[Presse féminine] Entre gloss et pub, on ne pense pas

(Très mauvais titre. À vôt’bon’keur. À vos bonnes idées)

La presse féminine est à bien des égards une insulte à l’intelligence des lectrices. Malheureusement, ces mêmes lectrices ayant troqué leur cervelle contre de ravissants escarpins jaunes, il est difficile de parler d’intelligence insultée. On n’injurie pas ce qui n’est pas, voyons. Aussi, parlons d’intégrité compromise, de droits bafoués et de seuils de qualité non atteints. De même que l’on impose de strictes règles d’hygiène au fast-food malgré de désintérêt sanitaire de leur clientèle, on devrait se battre pour la dignité humaine, que certaines bécassines risquent à leur insu.

La presse féminine a manifestement un problème : elle-même. La forme et le fond. Mais surtout le fond : ses rédacteurs. Un gros mystère pèse en effet sur la qualification des journalistes beauté. Au vu des faibles capacités et des sujets à l’intérêt on ne peut plus limité, il est légitime de se demander si lesdites journalistes ont trouvé leur diplôme dans un pack de shampooings. Imaginons plutôt le chemin emprunté par une journaliste beauté, parcours sinueux qui a permis d’éviter de justesse le trottoir à son corps empoudré. À quinze ans, la greluche était médiocre en maths mais moins mauvaise en français. La logique la dépassait mais ayant été nourrie aux niaiseries épistolaires, elle se réfugie dans une filière littéraire. Le bac miraculeusement en poche, elle se cantonne aux langues jusqu’à ce qu’un ami en roulage de galoches, ébahi par la transformation avant et après maquillage, la pistonne en tant que rédactrice ès camouflage.

Notre belle incompétente, dénuée d’humour caustique et à mille lieux de la philosophie esthétique, tombe dans la redondance quand elle ne se contredit pas. Un régime est tantôt plébiscité, tantôt critique. Reste que chaque saison, dans un même magazine, le public a droit aux mêmes conseils concernant les ongles cassants, les looks fracassants, les coupes qui siéent à tel visage et les peaux qui conviennent à tels rasages. Ou comment ânonner les recettes de grands-mères à la sauce branchouille, à grands renforts de couleurs vives et de redondances abusives. Disserter sur l’évidence, c’est encore ce que ces jaseuses savent faire de mieux ; c’est que chez ces gens là, on ne pense pas, on écrit ou on se maquille.

Ces inepties, croyez-le ou pas, ne meublent pas la presse féminine. Elles en sont le noyau fondateur, la structure crétine. C’est autour de ce contenu puant que s’articule à la fois la plus géniale et la pire stratégie publicitaire : les « conseils sponsorisés ». On y oriente et on y somme massivement. Pourquoi ? Parce que 70% des achats sont effectués par des femmes. « Il faudrait » donc s’habiller avec tel modèle,  offrir tel objet, se loger à telle enseigne, se relaxer avec telle crème… On y planifie plus que des virées shoppings, on y trace des vies. Pour qu’au final, des bonnes poires soient contentes d’avoir trouvé la pâle copie de la robe de Marion Cotillard.

Une lectrice et une journaliste-beauté.

Trêve de grivoiserie, soyons sérieux.

Est-ce qu’une cruche, ne serait-ce qu’une seule petite lectrice de presse féminine s’est déjà rendu compte qu’elle payait pour avoir de la pub ?

Temps de réflexion.

Cette presse devrait être gratuite.

Pour mon stage en communication ou en journalisme, je crois que c’est définitivement mort.


Commentaires

  1. GACHOUE dit :

    Ah la chute c est eactement ça. Ou comment payer pour se sentir grosse, plus à la mode (déjà?!) et réduite intellectuellement à des reflexions sur « comment rendre fou mon homme au lit » ou « suis je une bonne camarade »… ;-( triste presse.

  2. Moom dit :

    Gachoue > Effectivement, entre leurs « conseils sponsorisés », leurs tests sexo et le magnifique horoscope il y a de quoi les pendre haut et court.

    On ne devrait pas donner de carte presse pour permettre à des gens d’écrire des fadaises pareilles. Triste métier :-(

  3. Tchit dit :

    Triste métier…
    Le probleme c’est que les 3/4 des journalistes pas de mode sont a peu pres aussi nuls. :)

