Lefebvre touche le fond et creuse. Qu’on l’enterre.
Si Frédéric Lefebvre était un objet, nul doute que sa qualité de porte-parole de l’UMP lui vaudrait un statut de balai à WC. Attention. Pas n’importe lequel. Il aurait plutôt tendance à être une flushette singulière, de mauvaise qualité, qui étale les excréments plus qu’elle ne les nettoie. Après ses regrettables amalgames Splaouch. Il s’est de nouveau vautré dans ce qu’il est censé débarrasser, en préconisant l’instauration du droit des salariés à travailler ; juste avant les européennes. À ce stade, ce n’est pas jeter un pavé dans la mare, mais plonger littéralement dans la fosse septique.
« L’idée, c’est de permettre à des personnes en arrêt-maladie, en congé parental d’éducation ou en congé maternité après les délais légaux de continuer leur mission. »
Lefebvre. LeFigaro.
Cette initiative trahit au pire une bêtise outrancière ; au mieux, une confusion involontaire qui aurait fait croire au Fébvrile qu’il a intégré l’Union du Mouvement Patronal et non celle du mouvement Populaire. En somme : une énième couleuvre et un vœu d’allégeance au Médef que l’on essaie de faire avaler aux salariés sous couvert de paternalisme. Mais n’en déplaise au courtisan, les citoyens, eux, n’ont troqué ni leur cerveau ni leur honnêteté contre une perruque huileuse.

· Premièrement, parce que l’arrêt-maladie ainsi que le congé de maternité, stipulent que la personne a besoin de repos. Ils sont délivrés suite à un certificat médical. Ce n’est pas parce que Rachida Dati pond plus vite que l’ombre d’une poule que les congés maternité doivent en être raccourcis, même en télétravail. Toutes les femmes ne se dopent pas au carriérisme.
· Deuxièmement, parce que ce droit, aussi soumis au volontariat qu’on veuille bien nous le présenter, deviendrait un moyen de pression. Les meilleurs employés seraient ceux qui ne jouissent pas de leur congé. Circulez, y a rien à voir.
· Troisièmement, affirmer que cette mesure est contre la menace du licenciement arbitraire (« Beaucoup de salariés se trouvent dans une forme d’insécurité : ils sont remplacés et ne sont pas certains de retrouver, à leur retour, tout à fait le même poste. ») revient à cautionner l’immonde abus patronal qu’est le chantage. Au lieu de mesures drastiques qui ciblent ces pratiques, on accable les salariés. Logique.

Heureusement, pareille horreur est contestée au sein même de la majorité. Petit égarement fébvril donc, pas de quoi perdre foi en la démocratie. Gageons cependant qu’une idée aussi fumeuse est assurément le fruit du surmenage. Lefebvre devrait prendre un congé pour prendre soin de lui ; ne serait-ce que pour laver ses cheveux gras.






Bien sûr que cette horreur est contestée.
C’est tout le génie de la manœuvre ; à coté de Lefevbre tout le reste de l’UMP à l’air modéré.
C’est peut être ça le pire…
Le Francais moyen est un bouseux inculte, naif et inconscient.
Quel belle monarchie, quel beau pays.
Pour renchérir sur feufol, la placidité avec laquelle Lefebvre prend les rebuffades de son propre camp me laisse songeur… A côté de lui, à l’UMP, ça semble modéré. On flairerais presque la farce. Berlusconi est adepte de ce genre de manip’, un de ses godillots les plus honnis lance une avanie juste avant une échéance électorale, le cavaliere le désavoue, et hop, comme ça il apparaît tout de même démocrate, centristre presque ! Non, tout de même, faut pas charrier…
Que fait la main gauche pendant que la droite récure ostensiblement les chiottes ?
pinkbOnO > Oui mais toi t’es plus en France. Lâcheur. Couard.
Messieurs Tom et Feufol > Je ne pense pas qu’après les infâmes spots gouvernements qu’on nous sert à la pelle et à la truelle, il est encore des gens qui doutent de la radicalisation progressive de l’UMP. Sinon, ça nous renverrait à la définition pinkponoiste ci-dessus.
C’est juste que Lefebvre est une exception, un absolu dans ce monde de relativité. D’une telle médiocrité que le prendre comme repère s’avère inutile. C’est définitivement une raclure de bidet. Le comble pour une brosse à WC, non ?
Pour des questions de terminologie, je n’utiliserais pas vraiment le terme « radicalisation » en parlant de l’UMP, si seulement ces derniers voulaient aller aux racines des maux du pays… Mais alors ils ne seraient pas ce qu’ils sont. Le terme radical, m’évoque surtout les ancêtres des radicaux de gauches : radicaux républicains (1900-1940)…
Mais bon, après on va dire que je pinaille ! Bref, qu’ils se droitisent toujours davantage, s’enfoncent dans l’abîme réactionnaire, y’a pas photo.
Ceci dit, pour ce que je soupçonne de l’utilisation faite du triste sire Lefèbvre, cette phrase de X. Bertrand m’a fait sauter au plafond : Avec M. Lefebvre, « nous parlons régulièrement des initiatives qu’il peut prendre »
(source http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-05-27/amendement-lefebvre-xavier-bertrand-pas-un-clin-d-oeil-electoral/917/0/346958)
Pendant ce temps, le gouvernement fait sauter le juge d’instruction pour le remplacer par le parquet, lequel est directement soumis au garde des sceaux. Et se garde bien de mettre en place une quelconque indépendance du parquet. Bref, démantèlement progressif de la séparation des pouvoirs sans que grand monde ne se soucie trop de défendre les magistrats qui ruent dans les brocarts (Sic).
En fait, quand j’observe les projets de loi sur lesquels le gouvernement recule et qui font beaucoup de bruit, et ceux sur lesquels il n’y a que quelques sirènes en sourdine et qui passent au bulldozer, ça me file froid dans le dos. En somme, les aboiements de Lefèbvre&Consorts me semblent bien utiles à Sarkozy pour cacher le bruit de son marteau piqueur fracassant le ciment de la république (oui je sais ça sonne sacrément grandiloquent :/ )…
C’ets bon il a retire cet amendement ridicule
Ah bah voilà, tandis que les regards étaient pour le chien qui aboyait, la caravane est passée : http://www.marianne2.fr/Ci-git-le-contrat-de-travail-1848-2009%E2%80%A0_a180181.html
Mr.Tom> J’ai vu ça ce matin, en effet. J’en ai craché mes céréales…:/
ce mec est du pain béni.