Enchantement technologique

L’avènement des Smartphones aura permis à tout un chacun d’avoir un concentré de technologie à portée de stylet, avec tout ce que le progrès a de pratique, d’inutile et de terriblement additif. À priori, rien de mauvais. Qui oserait pester contre la possibilité de revoir un document Word dans le bus ? Qui rechignerait contre une gestion des calendriers si intuitive que le sourire ponctuel de belle-maman, flattée de recevoir ses chocolats à l’orange pour son anniversaire, valide l’utilité ? Qui se plaindrait d’un téléphone-ordinateur qui dépasse le gadget pour s’imposer dans l’indispensable?

Qui?

Votre dévouée

La nécessité nouvelle des téléphones multimédias  est effrayante. Elle constitue un signe avant-coureur d’un assistanat omniprésent. Sans tomber dans une quelconque technophobie réactionnaire, force est de constater que les Smartphones, dans leur envahissante utilité, servent de  périphérique cérébral auquel on relègue de plus en plus la lourde tâche qu’est l’effort intellectuel.   À l’heure où Google Earth défie le souvenir d’une carte mal imprimée et fait rougir de honte les vieux manuels de géographie, où Shazam se charge de retrouver le nom d’une mélodie, où le dictionnaire en ligne permet de suivre avec dignité les envolées stylistiques de certains chroniqueurs de Marianne, utiliser son cerveau est en passe de devenir dépassé.

À l’origine, Internet. Merveilleux outil s’il en est. Une pléthore de ressources, à la disposition du premier curieux venu. La culture n’a jamais été aussi accessible ni aussi proche des doigts guillerets se baladant sur le clavier. Puis, vint l’Internet mobile, qui se présenta sans surprise en tant qu’énième symptôme du syndrome du tout prêt. Et en qualité d’héraut du règne de l’immédiateté maîtresse. Au diable le dictionnaire, quand Google existe. Au bûcher l’histoire, puisque Wikipédia s’embarrasse plus facilement des infidélités de Marie-Antoinette qu’un cadre dynamique qui a déjà du mal à s’occuper de celles de son épouse. Pourtant, personne ne hait la culture ; mais nombreux sont ceux qui fustigent son acquisition fastidieuse.  La culture, oui, mais maintenant, tout de suite. Et de la culture  utile, pour changer. Pas comme ces indigestes fabliaux appris en troisième.

Qui crache sur la culture, piétine la mémoire en chemin. C’est qu’elle est presque caduque, dans l’ère de l’instantané. Et que cette répudiation, ne fait, somme toute, que s’articuler autour du peu d’intérêt que suscite la mémoire, victime de l’image désastreuse de « bachotage ». Au lycée, nombreux étaient ceux qui reconnaissaient volontiers la faiblesse de leur mémoire mais la confrontaient à la finesse de leur entendement. Ils n’apprennent pas, ils comprennent. L’opposition, en faisant fi de l’efficience du stockage intellectuel, place la mémoire  non en apanage humain, mais en héritage des éléphants. Héritage à l’image des pachydermes : énorme sans être particulièrement attractif.

Or, la mémoire est un matériau intellectuel d’exception. Un rouage parfois invisible, mais qui rentre en jeu dans tout processus intellectuel. Plusieurs informations ne sont, pour ainsi dire, employables que si elles sont dûment acquises. Aussi, l’utilisation efficace d’une donnée récente n’exploite pas entièrement le potentiel informatif de cette dernière, puisqu’elle n’a pas l’ambition de la durée.  In extenso, l’assimilation ne s’affranchit pas de la mémoire.

Qu’on m’excuse. Le tableau dressé dans ces colonnes est noirci. C’est une évidence ; l’ingratitude témoignée à la mémoire est indubitablement superficielle et le délaissement de la mémoire ne saurait être absolu. Mais il est parfois nécessaire de rappeler l’évidence pour lui éviter l’opprobre, et de laver la Mémoire des affronts juvéniles et technojouissifs qu’elle essuie quotidiennement. Mais peut-être que la culture ne devrait pas être si sublimée, qu’elle est concrètement vaine et que l’acharnement qui lui est témoigné n’est que la pitoyable conséquence de la curiosité boulimique de ringards rétrogrades.