  4. Mr.Tom dit :

    Et triste syndicat du livre. Penser donne mal à la tête, c’est bien connu. Qui voudrait vraiment des états d’âme qui attendent l’être en mesure de se penser, tandis que les poissons rouges filent le parfait bonheur aussi dans leur bocal ? Au fond, peut-être leurs lectrices évitent t-elles la misanthropie et la désespérance qui guettent si souvent au détour d’un constat les esprits lucides. « La lucidité est le seul vice qui rende libre, libre dans un désert ». Cioran. Chaque prise de conscience est une perte d’innocence, aussi.
    On pourrait presque excuser leur dédain de toute chose un tant soit peu pensée, et même de jeter des cailloux à qui s’efforce d’aller gratter sous la surface.
    Mais bon. Puisque la raison sert à se persuader d’une chose, comment s’étonner que chez certains individus, elle refuse à toute force de se reconnaitre elle-même inapte à sa propre vocation ?
    Il est drôle de penser que l’acte premier de tout esprit critique est en fait de douter de sa propre pertinence.
    Trop nombreux (et nombreuses) encore sont ceux (et celles) qui ont écrasé leur gemini cricket ;)

  5. Eddy dit :

    Un ami écrit des articles pour la presse féminine parfois, juste pour aider à finir les fins de mois.
    Et il n’est ni journaliste, ni même intéressé de près ou de loin par ce dont il parle… on lui demande un sujet sur tel ou tel thème, il le pond, gagne une centaine d’euros et… TADAAAA ! Les lectrices pensent lire un article géniale.

    Tout ça pour dire qu’il n’y a pas que de mauvaix journalistes, il y a aussi de parfaits inconnus…!
    C’est un peu comme si Le Monde m’engageait pour faire un article sur la situation économique de la France.. sachant que je n’ai jamais fait d’études en lien avec l’éco.

  6. Moom dit :

    Tchit > Tu vas arrêter avec ton antijournalisme primaire ? :-o
    MrTom > D’où l’intérêt de défendre l’intérêt desdites personnes. La dignité humaine n’est pas cessible, à l’image de la liberté, et je pense sincèrement qu’il faut s’acharner à ouvrir les yeux des gens. Pas vraiment pour leurs personnes, pour leur humanité.

    Eddy > La planque absolue. :-D
    Encore les inconnus seraient des experts en la chose, il n’y aurait pas de souci ; quoique, l’expertise n’existe pas dans des domaines aussi ridicules que ceux traités par la presse féminine.
    Mais la politique de la presse féminine est un journalisme par caractères. Remplissage, en d’autres termes.

  7. DjumB dit :

    Dès que l’on assimile un magazine à un lectorat en fonction de son sexe, le contenu devient pitoyable…
    Les magazines dits « pour hommes » sont tout aussi niais.

  8. Lousia dit :

    Plop.
    Je ne lis les magazines féminins que dans le train, pour rigoler avec l’Homme. Des magazines pour jeunes, qui distillent conneries et branchouilles avec la même légèreté éthérée de pouliches en goguette. Badoum badoum.
    Et puis je regarde les agendas du mois, pour savoir où je n’irais pas.
    Je rigole à tout-va, et je grince des dents aussi. « T’aurais pas une bonne petite gueule vintage toi aussi ? » – L’article spécial crème anti-rides emballée dans un flacon en liberty, suit.
    Mais c’est léger, pour qui sait s’en amuser, et troquer 2€ contre un fou-rire à peine masqué.

    Non, le vrai danger de la presse féminine ce ne sont pas ces magazines pour greluches adulescentes, qui se construiront de toute manière dans la vraie vie – Professionnelle, personnelle, à coup de désillusions, de claques et de belles rencontres. Pour elles je ne m’inquiète guère – Et puis si elles ne changent pas, c’est qu’il n’y avait de totue manière aucun espoir d’en faire quelque chose d’autre.

    Ce qui me fait hurler de rage ce sont ces pseudo-magazines plutôt sérieux, ou qui se proclament comme tels, et qui nous font de beaux photo-reportages sur la condition des femmes en Arabie Saoudite, avec un zoom merveilleux sur ces magnifiques yeux cachés derrière un foulard – Images éculés, réalité travestie, voile pudiquement jeté sur ce qui n’est pas photogénique.
    C’est cette presse qui se réclame historique et solide, solidement galvaudée, campée sur des clichés que feraient cramer avec délice les femmes des années 40 à 60 qui se sont battus pour la liberté de cette fameuse presse et le port de la culotte en coton s’ils elles le voulaient. Une presse que l’on montrera du doigt dans quelques décennies au même titre que le manuel de la gentille femme britannique des années 60 asservie à son mari et à ses bigoudis.
    La presse de l’esclavage moderne de la femme, seulement définie par ses cuisses honteusement cellulitée et sa vision tronquée du monde, sa trouille de vieillir et la chose la plus honteuse, s’assumer seule.
    Ça, ça me fait vomir.
    Pas les quizz cons de Biba ou Cosmo, non, c’est Elle, Vogue, Prisma et tous ceux-là qu’il faudra brûler en place publique.
    Il y a encore du boulot pour changer l’image ue la femme a d’elle-même et ce n’est pas grâce à cette presse déformante qu’on aura notre miroir.

