Catégorie: Expression au comptoir

Service Minimum chez les députés ?

 

Il y a pleins de choses que Lili P. ne comprend pas. Elle ne comprend les techniques de drague monégasques. Ce n’est pas parce qu’elle est petite de taille que c’est un phénomène de foire, pardi ; on ne l’achète pas. Pas plus qu’elle ne voit ce que la chanson « je t’aime » a de romantique. Que signifie « aimer comme un soldat, comme une star de cinéma ? » ? Un acteur n’aime pas, il feint.  Et la qualité première d’un guerrier est loin d’être son sentimentalisme. S’émouvoir d’un aveu d’hypocrisie et de négligence. Les Français sont décidément bizarres.

Google, ennemi des rédacteurs

 

N’en déplaise aux utopistes et aux moralistes de tout poil, l’être humain est incontestablement intéressé par quelque chose lorsqu’il entreprend une action. Appât du gain et gagne-pain obligent. Si l’humanité est avancée, c’est parce que l’individu puise au fond du  besoin instinctif de se distinguer des autres pour évoluer. Notre civilisation repose indubitablement sur des stimulants émotionnels et sur l’individualité profondément ancrée en chacun de nous. Elle serait davantage primaire si les hommes ne ressentaient ni colère ni envie. Mais elle le serait également s’ils en ressentaient trop. Prenons la Blogopshère à titre d’exemple. L’on pourrait croire que les plumes et les idées qui émergent dans la concurrence sont les plus précieuses. Peut-être, mais ce n’est pas suffisant pour rattraper toute la destruction opérée. Le talent souffre des dents longues des protagonistes, si aiguisées qu’elles en deviennent assassines. Meurtrières. L’héritage littéraire est le premier tranché. Un coupable ? Le référencement.

[Proche-Orient] : Le bien et le mal n’existent pas

 

NSAE.COMLorsque l’on parle du Proche-Orient, les cœurs s’échauffent, les âmes s’insurgent et les esprits se confondent. Alors les échauffés spamment, les insurgés manifestent et les confus s’expriment. D’où un unilatéralisme navrant, omniprésent dans un côté comme dans l’autre, frisant la caricature et dépassant le communautarisme. Après la rue, c’est la Toile qui se fait défenderesse de la justice arbitraire et qui devient la tribune d’esprits bien intentionnés, certes, mais qui ne se remettent jamais en question. Après les philosophes de café et les piliers de bar PMU, ce sont les endoctrineurs de Facebook qui comprendraient tout à tout. Seulement eux. Ce n’est pourtant que leur vanité ou leur empressement doucereusement amène qui leur donne l’illusion d’être les élus de la connaissance et les prophètes de la politique ; à défaut du contraire. Quand ils croient voir clair en le conflit inextricable du Proche-Orient, ils font sciemment ou non preuve d’un manichéisme sommaire, mais hélas systématique dès que l’on s’attelle à la tâche de traiter de la politique proche-orientale sans parti pris « sentimental ». Malheureusement, faire preuve de neutralité revient à devenir la brebis galeuse de son propre camp. Renoncer à ses partis pris sentimentaux en vue d’analyser aussi objectivement que possible implique un statut de sombre judas, de traître à son sang ou à ses idées.

Un arabe accable le Hamas ? Vendu ! Faiblard ! Un israélien critique son gouvernement ? Pro-arabe! Abruti ! Un socialiste modère ses idées ? Connard de droite !

L’horoscope, ou comment avouer sa bêtise

 

Le jour de l’an, avec son symbolisme à la gomme et ses résolutions à la noix, est une gourmandise de choix et une confiture à cochons pour la presse féminine. En effet, il constitue le  prétexte idéal pour la prolifération de ce que l’humanité a fait de pire en matière de manipulation psychique simpliste: l’horoscope.

L’horoscope est une vaste fumisterie qui trouve ses bases dans une splendide peur individuelle de l’inconnu. Une phobie populaire,  incompréhensible pour qui a un tant soit peu d’esprit - critique ou pas. Cet engouement est donc encouragé par des feuilles de choux indigestes qui s’obstinent sottement à compenser leur vide intellectuel par d’immenses balivernes.  À croire l’acharnement de la presse people et des revues féminines à publier ces boniments, l’ingénuité naïve sur les bords  et franchement stupide au milieu est                                                                 l’apanage du deuxième sexe. À en renier mes chromosomes similaires.

Obasceptiques : entre casse-pieds et brise-rêves

 

À chaque mode, ses détracteurs. Et l’Obamania n’échappe pas à la règle. Aux  républicains que je n’hésiterais pas à qualifier de sombres idiots réactionnaires, se greffe une nouvelle espèce d’observateurs psychorigides et blasés : les Obasceptiques. Ce courant monolithe est loin d’être historique : l’apparition d’insatisfaits chroniques accompagne généralement tout soulèvement populaire. Et dans un mépris caractéristique des bobos les plus imbus de leur propre vide, l’assimilation est systématique dans l’esprit de ces messieurs: la masse est crasse. Sans appel.

À l’origine, l’élection récente d’un homme. Il est clair qu’à voir l’engouement  populaire, l’on pourrait croire en le sacre d’un Dieu. Mais non. C’est un homme, un seul. Un charismatique orateur s’il en est, mais un homme. Un homme qui incarne l’espoir, le changement, l’évolution. Une bouffée d’air frais dans un monde pollué. Sale. Encrassé par la poussière, la merde et le sang. Un homme qui  fait se lever les foules ; une Star de la politique est née.