Catégorie: Expression au comptoir

Causeur, Causette, même combat

A un mois du projet de loi de Maude Olivier, tout le monde a un avis sur la prostitution.  Ca parle de sexe et ça parle d’argent donc ça parle à la foule.  Alors on destitue les pauvres chasseurs-cueilleurs de l’exercice du plus vieux métier du monde, on se perd entre les représentations érotisées d’une Zahia  en femme d’affaires fatale et de l’idée qu’on se fait des prostituées à la chaîne de la Jonquera. Les nuances, ce sera pour un autre jour.

Le débat est déjà houleux entre abolitionnistes et règlementaristes de la prostitution ; houleux est dans ce cas un synonyme d’agressif, violent, émotionnel. Et voilà que Causeur et Causette s’invitent dans le débat tendu sans y être conviés ; comme des cousins reniés s’invitent à un repas de famille. Ils mettent les pieds dans le plat et couvrent de leurs voix tonitruantes les paroles des attablés, des prostituées et des survivantes de la prostitution. On appelle ça la silenciation. Approchons-nous de ce dîner à couteaux tirés.

repas discorde

Madame Oiselle ?

(De l’ambivalence problématique de la dénomination féminine)

En ce moment, un débat sur la case mademoiselle divise les femmes ; du moins, celles qui en ont entendu parler. Tout est parti d’une campagne lancée conjointement par Osez le féminisme et les chiennes de garde.

Zemmour : tu l’as bien mérité !

Le tribunal correctionnel de Paris a jugé le chroniqueur Eric Zemmour coupable de provocation à la discrimination raciale en proférant à la télévision des propos controversés sur «les Noirs et les Arabes».  Vendredi 18 Février 2011, il a ainsi été condamné à 2000€ d’amende avec sursis et à verser 1000€ à chaque partie civile. Sachant que le procureur n’a pas requis de peine précise contre lui, cette condamnation rentre dans le cadre de la peine de principe, et de ce fait, est tout sauf un verdict cruel. Une condamnation ni lourde ni légère : Tant mieux, dirons-nous.

DSK-JACOB : le degré zéro du débat politique

Nous ne sommes plus dupes. Une campagne électorale n’est en rien un digne combat, mais plutôt un florilège de coups bas. Chuchotement de coulisses, sabotages sournois, indiscrétions volontaires… Les duels à la loyale sont l’apanage de temps passés, et la polémique politique du moment vaut son pesant de cacahuètes concassées.

Peter Pan est une racaille

Plus que cette idiote de blanche-Neige qui s’épanouit en femme de ménage pour nains, plus que cette bécasse d’Aurore, incapable d’éviter de se piquer avec un fusain, c’est Peter Pan, décidément, qui gagne la palme du héros populaire le plus crispant. En effet, si la bêtise atterrante des héroïnes dans les vieux dessins animés peut être assimilée à une naïveté omniprésente  et laisse le bénéfice du doute quant à leur hypothétique intelligence, Peter Pan, aussi choyé soit-il, est fondamentalement un gros con.