    Amen.

  9. Lousia dit :

    Ah, oui, pour le titre, j’aurais mis :

    A vendre, anti-rides d’occasion, très peu porté

    A céder, neurones, peu servis, contre carton vente presse à Paris

    Etc, etc.

  10. pinkbOnO dit :

    Je m’insurge contre cette cabale à peine camouflée…
    Sous votre pédante réserve de femmes libérées de l’emprise de la Presse féminine vous reniez l’essentiel, l’incontestable.

    Car en effet, retirez ou échangez ces magasines hautement culturels des échoppes de vos coiffeuses-estheticiennes et VOUS LES TUEREZ instantanément !

    J’ai honte pour vous, n’avez vous donc pas de coeur pour vos…soeurs ?!

  11. Moom dit :

    DjumB > On me dit dans l’oreillette que QG a une part de second degré qu’on ne trouve pas chez Femme Actuelle. Non ? =)

    Lou (Tu es en forme) > La seule différence entre les vieux et les tous nouveaux, c’est la crédibilité. Le message est sensiblement le même : dès que l’on écarte le monticule de publicités et de fioritures, on voit que le message véhiculé est sensiblement le même : l’image d’une femme asservie, « moderne » certes mais asservie, d’une parisienne qui rêve de prince charmant entre deux coupes de champagne. On y sculpte à coups de marteau le même portrait de la wonderwoman parisienne, supertravailleuse, supercuisinière, super-au-lit, superacheteuse. D’une wonderwoman dont les instants de faiblesse sont nécessairement effacés par du lait écrémé au chocolat maigre et des crèmes anti-rides.

    (Toi aussi tu lis les magazines féminins pour rire avec Monsieur? :D Je décerne une palme spéciale à Jeune & Jolie, pour ses 25 phrases à sortir pendant l’orgasme. Mention très bien à « Oh yes ouiiii siii daaa ! Grâce à toi chéri, je suis polyglotte hihi » )

  12. gachoue dit :

    Tiens, impossible de revoir les comms sur mon iPhone (pourtant c’est là d’où j’ai posté la première fois…). D’ailleurs cocher la case « suivre les comms » n’a pas marché…

    @Moom :: « Retirer leur carte de presse », si j’ai bien suivi les confs du salon de l’étudiant, beaucoup se disent journalistes et n’auront jamais la carte de presse. Comme le confirme Eddy.

  13. Mouka dit :

    Vous oublies les mots fleches dans ces « revues »?
    Je lis ces magazines pour une autre chose: les belles greluches (justement), les jolis minois (justement), les recettes (justement) et les mots fleches.
    Je les achete d’occasion au fait, je fais les mots fleches sur la plage, quand je m’ennuie et qu’il fait trop pour faire quoi que ce soit d’interessant, apres je les passe a ma femme qui s’en delecte et s’en inspire pour son style et vetements.
    Vous cherchez midi a minuit, vous vous battez contre des moulins a vent, vains efforts, peines perdues.

  14. Tchit dit :

    Mouka : Il y a une facon de presenter les belles greluches et les jolis minois. Faire du vulgaire sous couvert de feminisme, c’est hypocrite et degueulasse.

  15. Tchit dit :

    Lousia : Ta belle description me fait pas mal penser a Paris Match aussi..

  16. Tim dit :

    Salut Moom, Je découvre ton site et je dois avouer que c’est le premier blog féminin que je trouve pertinent.

    Ton blog perturbe mes observations sur le net (et ailleurs…). Es tu vraiment une fille?

    Si oui, peux tu alors m’expliquer pourquoi les autres (blogs féminins) ne parlent que tricot?

  17. Lousia dit :

    Quelqu’un a des tomates bien mûres, ou des oeufs pourris ?
    Je crois que Tim a envie d’un petit masque biologique.

  18. Tim dit :

    @Louisa ok c’était maladroit de ma part, c’est juste que je me suis tapé un gros coup de déprime hier en lisant les histoires sans saveurs des blogs « féminins » du Top 10 du classement Wikio de ce mois.

    Alors quand je suis tombé ici ça m’a fait bizarre vois tu.

  19. Moom dit :

    Gachoue > Vu que la version smartphone est bêtement un plugin WP, je vais m’attarder un peu plus sur les Bugs dès que j’aurais un iPhone. J’ai testé à partir d’une plateforme windows mobile, ça marche.

    Merci d’avoir signalé :-D

    Mouka > Tchit a dit ce que je voulais dire.

    Tim > Aux dernières nouvelles, je suis effectivement une fille. Mais je suis flattée qu’on en doute, ah ah ! =)
    Pour ton constat, je pense qu’il faut distinguer les blogs tenus par des filles et les blogs de filles (ces derniers étant plutôt… »légers » et généralement peu adaptés à un public masculin).

