, hum, imposantes. Mais un rejet assumé de cette duplicité consensuelle mue non pas par quelque honnêteté mais uniquement par une pleutrerie congénitale.
Rien ne m’est plus insupportable que ces anticonformistes auto-déclarés qui portent bien haut l’étendard du mensonge artistique. Car si le corps humain est une œuvre d’art, ces critiques mal dans leur peau en sont les faussaires. Ou plutôt, les agents de communication crapuleux qui vantent ce qui est indubitablement laid pour le seul intérêt de leur insignifiante personne. Lamentable.
[ Pour une fois que je publie une photo de filles en bikini ! ]
Oui. Je suis une connasse.





*love*
Ca m’a donné faim, tout ça.
Lou > *regarde les photos*
*est choquée*
PERVERSE !
B. > Moi aussi je t’aime.
mais euuuuh, presque aucun rapport avec les baleines échouées ci-dessus mais pour mémoire…
Amel Bent çà n’est l’hypocrite qui est en crise d’anorexie depuis la sortie de son titre rond ?!
« La marge d’erreur, propre à tout pronostic, relève de la mauvaise foi ou du mauvais goût. »
Pas compris cette phrase…
Sinon, j’aurais bien réagi, mais ça m’a l’air un peu inutile. ^^
Pourquoi ce site Web n’ont pas l’autre appui de langues ?
Nomogo > Tout jugement est brouillé par quelque chose. Dans ce cas précis, l’inadéquation entre jugement et réalité est due soit au mauvais goût, soit à la mauvaise foi.
Yesil > Que la main de Dieu me foudroie si j’ai compris un traître mot de ce que vous avancez.
(Je parle aux spams, maintenant !)
C’est grand.
Le meilleur dans tout ca c’est que tu n’as pas une seule fois employe les mots « gros », « grosse », « maigre »… Je sais pas si tu l’as fait sciemment mais je crois que c’est ce qui rend l’article si bon !
Puis moi je les aime maigres :$
effectivement t’es vraiment une connasse
En tant que superficielle et pétasse revendiquée, j’adore, bien évidemment.
J’aime le lait. J’en consomme beaucoup.
Bonjour j’arrive sur ton blog par ton invitation twitter
Concernant l’article je me demande s’il faut être aussi catégorique… car il peut y avoir aussi « mal être » dans sa peau et reproche de la société de ne pas être dans la norme « fil de fer » et de ce fait vouloir contrecarrer la pensée ambiante en affirmant vouloir vivre pleinement seul et avec d’autres en positivant un corps non conforme aux standards de la mode. Donc tout en étant d’accord avec le développement de l’article, je tente de comprendre la démarche qui pousse à valoriser la disgrâce peut-être pas toujours choisie pour tout simplement vivre dans notre société actuelle…
Jesuisunblog, Florine & Tchit > Merci
.
Elisabeth > Enchantée.
David Ruzick > Moi aussi. Mais le demi-écrémé, hein.
2pasag the papoteur >Ce que je dénonce, ce sont justement les motivations douteuses qui justifient l’instauration de cet esprit communautariste anti-minceur.
Lorsque l’on va mal, l’on se rassure autrement qu’en crachant sur les autres et en véhiculant des idées à l’objectivité contestable.
Il faut être conscient de ses autres atouts, se rendre compte que l’on vaut autrement qu’avec son physique. Ce doit être difficile à vivre.
Au lieu de quoi, l’on assiste à des affirmations mensongères du genre « Fat is beautiful ». Lâches et peu constructives.
Et bienvenue
.
Diantre! C’est moi qui aurait du écrire cet article! lol
J’adore, non seulement pour ta plume inimitable mais aussi parceque ce que tu dis est incontestablement vrai.
P.S: Elisabeth, je conçois que ce soit douloureux pour toi de te prendre la vérité en plein dans ton gros visage bouffi, mais est-ce une raison pour manquer à ce point de respect a Mlle Moom?
Je suis arrivée ici par VDM et je trouve ce que tu écris assez choquant dans la mesure où tu dénigres les femmes qui font du 40 dans ton ancien commentaire.
Tu ne montres que des images de femmes en obésité morbide, une femme peut être ronde sans pour autant être en surpoids (ou alors je ne comprends pas le sens du mot « rond »), et le surpoids n’est pas l’obésité !
Il y a des femmes très belles qui sont plutôt grosses, d’autres qui sont magnifiques en étant fines, ça dépend aussi de la façon dont elles prennent leur kilos (et du nombre de kilos ça va de soi), et si je ne défendrais jamais l’obésité comme hygiène de vie, je trouve stupide et répugnant de faire des articles de ce genre qui poussent gentiment les 3/4 de la population (dont ceux qui ne sont pas en surpoids médicalement) à tomber dans un cercle vicieux lié à leur poids et dans les troubles alimentaires (je sais de quoi je parle puisque la seule chose qui m’empêche encore de tomber dans l’anorexie et qui me permet de rester dans le « simple régime + sport » c’est la peur d’être anorexique et des représailles si je l’étais).
Par ailleurs, vu l’évolution des critères de beauté et les petites guerres qui existent entre les individus sur cette question je doute qu’on puisse considérer la beauté comme objective, encore plus que tu détiennes la vérité.
PS: tous les gros n’ont pas une alimentation chaotique, des problèmes de santé passagers ou permanents peuvent être liés au poids.
Par rapport à ton commentaire du 12 mai : il me semble que les gens qui dénigrent les minces ou les gens qui ont un imc normaux le font souvent parce que la société est aussi violente envers eux. Et cela marche dans les deux sens, c’est une guerre perpétuelle à laquelle tu participes dans ton article ! On ne guérit pas la violence par la violence !
Par ailleurs, il y a des gens qui pensent réellement que « fat is beautiful », c’est normal, on a tous un point de vue différent. C’est comme dire : « les roux sont moches » (ce que j’entends souvent), que penser des gens qui, comme moi, aime les roux ?
T’as un sacré problème toi.. je suis choquée par ce que je viens de lire et je pense et toi et tes copines « pétasses » avaient un sacré problème d’égo..
Des jeunes filles en mal de reconnaissance.
pour le moins pitoyable
Moi j’aime les fat bitches et pis c’est tout.
http://www.youtube.com/watch?v=3l3BJBFOaiM
PS c’est con que t’es arrêté ce blog.