Catégorie: Revue de peste

Censure et naufrage intellectuel

Entrée de Je :

ego

Je n’aime pas dire je sur mon Blog. Parler de soi est un primaire je de dames. Egotiste, j’ai longtemps préféré le je de rôle en usant de Lili P., un petit sosie virtuel, qui me permettait de me prendre comme objet d’étude tout en m’évitant d’assumer l’égocentrisme crasseux propre à tout Blog.  Egoïstement, je cachais mon je.  Ego à moi-même, j’usais  du jeu de miroir et du double je ; mais vint le moment où il fut nécessaire d’achever le je de dupes et d’inaugurer le je d’esprit.  Les  je sont faits désormais. Je me mets en je, je me pique au je, je me prête au je. Quitte à être vieux je, j’affirme la subjectivité de Moom-light.  Histoire de rester maîtresse du Je.

[Presse féminine] Entre gloss et pub, on ne pense pas

(Très mauvais titre. À vôt’bon’keur. À vos bonnes idées)

Lettre ouverte à Philippe Val

Cher Monsieur Val,

Anna galvauda l’Art

 

 

  • Imposture littéraire II :

 

La littérature devrait être plus souvent comparée à la gastronomie. Tout y est question de doses, d’épices et de douceur. Tout est dans la pincée, le brin et le soupçon.  À mal équilibrer les ingrédients, l’on donne au mieux l’indigestion au pire la nausée. Ah ! Parlons nausée, parlons Anna Gavalda. Son œuvre n’est tout de même pas le fast-food du genre, ne soyons pas mesquins quand l’essence se prête trop à la caricature pour accepter l’hyperbole. Ses livres ne sont pas fades. Ce serait vraiment faire preuve d’une singulière mauvaise foi que de dire qu’ils laissent indifférent. Au contraire, ils vont droit au cœur et à l’estomac, en donnant haut-le-cœur et haut-le-corps. C’est plutôt de la Barbapapa. Sucrée, sirupeuse et écœurante. Gavalda cache la banalité de sa plume derrière du rêve marketé, l’assimilant à des sensibles geignardises pour pucelles en mal d’amour et pour idiots en manque d’idéaux. Un torchon croulant sous le sucre reste un torchon.   

Quand JP Pernaut chouchoute Mémé

 

 On ne cesse d’ânonner à Lili P. , hyper-active de son état, qu’elle doit  manger doucement. Lentement. Calmement. Dans un cadre Zen, sans  souci, et si possible sans activité intellectuelle. Aussi, déjeune-t-elle      tous les jours à treize heures, rideaux fermés, bougies allumées, devant  le JT de Jean-Pierre Pernaut.