    Le Top 10 du classement Wikio est très drôle je trouve ; mais il a le mérite de rappeler que le Net n’est plus l’outil exclusif du geek. Mais aussi celui de la ménagère de plus de 50 ans. :-)

  20. Tim dit :

    @Moom j’irais même plus loin dans le constat. Les blogs sont l’avènement d’une nouvelle catégorie de femmes : la ménagère de moins de 50 ans!

    Glad to know that you’re a girl ;-)

  21. Tchit dit :

    Tim :
    Comme le dit Moom, il faut faire la difference entre un blog feminin (= un blog destine aux femmes) et un blog tenu par une fille.

    Ta stupeur de voir un blog intelligent emanant de sexe faible (^^) est un peu irrespectueuse ;) Surtout que tu ecris ca a quelques commentaires de distance de ceux d’une blogueuse comme Lousia !

    Mais je comprends et partage entierement ton coup de gueule contre les blogs feminins qui pullulent en haut des classements. Qu’il s’agisse des demoiselles infographistes bobo aux abords de la trentaine qui parlent de leurs ex et se refugient dans Hello Kitty et leur iPhone, ou bien les blogs « mode et beaute » qui reproduisent avec brio tout ce que Moom reproche dans ce billet… en pire. Je vais pas te cacher que moi aussi ca me rend misogyne. C’est pour ca que j’essaye d’eviter leurs blogs autant que leurs gueules.

  22. thomas dit :

    mais si tant de mépris, pourquoi y consacrer de l’attention ? Et un billet qui plus est.

    Je vais réfléchir à la question, puisque je suis indifférent au phénomène, mais j’ai tout de même lu votre billet.

    Le coeur du problème est, à mon sens, double :
    - économique : l’immense business des produits de soin et de beauté (L’Oréal, les marques de Pinault) un peu abordé à la fin de l’article, est ce qui cause et justifie ces magazines
    - existentiel : le doute permanent mis dans l’esprit de la femme qui regarde son corps, par une société qui ne sait plus cultiver que l’aspect extérieur, tant l’anéantissement de l’âme et de l’esprit d’une bonne partie d’entre nous est accompli…

  23. Jenny dit :

    Bien sympathique de cataloguer les infographistes. Tu m’excuseras Tchit mais nous sommes les premiers à lire et critiquer ces torchons agraffés.
    Le stéréotype ne plaît jamais.
    Le manque de répartie non plus.

    On ne parle que de points négatifs ici, évidemment, en bons citoyens Français et nous nous devons de répondre aux étrangers : nous adorons critiquer, dire du mal et oui nous sommes de gros râleurs, du type  » Juste histoire d’en placer une « … On peut aussi en tirer du bien de toutes ces conneries. Non ? Les mots fléchés, les recettes de cuisine, les rubriques déco intérieure, on peut toujours voler une petite idée de Damidot, même si elle a tendance à mélanger le Baroque avec l’imprimé New York City ! ( Par contre Paris Match, Madame Figaro, Elle… je suis bien d’accord avec vous. Qui veut ressembler à tout prix à notre biquette Bruni )

    Par ailleurs, une de mes cousines est rédactrice pour Vogue Portugal, et, je trouve cela un peu irrespectueux de votre part de blâmer ainsi son métier, elle aime l’art, le stylisme est un art comme la sculpture, la peinture (pourquoi dit-on d’une peinture affreuse qu’elle est belle ? Pourquoi ne fait-on pas de même avec les robes de Galliano ? ), chacun doit choisir sa vocation, aussi stupide qu’elle soit.
    La diversité fait la beauté de ce monde. Même bouffé par le capitalisme, la technologie, qui donne l’impression à l’homme de tout posséder alors qu’il lui enlève chaque jour un peu de liberté.

    Et là la vraie question se pose.
     » A quoi sert à l’homme de tout posséder, s’il perd son âme ?  » Marc.8-36

    ( Le genre qui emporte la manche pour son goût pour la mode, D&G, Vuitton, Diesel, Kenzo, Ted Lapidus, les crèmes Nickel ou Sephora, les anti rides, les anti chute, les protéines, la salle de muscu, les gels force 8, les capsules d’acérola et de ginseng… c’est bien l’homme, surtout le footballeur, histoire de faire comme tout le monde, stéréotyper http://moom-light.com/wp-includes/images/smilies/icon_mrgreen.gif )

  24. Jenny dit :

    Du coup, je n’en tire que du négatif. Bordel. ^^

  25. Jenny dit :

    Pardon aussi pour la répétition du verbe « posséder » à la fin.

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  1. [...] avec autant de conviction que dans les pages d’Aujourd’hui, Windows Live. C’est que la beauté est un domaine où l’on a vite fait le tour ; forcément, sans valeur ajoutée, le blog devient [...]

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