Archives pour mai, 2009

Anna galvauda l’Art

 

 

  • Imposture littéraire II :

 

La littérature devrait être plus souvent comparée à la gastronomie. Tout y est question de doses, d’épices et de douceur. Tout est dans la pincée, le brin et le soupçon.  À mal équilibrer les ingrédients, l’on donne au mieux l’indigestion au pire la nausée. Ah ! Parlons nausée, parlons Anna Gavalda. Son œuvre n’est tout de même pas le fast-food du genre, ne soyons pas mesquins quand l’essence se prête trop à la caricature pour accepter l’hyperbole. Ses livres ne sont pas fades. Ce serait vraiment faire preuve d’une singulière mauvaise foi que de dire qu’ils laissent indifférent. Au contraire, ils vont droit au cœur et à l’estomac, en donnant haut-le-cœur et haut-le-corps. C’est plutôt de la Barbapapa. Sucrée, sirupeuse et écœurante. Gavalda cache la banalité de sa plume derrière du rêve marketé, l’assimilant à des sensibles geignardises pour pucelles en mal d’amour et pour idiots en manque d’idéaux. Un torchon croulant sous le sucre reste un torchon.   

Cumul des fonctions

 

Dans une soirée mondaine, un député soliloque, et une naine baille.

 

Service Minimum chez les députés ?

 

Il y a pleins de choses que Lili P. ne comprend pas. Elle ne comprend les techniques de drague monégasques. Ce n’est pas parce qu’elle est petite de taille que c’est un phénomène de foire, pardi ; on ne l’achète pas. Pas plus qu’elle ne voit ce que la chanson « je t’aime » a de romantique. Que signifie « aimer comme un soldat, comme une star de cinéma ? » ? Un acteur n’aime pas, il feint.  Et la qualité première d’un guerrier est loin d’être son sentimentalisme. S’émouvoir d’un aveu d’hypocrisie et de négligence. Les Français sont décidément bizarres.

Google, ennemi des rédacteurs

 

N’en déplaise aux utopistes et aux moralistes de tout poil, l’être humain est incontestablement intéressé par quelque chose lorsqu’il entreprend une action. Appât du gain et gagne-pain obligent. Si l’humanité est avancée, c’est parce que l’individu puise au fond du  besoin instinctif de se distinguer des autres pour évoluer. Notre civilisation repose indubitablement sur des stimulants émotionnels et sur l’individualité profondément ancrée en chacun de nous. Elle serait davantage primaire si les hommes ne ressentaient ni colère ni envie. Mais elle le serait également s’ils en ressentaient trop. Prenons la Blogopshère à titre d’exemple. L’on pourrait croire que les plumes et les idées qui émergent dans la concurrence sont les plus précieuses. Peut-être, mais ce n’est pas suffisant pour rattraper toute la destruction opérée. Le talent souffre des dents longues des protagonistes, si aiguisées qu’elles en deviennent assassines. Meurtrières. L’héritage littéraire est le premier tranché. Un coupable ? Le référencement.