Catégorie: Langue de vipère

Les Japoniaiseries me font rire… jaune

Il est de ces modes à grande échelle que personne n’ose critiquer et qui passent telles des caravanes sans qu’aucun aboiement ne perce le silence assourdissant du laisser-aller tolérant. On s’en veut même, à l’occasion, de ne pas les suivre ; Et de s’interroger ainsi sur la source inquiétante de ce manque d’engouement. On n’ose pas dire que l’empereur est nu, que la tendance est au mieux inintéressante, au pire, sérieusement casse-pieds. Non. On fait preuve d’une indulgence paternaliste que Lili P., gamine de son état, brise aujourd’hui puisqu’elle s’ennuie.

Orelsan déprogrammé : et alors ?

En France, parfois, on conteste avant de comprendre. On proteste avant de produire. On râle avant de réfléchir. La vague d’indignation occasionnée par la déprogrammation d’Orelsan aux Francofolies en atteste. Cet élan, je l’aurais applaudi si j’y avais vu plus de passion que d’impulsion idiote, s’il était mu par autre chose que par des automatismes de société sotte. Mais non. Les français, par paresse, se complaisent dans leurs régularités qu’ils désignent sous le nom flatteur de principe. Paradoxal, d’ailleurs : ils dénoncent la rigidité de la censure alors qu’ils solidifient celle de leurs principes ; puisque ces derniers, n’en déplaise aux défenseurs de la droiture de fer, ne sont ni plus ni moins que des réflexes viscéraux et obtus refusant désespérément de s’adapter au contexte. Vous avez dit robot ?

La saison estivale est une invitation à penser moins, ou adolescent. Avec la fougue de la prime jeunesse, mais également son manque de recul, on pleure la déprogrammation d’Orelsan et on regrette la liberté d’expression. Pourtant, il a été programmé ; pas censuré. Qui a donc invité la liberté d’expression au procès des intentions ? Nul ne le sait. Après tout, si un festival a le droit de programmer ou non un artiste sans que l’on crie à la censure, sans que l’on s’insurge de sa compétence à juger les prestations artistiques, il dispose également du droit de déprogrammer un autre s’il l’estime mauvais après-coup. Combien d’artistes sont snobés par les planches sans qu’ils ne s’insurgent contre la censure culturelle ? Mais évidemment, nous parlons d’Orelsan. Sa provocation cache son manque de talent : arguant qu’il est controversé, on impute son absence non à son effroyable médiocrité mais à la discutabilité de ses paroles et à la censure ».

Stand-By

Vous l’aurez remarqué, je publie plus régulièrement qu’avant. Fort de cette nouvelle régularité, le Blog a plus de lecteurs ; qu’il serait fort irrespectueux d’ignorer. Disons-le. Je suis incapable a priori de bloguer avant début Juillet. Ce n’est pas catégorique : après tout, vous n’êtes pas à l’abri d’un billet surprise. Mais ne pouvant rien vous promettre, je vous conseille uniquement (si vous le désirez) de suivre de plus près le Blog : soit grâce au flux RSS soit grâce à la jolie Newsletter qui vous fait les yeux doux.

Apple, la pomme de discorde

Lili P. supporte Apple depuis longtemps. Une cohabitation aux relents de confrontation qui aura été achevée par la Keynote. C’est officiel : la naine est une faiseuse de compote. Les pommes : elle les broie. Elle a longtemps cherché la raison de cette haine, allant jusqu’à supposer avoir été violée par le fruit défendu. Désormais, après avoir observé le show lassant d’une marque à la politique douteuse et la réaction de fanatiques, elle sait. L’omniprésence de la pomme l’énerve.

Lefebvre touche le fond et creuse. Qu’on l’enterre.

Si Frédéric Lefebvre était un objet, nul doute que sa qualité de porte-parole de l’UMP lui vaudrait un statut de balai à WC. Attention. Pas n’importe lequel. Il aurait plutôt tendance à être une flushette singulière, de mauvaise qualité, qui étale les excréments plus qu’elle ne les nettoie. Après ses regrettables amalgames Splaouch. Il s’est de nouveau vautré dans ce qu’il est censé débarrasser, en préconisant l’instauration du droit des salariés à travailler ; juste avant les européennes. À ce stade, ce n’est pas jeter un pavé dans la mare, mais plonger littéralement dans la fosse septique.