Peut-être.

Anecdote annexe à voir sur le Tumblr.


Commentaires

  1. Bubu dit :

    La technocrate technophobe, l’intello exaltée… t’es une contradiction réac sur pattes ma petite !!

    Comme je te l’ai déjà dit, t’es une Jean D’Ormesson version…méga-bandante.

  2. Gachoue dit :

    Marrant, ce texte relate de deux sujets que j’ai traité brièvement sur mon micro blog récemment. L’apprentissage, et les smartphones connectés.

    Nos idees sont quelque peu différentes, puisque premièrement j’ai une très mauvaise mémoire (genetique sûrement, car ma mère aussi, depuis sa plus tendre enfance), et deuxièmement, je
    suis totalement assistée (sauvée) par mon iPhone.

    On pourrait en faire un long débat.

  3. Tchit dit :

    iPhone m’a tuer. Pour de vrai.

  4. Selenite dit :

    Dommage que tu n’aies pas développé plus avant le concept de mémoire comme « rouage parfois invisible, mais qui rentre en jeu dans tout processus intellectuel ». Comme Gachoue, la mémoire me fait défaut. Je ne l’ai jamais entraînée – pas la faute aux ordinateurs – mais juste par manque d’intérêt. Pourquoi retenir des choses quand je peux observer et comprendre ? D’ailleurs, je finis nécessairement par les retenir de fait.

    Et puis il y a mémoire et mémoire. Mémoire des chiffres, mémoire des « cases » (utile pour les numéros de téléphones et les dates d’anniversaire) certes, mais aussi mémoire visuelle, mémoire auditive… ces deux dernières d’ailleurs ne seront jamais entachées par les smartphones et dérivés, elles sont bien trop personnelles.

    Alors dans le fond, oui, l’assistanat latent qui couve derrière ces outils peut effrayer. Mais selon moi, déléguer certains savoirs est certes risqué, mais tout aussi utile pour s’adonner du coup à d’autres formes de travail intellectuel, qu’il soit scientifique, artistique, philosophique, et j’en passe.

  5. Moom dit :

    Bubu : Charmant.
    Sauf que je ne suis pas réac.

    Gachoue et Selenite : Pourquoi retenir des choses quand je peux observer et comprendre ? Pour assimiler, donc exploiter. L’assimilation doit être plénière pour pouvoir utiliser entièrement les informations acquises. Je ne peux pas confronter, réfléchir, penser et interroger des idées si je n’en ai pas une connaissance approfondie, gravée.
    Néanmoins, toute compréhension est une mémorisation. En d’autres termes, quand j’assimile quelque chose, je le retiens forcément. J’utilise des moyens mnémotechniques que je trouve plus ou moins fluide. C’est présent, peut-être invisible, mais néanmoins présent.
    Par exemple, si je ne comprends pas/n’apprends pas une certaine formule mathématique, je ne pourrais pas savoir, six mois plus tard, qu’elle peut faciliter la résolution d’une autre. Si je ne connais pas mes identités remarquables, je suis, grosso modo, incapable de résoudre des fonctions.
    Ou si je ne connais pas l’histoire, je ne saurais reconnaître que cette dernière se répète. Je ne saurais analyser des faits de société. Et boum, je stagne.

    Que la technologie aide, je le concède. Mon mode de vie, entièrement technophile, le concède aussi. Mais je pense qu’il faut se cantonner à ce rôle précieux qu’est l’optmisation du temps restant. Sans assistanat, sans paresse intellectuelle. Et surtout, je pense qu’il est nécessaire que l’organisation en fonction de la technologie soit réfléchie. Rien n’est plus assassin que la facilité.

  6. Joffrey dit :

    Ce n’est pas pour rien si on doit maintenant dire « ordiphone ». Voilà.

  7. mgandon dit :

    Vous pouvez aussi regarder cette conférence http://bit.ly/2WoKAS, sur l’externalisation des facultés.

