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	<title>Moom Light &#187; Revue de peste</title>
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	<description>La tribune des pensés médiocres</description>
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		<title>Censure et naufrage intellectuel</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 00:37:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression au comptoir]]></category>
		<category><![CDATA[Revue de peste]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<description><![CDATA[Entrée de Je :

Je n’aime pas dire je sur mon Blog. Parler de soi est un primaire je de dames. Egotiste, j’ai longtemps préféré le je de rôle en usant de Lili P., un petit sosie virtuel, qui me permettait de me prendre comme objet d’étude tout en m’évitant d’assumer l’égocentrisme crasseux propre à tout Blog. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><em>Entrée de Je :</em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><em><img class="size-thumbnail wp-image-132   aligncenter" title="ego" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/2009/10/ego-150x150.gif" alt="ego" width="150" height="150" /></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><em>Je n’aime pas dire je sur mon Blog. Parler de soi est un primaire je de dames. Egotiste, j’ai longtemps préféré le je de rôle en usant de Lili P., un petit sosie virtuel, qui me permettait de me prendre comme objet d’étude tout en m’évitant d’assumer l’égocentrisme crasseux propre à tout Blog.  Egoïstement, je cachais mon je.  Ego à moi-même, j’usais  du jeu de miroir et du double je ; mais vint le moment où il fut nécessaire d’achever le je de dupes et d’inaugurer le je d’esprit.  Les  je sont faits désormais. Je me mets en je, je me pique au je, je me prête au je. Quitte à être vieux je, j’affirme la subjectivité de </em><a href="http://www.moom-light.com/" target="_blank"><em>Moom-light</em></a><em>.  Histoire de rester maîtresse du Je.</em></p>
<p><span id="more-131"></span></p>
<p class="MsoNormal"><em> </em></p>
<p class="MsoNormal">Je. Je refuse farouchement l’esprit des écoles de journalisme, qui, de par leur structure et leur dictatorial mode de sélection, préfèrent le journalisme guindé et académique à l’investigation impertinente et spécialisée. Un journaliste devrait apprendre sur le tas, à mon humble avis, travaillant sa plume et son esprit analytique indépendamment de tout diplôme<strong>. Un bout de papier qui n’est pas écrit par un rédacteur n’atteste en rien de l’excellence de ce dernier.</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong><img class="aligncenter" title="Mutisme, surdité, cécité" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/mutisme%20surdit%e9%20c%e9cit%e9.jpg" alt="" width="243" height="253" /><br />
</strong></p>
<p class="MsoNormal">J’ai commencé le journalisme en qualité de <a href="http://moom-light.com/2008/12/16/un-metier-en-perdition-journalisme/" target="_blank">stagiaire</a>. J’ai usé ma plume sur des sujets de moins en moins rectangulaires, foulé de mes petits pieds chaussés de talons hauts des rédactions plus ou moins prestigieuses, écrit avec mes longs doigts des pamphlets ardents et confronté mon idéalisme enfantin à la sagesse aigrie des vieux de la veille. Je me suis gargarisée d’être un bébé-journaliste au Maroc, dans ce pays où les médias changent les choses, osent parler. Où ils ne sont ni soumis à un joug totalitaire ni vendus à la connivence. Je me sentais utile, enivrée par l’odeur de liberté documentée, emportée par la vague impressionnante de l’intellectualisme salvateur ; rassurée par la confiance que je portais à mes concitoyens et à une vox populi que je pensais consciente !</p>
<p class="MsoNormal">Puis, <a href="http://solidmar.blogspot.com/2009/10/grappe-de-dates-noires-pour-la-presse.html" target="_blank">une chronologie affreuse. </a><span> </span>Un enchaînement navrant. À donner vertiges et nausées.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Une monarchie reprend du poil de la bête, avec la surprise terrifiante d’un volcan qui se réveille. Le Palais se découvre un orgueil démesuré et une susceptibilité sans limites. Des exécutions arbitraires ont lieu. Les victimes ? Des titres de presse. La liberté d’expression. Le gagnant ? Ce climat de peur, pesant à mourir, qui fait son come-back après dix ans de pouvoir translucide. Ce qui n’était pas si mal, tout compte fait. L’opacité est de retour, avec l’entêtement et l’obscurantisme qui vont avec.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="langue bouclée" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/55748197.jpg" alt="" width="116" height="94" /></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>[Presse féminine] Entre gloss et pub, on ne pense pas</title>
