Archives de l'auteur

Google, ennemi des rédacteurs

 

N’en déplaise aux utopistes et aux moralistes de tout poil, l’être humain est incontestablement intéressé par quelque chose lorsqu’il entreprend une action. Appât du gain et gagne-pain obligent. Si l’humanité est avancée, c’est parce que l’individu puise au fond du  besoin instinctif de se distinguer des autres pour évoluer. Notre civilisation repose indubitablement sur des stimulants émotionnels et sur l’individualité profondément ancrée en chacun de nous. Elle serait davantage primaire si les hommes ne ressentaient ni colère ni envie. Mais elle le serait également s’ils en ressentaient trop. Prenons la Blogopshère à titre d’exemple. L’on pourrait croire que les plumes et les idées qui émergent dans la concurrence sont les plus précieuses. Peut-être, mais ce n’est pas suffisant pour rattraper toute la destruction opérée. Le talent souffre des dents longues des protagonistes, si aiguisées qu’elles en deviennent assassines. Meurtrières. L’héritage littéraire est le premier tranché. Un coupable ? Le référencement.

Quand JP Pernaut chouchoute Mémé

 

 On ne cesse d’ânonner à Lili P. , hyper-active de son état, qu’elle doit  manger doucement. Lentement. Calmement. Dans un cadre Zen, sans  souci, et si possible sans activité intellectuelle. Aussi, déjeune-t-elle      tous les jours à treize heures, rideaux fermés, bougies allumées, devant  le JT de Jean-Pierre Pernaut.

 

Petit hochet pour une grande enflure

Par sa qualité de distinction honorifique, l’attribution de la légion d’honneur est totalement arbitraire. Elle est le symbole le plus criant de la connivence et de la défaite de la méritocratie face à la subjectivité. Créée en 1802 par un autre nabot célèbre, Napoléon, elle avait pour but de récompenser non seulement des militaires mais également des civils. Le fait de donner à un seul homme, aussi puissant soit-il, impliquait Ipso Facto que les notables décorés étaient des courtisans officieux. « La Légion d’Honneur est un hochet, et c’est par le hochet qu’on mène les hommes », dixit Bonaparte.

[Lili P.] Anti-dépresseurs, anti-penseurs

 

Lili P.  sort de chez son médecin. Liliputienne de son état, elle affiche sur la balance un poids ridicule de 43 kilos. Pourtant, son docteur n’a pas hésité, pour la guérir de son hyperactivité, une dose quotidienne de Prozac 60 mg par jour ; ce qui est aussi logique que de prescrire à un chaton excité du sédatif pour cheval.

 

Lili. P au collège

 

Lili P. est revenue. Devant l’odieux je-m’en-foutisme dont fait preuve la personne qui s’occupe de ce blog, et qui écrit ces présentes lignes, Lili P. a décidé d’agir, histoire de rappeler aux lecteurs autant qu’à l’auteur elle-même que le blog continue d’exister. Elle aurait pu râler sur beaucoup de choses, et notamment, cracher son venin sans retenue sur le petit coin oublié de Pessac où habite son patient Gulliver, un village non loin de Bordeaux dont la seule évocation suffit à provoquer des relents de péqueneauphobie chez la prétentieuse naine, qui vient pourtant d’un pays du Tiers-Monde. C’est dire.