Lettre ouverte à Philippe Val

Cher Monsieur Val,
Il est regrettable de devoir commencer une lettre par une formule consensuelle aussi hypocrite. Sachez que vous n’êtes cher dans aucun sens du terme. L’affection que je vous porte est égale à votre valeur de journaliste, c’est dire.
Je vous écris, Monsieur Val, pour vous dévoiler mon intention de me réabonner à Charlie Hebdo et par là même, vous exprimer tout le mépris poli que vous m’inspirez. Depuis l’affaire Siné, je boudais votre hebdomadaire, fière comme Artaban. Continuer à lire la serpillère de l’éboueur que vous êtes était inenvisageable pour moi, malgré ma légendaire patience qui me pousse régulièrement à me faire souffrance pour meubler mon Blog de quelques crachats mensuels sur les succès du moment. Mais Charlie-Hebdo était devenu trop souffreteux et bien trop pâlichon pour être haut en couleur. Pas assez médiocre pour être drôle, pas assez intelligent pour être brillant. Fade. Sans saveur. Valétudinaire, à votre image, Monsieur Val, à l’image de votre voix votive et de votre déontologie vomitive.
Je me réabonne car vous partez. La presse écrite va mal, Monsieur Val, vous le savez. Les journaux américains font faillite, et la question de la monétisation des contenus se pose progressivement. Le modèle publicitaire actuel a un avenir limité dans le temps, l’information n’est plus l’apanage de l’édition et l’argent se fait désirer. Resteront des idéalistes consciencieux pour défendre le prestige du papier ; idéalistes dont vous ne faites évidemment pas partie. Aussi, pas de valse-hésitation, vous fuyez. L’on vous savait lécheur, l’on vous découvre lâcheur. Ce qui n’indigne point, et surprend encore moins. Là où vous pensez envoyer valdinguer votre hebdomadaire, vous ne dressez en réalité que le portrait peu flatteur de l’égoutier que vous êtes. En qualité de rat, vous quittez le navire pour un caniveau (Radio France).
VALEAS, VAL. (Va t-en, Val).
S’il est vrai que vous avez eu autrefois une belle plume, il est certain que vous la trempez désormais dans de l’encre puante, presque aussi cireuse que votre teint.

Irrespectueusement vôtre,
Moom.





Paf ! Connais-tu Tristan Edern-Vaquette ?
Mr.Tom > Hum, non. *inculte*
Je rate quoi ?
Merci chère Moon (oui, j’utilise ce chère, car c’est un grand plaisir de te lire), merci pour cet article, merci d’oser, merci pour nous.
Natare piscem doces.
Respectueusement,
Cédric.
« L’on vous savait lécheur, l’on… »
Le « l’ » explétif, des fois, faut pas en abuser !
Nomogo > L’allitération ne gêne pas ici. Ce n’est pas comme si je disais « quand l’on », par exemple.
Céd > Avec plaisir, et surtout, bienvenue ici-bas !
Par contre, petite nuance – oui, j’y tiens, c’est Moom, avec un « m » à la fin.
Toutes mes excuses, Moom ! Merci pour ton charmant accueil !
Delicieuse vipère. J’ai du le lire a voix haute pour mieux en savourer amertume. Jeux de mots finement vilains. J’adore.
Je voulais dire que le l’ comme tu l’emploies dans cette phrase est explétif, par définition inutile. En début de phrase comme ça, ça fait super pompeux, non?
Encore, dans :
« Si l’on en croit ce monsieur, … »,
ça va bien parce que ça évite un hiatus.
Mais à coté de ça, je te l’ai deja dit j’aime bien te lire, j’apprends plein de mots :p
Gachoue : Contente que ça te plaise ! Et j’espère que les prochaines mises à jour te plairont aussi.
Nomogo : Sauf que dans ce cas, l’usage n’est ni prohibé ni préféré.
Et puis, tu l’admettras, mon style est nettement moins emphatique qu’avant. Non ?
Céd : Merci de venir me lire, plutôt. J’insiste !
Vaquette est un des derniers authentiques punks tendance trash intello, et provoc’… Ce qui implique un public discrétionnaire. Par conséquent, pas vraiment le genre de références dont on use pour accuser autrui d’inculture. Ne va donc pas faire de complexe là dessus !
Juste, il est passé il y a un bout de temps chez Taddei, et disons que vos invectives respectives contre le Charlie Hebdo de Val sont assez ressemblantes
Les vidéos doivent encore trainer du côté de youtube ou dailymotion !
Une bonne ame pour imprimer ce papier et l’envoyer a qui de droit ?
Et je veux lire la reponse du Sieur Val !
Merde trahi par grabatar
J’avoue, ça se lit mieux qu’avant et on sent encore mieux du coup la froideur inquiétante et glaciale de la vipere qui va attaquer froidement sa victime avec une ardeur toute mesurée.
Brrrr
C’est marrant, j’ai aussi arrêté de lire Charlie après l’affaire Siné et je me suis aussi dit que j’allais m’y remettre en apprenant le départ de Val pour France Inter.
On doit être quelques uns à suivre le même schéma…
Unpied > Normal. Quand l’information est visiblement biaisée, le lecteur essaie de garder un semblant d’intégrité.
Nomogo > Mais je ne suis pas un peste. Un modèle de candeur, voyons.
Mr.Tom > Je vais voir. Un intello punk trash, ça m’intrigue ! Merci.
Cela fait deux mois que Val est absent de Charlie Hebdo ( absence due à une intervention chirurgicale ). Il n’y a eu pour l’instant aucun changement éditoriale… Plus d’une fois j’ai eu envie de me désabonné de Charlie quand le médiocre Siné y était. Heureusement que Val a viré Siné, j’en pouvais plus de son poujadisme.
La Peste > Je ne sais pas si tu as lu le billet, c’est pourtant bien écrit : j’ai entièrement zappé Charlie Hebdo jusqu’à LA nouvelle : Val se casse définitivement.
Du reste, même quand le chef de publication est ailleurs, vu qu’il est responsable des écrits, les rédacteurs en chef et les journalistes respectent la ligne qu’il a tracée.
Ca fonctionne comme ça.
Par ailleurs, poujadiste ou pas, on ne vire pas quelqu’un pour un prétexte aussi fallacieux que l’antisémitisme, en ces temps d’hypocondrie intellectuelle.
Sine poujadiste ? Deja, il est terriblement drole, donc je ne vois pas comment on pourrait marier ca avec le poujadisme
Un petit geste impulsif et sorti de son contexte vaut parfois mieux que tous les mots du Dico…
http://www.sinehebdo.eu/blog/wp-content/uploads/2008/09/bob_sine.jpg
ça fait plaisir un tel article ! c’est même couillu par ces temps ci !
perso, je préférais quand il fréquentait son acolyte pédophile
Profitons-en pour nous remémorer, tous ensemble, et en guise d’adieu euphorique, cette phrase de Philippe Val, prononcée il y a certes quelques années, mais tellement… valesque:
» [Les internautes sont] des tarés, des maniaques, des fanatiques, des mégalomanes, des paranoïaques, des nazis, des délateurs, qui trouvent là un moyen de diffuser mondialement leurs délires, leurs haines ou leurs obsessions. »
Je me demande s’il a classé les « anti-Philippe Val » dans le groupe des nazis ou dans celui des schizophrènes en délire.
Pas celui des paranoïaques, en tout cas. Ca serait trop d’honneur, pensez-vous.