		<link>http://www.moom-light.com/2009/06/presse-feminine-entre-gloss-et-pub-on-ne-pense-pas/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Jun 2009 19:06:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de peste]]></category>
		<category><![CDATA[beauté]]></category>
		<category><![CDATA[greluches]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[torchon]]></category>

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		<description><![CDATA[(Très mauvais titre. À vôt&#8217;bon&#8217;keur. À vos bonnes idées)



La presse féminine est à bien des égards une insulte à l’intelligence des lectrices. Malheureusement, ces mêmes lectrices ayant troqué leur cervelle contre de ravissants escarpins jaunes, il est difficile de parler d’intelligence insultée. On n’injurie pas ce qui n’est pas, voyons. Aussi, parlons d’intégrité compromise, de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="color: #888888;"><em>(Très mauvais titre. À vôt&#8217;bon&#8217;keur. À vos bonnes idées)</em></span></p>
<p class="MsoNormal"><img class="alignleft" style="float: left;" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/pressefminine.jpg" alt="" width="122" height="150" /></p>
<p><span id="more-77"></span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">La presse féminine est à bien des égards une insulte à l’intelligence des lectrices. Malheureusement, ces mêmes lectrices ayant troqué leur cervelle contre de ravissants escarpins jaunes, il est difficile de parler d’intelligence insultée. On n’injurie pas ce qui n’est pas, voyons. Aussi, parlons d’intégrité compromise, de droits bafoués et de seuils de qualité non atteints. De même que l’on impose de strictes règles d’hygiène au fast-food malgré de désintérêt sanitaire de leur clientèle, on devrait se battre pour la dignité humaine, que certaines bécassines risquent à leur insu.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">La presse féminine a manifestement un problème : elle-même. La forme et le fond. Mais surtout le fond : ses rédacteurs. Un gros mystère pèse en effet <span> </span>sur la qualification des journalistes beauté. Au vu des faibles capacités et des sujets à l’intérêt on ne peut plus limité, il est légitime de se demander si lesdites journalistes ont trouvé leur diplôme dans un pack de shampooings. Imaginons plutôt le chemin emprunté par une journaliste beauté, parcours sinueux qui a permis d’éviter de justesse le trottoir à son corps empoudré. À quinze ans, la greluche était médiocre en maths mais moins mauvaise en français. La logique la dépassait mais ayant été nourrie aux niaiseries épistolaires, elle se réfugie dans une filière littéraire. Le bac miraculeusement en poche, elle se cantonne aux langues jusqu’à ce qu’un ami en roulage de galoches, ébahi par la transformation avant et après maquillage, la pistonne en tant que rédactrice ès camouflage.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><img class="alignleft" style="float: left;" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/Maquillage-quotidien.jpg" alt="" width="117" height="160" /></p>
<p class="MsoNormal">Notre belle incompétente, dénuée d’humour caustique et à mille lieux de la philosophie esthétique, tombe dans la redondance quand elle ne se contredit pas. Un régime est tantôt plébiscité, tantôt critique. Reste que chaque saison, dans un même magazine, le public a droit aux mêmes conseils concernant les ongles cassants, les looks fracassants, les coupes qui siéent à tel visage et les peaux qui conviennent à tels rasages. Ou comment ânonner les recettes de grands-mères à la sauce branchouille, à grands renforts de couleurs vives et de redondances abusives. Disserter sur l’évidence, c’est encore ce que ces jaseuses savent faire de mieux ; c’est que chez ces gens là, on ne pense pas, on écrit ou on se maquille.