Anna galvauda l’Art
- Imposture littéraire II :
La littérature devrait être plus souvent comparée à la gastronomie. Tout y est question de doses, d’épices et de douceur. Tout est dans la pincée, le brin et le soupçon. À mal équilibrer les ingrédients, l’on donne au mieux l’indigestion au pire la nausée. Ah ! Parlons nausée, parlons Anna Gavalda. Son œuvre n’est tout de même pas le fast-food du genre, ne soyons pas mesquins quand l’essence se prête trop à la caricature pour accepter l’hyperbole. Ses livres ne sont pas fades. Ce serait vraiment faire preuve d’une singulière mauvaise foi que de dire qu’ils laissent indifférent. Au contraire, ils vont droit au cœur et à l’estomac, en donnant haut-le-cœur et haut-le-corps. C’est plutôt de la Barbapapa. Sucrée, sirupeuse et écœurante. Gavalda cache la banalité de sa plume derrière du rêve marketé, l’assimilant à des sensibles geignardises pour pucelles en mal d’amour et pour idiots en manque d’idéaux. Un torchon croulant sous le sucre reste un torchon.

Il faut croire cependant que produire du sucre en livres ne suffit pas. Qu’il faut de la saccarine en pellicule, aussi. On n’arrête pas le progrès. Adapter du Gavalda relève pourtant du suicide artistique. Les personnages sont ordinaires, trop ordinaires pour être filmés. Leurs émotions relèvent du quelconque, leurs rêves du manque d’ambition. Leur banalité n’est pas exploitée, leur humanité l’est trop. Problème de dosage encore. Les scénarii sont trop simples pour captiver. Après ensemble, c’est tout, c’est donc au tour de « je l’aimais » de passer sur le gril de l’adaptation cinématographique. Sans succès. C’est l’histoire banale d’une femme fraîchement quittée. Pour la consoler, son beau-père lui raconte ses propres infidélités et sa lâche incapacité à quitter sa femme, qu’il regrette. Il a fait le bon choix, il ne regrettera rien.
- · « Je l’aimais. » Je l’ai détesté
Daniel Auteuil y joue, et s’y compromet. Zabou Breitman le tourne, et déçoit. Seule la bécassine, Marie-Josée Croze de son nom, est fidèle à elle-même et au personnage, remarquablement insipide de la racine de ses cheveux décolorés jusqu’au bout de son pitoyable jeu d’actrice. Le décor japonais, haut en couleur, relève cruellement la platitude chromatique de la trame adolescente dressée par Anna Gavalda.
Ce film ne marquera, au final, que les esprits des couples disparates qui se sont déchirés à l’entrée du cinéma, à force d’hésitations entre X-men et le monument de la niaiserie présenté ici bas.
Messieurs-Dames, vous êtes prévenus.






Tu viens de me donner faim
Des qu’il fait beau je vais a Coney Island !
Et les textes corrosifs, sous fond de projection névrotique et qui se veulent fortement pimentés à l’oeil et à la tête de tes lecteurs. Tu y penses ?
Je veux dire, à force de nous faire chier avec tes menus sauce au poivre, on en sort bien vite avec le rectum enflammé !
bisous connasse. mon masochisme sadique-anal te remercie de ton aide
Et Anna Gavalda, s’ma pote ok? touche-pas à mon pote. Arabe.
je te rejoins totalement dans ta détestation de barbara galvaudée c’est un noble combat
Perso j’ai bien aimé X-Men.