  8. Renard dit :

    Au départ on ne comprend pas bien la problématique…
    Il y a un amalgame entre capacité à retenir dans sa mémoire des informations et envie/besoin d’acquérir des informations (il faudrait d’ailleurs en préciser la nature).

    Je me demanderais plutôt si l’enregistrement dans le marbre d’informations n’est pas directement lié à une question de survie.
    Et qu’aujourd’hui pour une raison x on stockerait moins (ce qui n’est même pas certain, la nature du produit a peut être simplement changé)

    Il faudrait savoir comment l’envie a évolué dans le temps.
    La capacité à mémoriser n’a pas changé, sauf mutation (modification génétique en très peu de génération).
    La donnée enregistrée est peut être de nature différente.

    Un peu déçu, mais la conclusion est belle :)

    Ton exemple sur les identités remarquables me semble faux.
    On apprend par coeur pour pallier une incapacité à comprendre ou temps de recherche de la solution trop long.

    D’ailleurs l’éducation est ainsi faite à l’école ou à la maison.
    On acquiert des automatismes par mémorisation, que l’on comprend seulement en ayant mûri ou en ayant progressé dans des classes supérieures, avec pour certain une belle crise d’adolescence.

    Tu as appris combien d’identité remarquable par coeur 1,2,3 ? Le problème c’est que leur nombre est infini !!!! Oui infini alors comment fait on alors que notre mémoire est limité par le mur de calcium qu’est notre crâne et n’est donc pas infinie ?

    On va comprendre le principe de l’identité remarquable et le stocker sous la forme d’une fonction, ça prend autant de place en mémoire qu’une identité remarquable mais cela permet de toutes les résoudre dans leur infinité.

    On peut très bien utilisé des identités remarquables sans jamais en avoir entendu parler.
    Les théorèmes sont des outils que l’on fabrique pour mener à bien une réflexion. Ils ne sont pas une fin.
    Ce sont des accélérateurs, leur connaissance préalable n’est pas indispensable, mais il faut faire preuve de génie dans ce cas.
    On peut très bien au cours d’une réflexion en réinventer parce qu’on ne connait pas leur existence. Cela arrive.

    L’histoire ? Ce sont des scénarios pré écrits qui nous sont utiles pour comprendre le présent car nous sommes incapable de penser à tous les chemins possibles par manque de temps et de créativité.

    Mais si nous avions une intelligence à la vitesse de l’Univers, tel un joueur d’échecs surdoué on comprendrait instantanément la situation et l’ensemble de ses possibilités, nul besoin à ce moment de connaitre le passé.
    Ca me rappelle un film: Next avec Nicolas Cage.

    La mémoire pallie à un manque de vitesse d’exécution de notre logique.

    Quelqun a dit « La culture c’est ce qui reste quand on a tout oublié », tu retrouveras sûrement, c’était bien avant les ordinateurs !

  9. P0CM4N dit :

    Merci pour le lien mgandon, c’est vraiment très intéressant ( le sujet ) et impressionnant ( le monsieur )^^

  10. Matt. dit :

    J’ai envie de dire « oui mais non ». Ne m’attaque pas, je sais très bien que ce n’est pas correct o/.

    Ceci dit, je pense que l’on peut voir le rapport intelligence/mémoire – assistance du smartphone comme la coupe du tronc d’un arbre ; des cercles de plus en plus réduits.
    Une sorte de gradation périphérique, où plus on se dirige vers le centre plus l’on devient l’assisté et où plus l’on se dirige vers l’extérieur plus on est l’utilisateur de l’outil.

    Pour comprendre ce schéma il faut reconnaitre que nous sommes dans une société d’ultraproduction, d’ultrarapidité, « le temps c’est de l’argent ». Pas le droit d’oublier quoi que ce soit, tout est important, tout peut être fatal. Et tout est engrenage. La vie professionnelle et personnelle.

    Et que tout dans notre époque nous pousse vers le centre du tronc. Plus qu’une mode ou une faiblesse de l’esprit comme tu sembles le penser, c’est en voie de devenir une nécessité propre à chaque individu intégré dans le 21ème et même 22ème siècle j’ai envie de dire (dans la continuité des choses).

