La belle saison : l’incitation à lire con
Dès que les bureaux sont désertés et les plages bondées, l’industrie de la presse et de la littérature considèrent ipso facto que les lecteurs ont laissé leur cerveau et leur bon goût au vestiaire au profit d’un maillot de bain échancré. Et qu’au sortir de l’été, refleuriront les idées dans les crânes. D’où le concept aberrant de la rentrée littéraire. Il existerait donc des saisons neuronales, en somme, et l’été en serait la creuse.


Ingrid Betancourt est libérée. Six ans après. Il a fallu un matraquage médiatique en règle et un matraquage militaire. Pardon, c’était une opération militaire pacifique concernant les FARC. Non, ce n’est pas une antithèse. La fin justifie les moyens. L’on enlèvera enfin les immondes affiches de son visage émacié des voitures. Ou pire, les affiches la présentant avant sa capture, avec ses effroyables cheveux peroxydés et son regard bovin évoquant non point la blanche colombienne, mais le chocolat euphorique marocain. La stupide journaliste, connue pour se balader en Colombie tandis qu’elle briguait les présidentielles, est libérée. Une Ode à l’insouciance. Hourra ! 