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Ces inepties, croyez-le ou pas, ne meublent pas la presse féminine. Elles en sont le noyau fondateur, la structure crétine. C’est autour de ce contenu puant que s’articule à la fois la plus géniale et la pire stratégie publicitaire : les &laquo;&nbsp;conseils sponsorisés&nbsp;&raquo;. On y oriente et on y somme massivement. Pourquoi ? Parce que <span><span>70% des achats sont effectués par des femmes.</span></span> « Il faudrait » donc s’habiller avec tel modèle,  offrir tel objet, se loger à telle enseigne, se relaxer avec telle crème… On y planifie plus que des virées shoppings, on y trace des vies. Pour qu’au final, des bonnes poires soient contentes d’avoir trouvé la pâle copie de la robe de Marion Cotillard.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="vertical-align: middle;" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/deux_cruches.jpg" alt="" width="179" height="238" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><em>Une lectrice et une journaliste-beauté.</em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;">
<p class="MsoNormal">Trêve de grivoiserie, soyons sérieux.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Est-ce qu’une cruche, ne serait-ce qu’une seule petite lectrice de presse féminine s’est déjà rendu compte qu’elle payait pour avoir de la pub ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><em>Temps de réflexion.</em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><span> <strong>Cette presse devrait être gratuite.</strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal"><em>Pour mon stage en communication ou en journalisme, je crois que c’est définitivement mort.</em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Lettre ouverte à Philippe Val</title>
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		<pubDate>Fri, 22 May 2009 14:13:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de peste]]></category>
		<category><![CDATA[idéalisme]]></category>
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		<category><![CDATA[pusillanimité]]></category>
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		<description><![CDATA[
Cher Monsieur Val,

Il est regrettable de devoir commencer une lettre par une formule consensuelle aussi hypocrite. Sachez que vous n’êtes cher  dans aucun sens du terme. L’affection que je vous porte est égale à votre valeur de journaliste, c’est dire.
Je vous écris, Monsieur Val, pour vous dévoiler mon intention de me réabonner à Charlie Hebdo et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><span><img class="aligncenter" style="vertical-align: middle;" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/Courrier.jpg" alt="" width="148" height="290" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Cher Monsieur <strong>Val</strong>,</span></p>
<p><span id="more-74"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Il est regrettable de devoir commencer une lettre par une formule consensuelle aussi hypocrite. Sachez que vous n’êtes cher  dans aucun sens du terme. L’affection que je vous porte est égale à votre valeur de journaliste, c’est dire.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je vous écris, Monsieur <strong>Val</strong>, pour vous dévoiler mon intention de me réabonner à Charlie Hebdo et par là même, vous exprimer tout le mépris poli que vous m’inspirez. <a href="http://moom-light.com/2008/07/21/liberte-d%E2%80%99expression-sine-qua-non/">Depuis l’affaire Siné</a>, je boudais votre hebdomadaire,  fière comme Artaban. Continuer à lire la serpillère de l’éboueur que vous êtes était inenvisageable pour moi, malgré ma légendaire patience qui me pousse régulièrement à me faire souffrance pour meubler mon Blog de quelques crachats mensuels sur les succès du moment. Mais Charlie-Hebdo était devenu trop souffreteux et bien trop pâlichon pour être haut en couleur. Pas assez médiocre pour être drôle, pas assez intelligent pour être brillant. Fade. Sans saveur. <strong>Val</strong>étudinaire, à votre image, Monsieur <strong>Val</strong>, à l’image de votre voix votive et de votre déontologie vomitive.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je me réabonne car vous partez. La presse écrite va mal, Monsieur <strong>Val</strong>, vous le savez. Les journaux américains font faillite, et la question de la monétisation des contenus se pose progressivement. Le modèle publicitaire actuel a un avenir limité dans le temps, l’information n’est plus l’apanage de l’édition et l’argent se fait désirer. Resteront des idéalistes consciencieux pour défendre le prestige du papier ; idéalistes dont vous ne faites évidemment pas partie. Aussi, pas de <strong>val</strong>se-hésitation, vous fuyez. L’on vous savait lécheur, l’on vous découvre lâcheur. Ce qui n’indigne point, et surprend encore moins. Là où vous pensez envoyer <strong>val</strong>dinguer votre hebdomadaire, vous ne dressez  en réalité que le portrait peu flatteur de l’égoutier que vous êtes. En qualité de rat, vous quittez le navire pour un caniveau (Radio France).</span></p>
