Catégorie: Langue de vipère

Bravo, Monoprix

Monoprix a dévoilé publiquement sa volonté de devenir une pièce maîtresse dans l’investissement du moment, l’un des rares domaines épargnés par la crise, voire en plein essor : l’abrutissement de la jeunesse. Cette même jeunesse est pourtant déjà insultée par la médiocrité des émissions actuelles : Dora l’exploratrice ou pire, les  Teletubbies. Mais si la valeur n’attend pas l’âge, les insultes non plus. Lâcheté et couardise, donc : Monoprix achève un adversaire déjà à terre. 

Car le désintérêt pour la culture existe.  Que ce regrettable résultat soit le fruit de vieilles stratégies mercantiles relativement subtiles, on en convient. Amèrement. Mais qu’une chaîne de grande distribution, passée experte dans la production des salades les plus infectes et les jus de fruits les plus infâmes, invite de manière éhontée la jeune génération à troquer sa soif d’apprendre contre la satiété superficielle est proprement scandaleux.

La belle saison : l’incitation à lire con

Dès que les bureaux sont désertés et les plages bondées, l’industrie de la presse et de la littérature considèrent ipso facto que les lecteurs ont laissé leur cerveau et leur bon goût au vestiaire au profit d’un maillot de bain échancré. Et qu’au sortir de l’été, refleuriront les idées dans les crânes. D’où le concept aberrant de la rentrée littéraire. Il existerait donc des saisons neuronales, en somme, et l’été en serait la creuse.

Inégalités sur Facebook

Les statuts sur Facebook s’appliquent visiblement à tout le monde. Des libéraux aux relations compliqués, en passant par les traditionnels célibataires, tout le monde peut afficher l’état de sa vie sentimentale et le nom des (mal)heureux concernés.

Les administrateurs ont pensé à tout, même à ceux qui préfèrent éviter de se prononcer. Facebook, c’est magique.

Lilipérégrinations urbaines…. (Si seulement)

 

Imposture littéraire I : Vous (fai) revoir

Qu’est-ce qui sonne plus creux que la tête d’un fan de tuning ? Qu’est-ce qui est plus plat qu’une crêpe, ou pis, plus plat que le commentaire footballistique d’un supporter du PSG ? Aussi crédible qu’un altermondialiste en Converse ?

Un roman de Marc Lévy », bien sûr.
Un regard niais en vaut deux (de livres)