Besson… le niveau
À l’image de Jack Lang, Besson est un artiste. Tel un comédien talentueux, qui feint tout et n’importe quoi, il tâche au moins de paraître ce qu’il ne peut être. Comme une danseuse gracieuse dressée sur ses chaussons en demi-pointes qui manie avec promptitude l’art exigeant de la pirouette, il est souple et s’illustre magistralement dans la révérence. Pareillement à un musicien charmeur et polyvalent, pour éviter de jouer sans tambour ni trompette, il joue parfois du violon et souvent du pipeau.

La belle tête de vainqueur.
Besson est le politicien à qui tout chef d’état censé devrait faire confiance. Aucune connivence ne saurait freiner son carriérisme, aussi, il n’est fidèle qu’à ses propres intérêts. Docile. Une carpette, acceptant tous les piétinements et toutes les souillures des semelles puissantes, trop heureuse d’avoir un contact important. Un imbécile qui se gargarise d’avoir un secrétariat d’état fantôme, Prospective et au Développement de l’Economie numérique, dans un premier temps. Puis qui se vante d’avoir écopé du plus droitiste des ministères par la suite. Identité nationale, bon sang ! En s’asseyant sur ses convictions, il écrase l’image du socialisme. Crac.

L’identité est plus destructive que constructive. Elle enferme l’individu, l’étouffe dans des stéréotypes navrants qu’il doit sans arrêt justifier. Elle constitue une norme, un a priori, un jugement par défaut qui va à l’encontre de ce qu’est une nation. L’identité la veut unique, identique, uniforme. Une nation est plurielle, diversifiée, cosmopolite. L’affranchissement européen de l’identité, depuis le siècle des lumières, était une brise fraîche nécessaire, un vent de rébellion modérée qui donnait encore aux signataires du « contrat social » leur part de liberté.

Outre le dégoût qui refuse de s’amoindrir de voir un homme de « gauche » dans un ministère pareil, il est utile de rappeler qu’il est mesquin de dire que Besson est un homme sans conviction. Il en a juste un peu trop.





C’est tout ce que merite ce vautour, des articles comme ca.
Pour l’histoire de l’identite nationale je pense que non seulement les nations n’ont pas a avoir d’identite, mais meme que les nations ne devraient pas exister.
Le mot nation implique frontieres, etrangers, preservation, protection, egoisme, rejet, patriotisme. L’Europe des Etats-Nations n’existe que depuis quelques siecles, et on prend ce puzzle infect comme acquis depuis toujours. Monarchies, empires, republiques… quand va-t-on arriver a une identite mondiale ?
Heureusement que les petites pointures comme cette fouine sont inoffensives.
Lili p’eut au moins lui reconnaitre une qualité : réussir à se faire de la pub ici
BESSON un profil, un nom, une marque politik.(c) déposé
Pas mal, tu grandis
Continue à ce rythme ! :p
L’idée de nation n’a pas toujours été rétrograde. Autrefois c’était même une avancée sur des régionalismes entretenant d’interminables et sanglantes vendettas : guerres interminables des cités états d’Italie, entre les grands duchés de France, etc. Chaque expansion s’est faite en vertu non des différences mais d’une notion de bien commun transcendant ces particularismes, leur permettant donc d’exister au sein d’une communauté sans être des « frontières » identitaires. Si on continue dans ce sens, la prochaine étape est éminemment Européenne. Mais bon, là, autant laisser la parole à Victor Hugo, Jean Monnet, et tous ses géants sur les épaules desquels nous, pauvres nains, sommes assis
- ces géants -.
D’oh.
Mr.Tom >> les nationalismes n’ont pas fait moins de morts que les guerres locales. Et si on regarde ce qui se passe en Afrique depuis la fin du colonialisme, c’est encore en grande partie a cause des frontieres qui ont ete tracees sans jugement.
Sur le vieux continent, la prochaine etape est eminemment Europeenne, certes. Mais quel type d’Europe ? Erasmus, le libre echange, la monnaie unique, Schengen… c’est bien et c’est beau. Mais tout reste etroitement lie a un egoisme national. Il est trop tard pour en sortir…
Mais je te concede qu’imaginer un monde sans nations et sans empires est plus qu’utopique. Sans ministeres de l’identite nationale, c’est deja plus realiste !
« les nationalismes n’ont pas fait moins de morts que les guerres locales ».

Euh. Oui enfin, si on essaie de comptabiliser des vertus en fonction des nombres de morts, on risque de rapidement tourner en rond ^^ (D’autant plus que la puissance des Etats-Nations est un étrange parallèle entre capacité à faire vivre le plus de personnes à l’intérieur de ses bordures, et capacité guerrière à l’avenant).
Quant à l’Afrique, il est évident que ce ne sont pas des frontières tracées au crayon sur une carte que 90% d’une population n’a jamais vue qui vont faire une identité nationale. Et d’ailleurs ces frontières africaines (et moyen orientales) n’ont jamais été tracées pour permettre l’émergence de sentiments d’appartenance nationale, c’est même l’inverse
Quant à l’ouverture sur l’avenir, pas évident de regarder par delà les intérêts immédiats, bien sûr. « Un tiens vaut mieux que deux tu l’aura » reste un peu le mot d’ordre du profit immédiat, du morcellement des solidarités et des interdépendances, autant dans les comportements individuels que dans leurs expressions politiques. Personnellement, j’appelle plutôt de mes vœux que l’on réalise tout ce que nous avons en commun avec nos partenaires européens, plutôt que ce qui nous nuance. Chose que l’on ne réalise parfois qu’en voyage à l’autre bout du monde
Avant d’être un projet de système, la trans-nationalité, l’état de citoyen du monde, est d’abord une façon de voir les choses
J’y vois aussi bien un homme de gauche qu’un homme de droite, rappellons que le PS aux présidentielles avec ses petits drapeaux au fenêtre n’avait pas grand chose à envier à Sarkozy…