    Plus qu’un simple constat social, réduit à un symptôme technologique c’est bien un syndrome structurel qui en est la cause.

    Je n’ai pas de solutions, ni même de réelles opinions, la machine est en route et on finira de toute façon tous broyés d’une manière ou d’une autre. Le tout c’est de bien choisir comment. (Ce raisonnement n’est absolument pas pessimiste. Au fait, je vais peut-être beaucoup trop loin, c’est une manie chez moi, toutes mes excuses.)

  11. Kemo dit :

    Moom : Depuis que l’ère Internet impose sa loi, cette interrogation a été mainte fois débattues. Si l’instantané (volatile) domine à ce point les esprits dans l’accès à la culture, le développement de la technologie nomade joue un rôle plus ou moins imposant dans cette problématique. Hors, nous savons vous et moi que c’est l’humain qui crée la machine, il est juste alors de revoir nos jugements et d’éviter la stigmatisation de tous les outils reliés au réseau, mais de s’en prendre à part égale à l’utilisateur. Au fil des découvertes (pas seulement technologiques), l’être humain a su gagner en espérance de vie, en confort et en autonomie. Son quotidien s’en trouve amélioré, au point de ne plus savoir quoi faire ni où aller. Et il est évident qu’au fil des découvertes, l’Homme, au delà de toute émancipation et de confort, gagne en paresse. Prévisible ? me direz-vous. C’est le genre humain qui veut ça après tout. On ne souhaite plus perdre une seule seconde, au point de privilégier les réseaux sociaux aux contacts humains. La mondialisation effraye à un point tel que personne ne s’occupe de son prochain. Terminer premier, aller plus vite que son ombre… On ingurgite un enchaînement de faits divers au journal du soir avant de reprendre sans s’en rendre compte le cours de sa série préférée. Favorite, parce qu’il n’y a pas besoin de changer de chaîne. Tout est automatisé, aucun action n’est requise. Et la culture dans tout ça? J’y viens. Au milieu de tous ces loisirs, de cette routine galopante et d’un assistanat technologique évident, la culture n’a sa place que sur le réseau mondial et dans les vieux livres d’histoire. La culture ne forme plus un tout. Elle est elle aussi à la demande, à l’image d’Apple et de sa plate-forme de téléchargements, ou encore ces agrégateurs où l’information est celle que l’on a choisie et surtout pas une autre. Au moment de l’essor de la presse people, l’histoire se repète sous le nez d’une société hypnotisé par cette pitoyable course contre-la-montre. Cette culture que vous saluée exige beaucoup trop de temps pour un monde beaucoup trop pressé. Et j’en suis le premier navré…

  12. Gachoue dit :

    Je paraphrase un peu @sélénite mais… Je ne retiens que ce qui m’est « utile ». Dans le sens où j’ai déjà une très mauvaise mémoire à la base (sûrement par flemme au départ). Donc avec ma mémoire défaillante, je ne retiens QUE ce que je comprends ET ce que je pratique.

    Alors, vu comme ça, on peut forcément m’attribuer une culture désertique. Donc c’est là où Internet, le réseau social 2.0, les logiciels et l’iPhone me sauvent un peu la face. Et surtout à avancer dans des domaines qui me paraitraient titanesques sans ces outils de qui me servent de mémoire.

    Je partage la mémoire des autres.

    Pour rebondir sur le dernier commentaire, ce partage, c’est lui qui nous fait avancer. C’est toute le traces de l’histoire, de la recherche, de la culture qui nous pousse vers le progrès. Sans cela les pays l’Homme ne sera pas ce qu’il est. Nous serions toujours à un point de non-evolution.

    Et pour conclure, en ce qui le conserne je ne remplace par le vrai lien social (physique) par les réseaux sociaux 2.0. Internet, et ce depuis les news groupe, m’apporte quelquechose « en plus ». L’accès à des informations, des échanges, des rencontres (si virtuelles soient elle). Des relations auxquelles je ne pourrais jamais prétendre si je me tenais à nouer des relations avec des gens que je peux voir physiquement. Se limiter à ça (la rencontre physique), ça veut dire se limiter géographiquement, socialement et culturement (sauf peut être à Paris). Trop de contraintes, que j’ai abandonnees depuis longtemps (sans pour autant diminuer les vraies relations physiques) !

  13. Gachoue dit :

    Mon Dieu les fautes de frappe…

    Note pour moi même. Ne plus jamais poster sur l’iPhone…. Plus jamais.

    Je remets ça au propre Moomlight, et je te spam dans 5 minutes.

  14. Gachoue dit :

    Je paraphrase un peu @sélénite mais… Je ne retiens que ce qui m’est « utile ». Dans le sens où j’ai déjà une très mauvaise mémoire à la base (sûrement par flemme au départ).

    Donc avec ma mémoire défaillante, je ne retiens QUE ce que je comprends ET ce que je pratique. 

    Alors, vu comme ça, on peut forcément m’attribuer une culture désertique. Donc c’est là où Internet, le réseau social 2.0, les logiciels et l’iPhone me sauvent un peu la face ; Et surtout m’aident à avancer dans des domaines qui sinon, me paraitraient titanesques. 

    Je partage la mémoire des autres. 

    Pour rebondir sur le dernier commentaire : ce partage, c’est lui qui nous fait avancer. C’est toutes le traces de l’histoire, de la recherche, de la culture qui nous poussent vers le progrès. Sans cela l’Homme ne serait pas ce qu’il est ; Aujourd’hui, nous serions toujours à un point de non-évolution. Et n’oublions pas que le lien social et l’échange des culture joue un rôle primordial dans l’évolution.  

    Pour conclure, en ce qui me concerne je ne remplace par le vrai lien social (physique) par les réseaux sociaux du web, et ce depuis les newsgroup (ouais, je sais, je n’étais presque pas née). Au contraire, cela m’apporte quelque chose « en plus ». L’accès à des informations, des échanges, des rencontres (si virtuelles soient elle). Des relations auxquelles je ne pourrais jamais prétendre si je me contentais seulement de nouer des relations avec des gens que je peux croiser physiquement. Se limiter à ça (la rencontre physique), ça veut dire se limiter géographiquement, socialement et culturement (sauf peut être à Paris). Trop de contraintes, que j’ai abandonnées depuis longtemps (sans pour autant diminuer les vraies relations physiques) !
     

  15. gachoue dit :

    Je relance le sujet qui semble un peu mort pour nuancer un peu mes propos.

    En effet, j’ai pris connaissance d’une étude réalisée sur la perte de compétences dûes à l’utilisation des technologies, dont j’ai oublié la source (ma mémoire!).

    Cette étude portait sur tous les chauffeurs de taxi n’ayant jamais conduit qu’AVEC un GPS.

    Il en résulte que la plupart des participant on une partie du cerveau (celle réservée au sens de l’orientation) plus petite qu’un être humain lambda sachant utiliser une carte régulièrement.

    Ce qui prouve qu’à force d’user les nouvelles technologies notre cerveau s’attrofie et nous perdons nos compétences cognitives.

    La question se pose de savoir si ces réductions laisseront place à autre chose dans notre cerveau (mais je n’y crois guère) et si nos descendants patiront génétiquement et cognitivement de manière inévitable de notre abus des nouvelles technologies.

    Pour sûr oui.

  16. gachoue dit :

    N’hésite pas à modérer mes doublons par contre…. (celui de minuit 6 et minuit 10 et celui ci aussi) Je tiens à minimiser mon image de serial floodeuse ^^

  17. Athos dit :

    Allez je tente la métaphore mécaniste : Si l’information est l’essence pour le moteur de l’esprit alors la mémoire en figure le réservoir, et l’entendement plus ou moins vif peut se compte en pistons.
    C’est un mensonge pour enfants bien sûr, mais ça clarifie ce que chacun considère plus ou moins important : rapidité, autonomie, qualité/pertinence du carburant…
    CQFD : Qui veut penser loin bricole sa monture ^^

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