<p class="MsoNormal"><span><strong>VAL</strong>EAS<strong>, VAL.</strong> (Va t-en, <strong>Val</strong>). </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>S’il est vrai que vous avez eu autrefois une belle plume, il est certain que  vous la trempez désormais dans de l’encre puante, presque aussi cireuse que votre teint.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="vertical-align: middle;" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/Philippe%20VAL.jpg" alt="" width="165" height="148" /></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Irrespectueusement vôtre,</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Moom.</span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Anna galvauda l&#8217;Art</title>
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		<pubDate>Thu, 07 May 2009 05:56:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de peste]]></category>
		<category><![CDATA[Anna Gavalda]]></category>
		<category><![CDATA[commercial]]></category>
		<category><![CDATA[imposture]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[mauvais livre]]></category>
		<category><![CDATA[navet]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
 

Imposture littéraire II :

 
La littérature devrait être plus souvent comparée à la gastronomie. Tout y est question de doses, d’épices et de douceur. Tout est dans la pincée, le brin et le soupçon.  À mal équilibrer les ingrédients, l’on donne au mieux l’indigestion au pire la nausée. Ah ! Parlons nausée, parlons Anna Gavalda. Son œuvre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<ul>
<li><strong>Imposture littéraire II :</strong></li>
</ul>
<p> </p>
<p class="MsoNormal">La littérature devrait être plus souvent comparée à la gastronomie. Tout y est question de doses, d’épices et de douceur. Tout est dans la pincée, le brin et le soupçon. <span> </span>À mal équilibrer les ingrédients, l’on donne au mieux l’indigestion au pire la nausée. Ah ! Parlons nausée, parlons Anna Gavalda. Son œuvre n’est tout de même pas le fast-food du genre, ne soyons pas mesquins quand l’essence se prête trop à la caricature pour accepter l’hyperbole. Ses livres ne sont pas fades. Ce serait vraiment faire preuve d’une singulière mauvaise foi que de dire qu’ils laissent indifférent. Au contraire, ils vont droit au cœur et à l’estomac, en donnant haut-le-cœur et haut-le-corps. C’est plutôt de la Barbapapa. Sucrée, sirupeuse et écœurante. Gavalda cache la banalité de sa plume derrière du rêve marketé, l’assimilant à des sensibles geignardises pour pucelles en mal d’amour et pour idiots en manque d’idéaux. Un torchon croulant sous le sucre reste un torchon. <span> </span><span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="vertical-align: middle;" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/9782290006146.jpg" alt="" width="200" height="263" /></p>
<p><span id="more-70"></span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Il faut croire cependant que produire du sucre en livres ne suffit pas. Qu’il faut de la saccarine en pellicule, aussi. On n’arrête pas le progrès. Adapter du Gavalda relève pourtant du suicide artistique. Les personnages sont ordinaires, trop ordinaires pour être filmés. Leurs émotions relèvent du quelconque, leurs rêves du manque d’ambition. Leur banalité n’est pas exploitée, leur humanité l’est trop. Problème de dosage encore. Les scénarii sont trop simples pour captiver. Après ensemble, c’est tout, c’est donc au tour de « je l’aimais » de passer sur le gril de l’adaptation cinématographique. <span> </span>Sans succès. C’est l’histoire banale d’une femme fraîchement quittée. Pour la consoler, son beau-père lui raconte ses propres infidélités et sa lâche incapacité à quitter sa femme, qu’il regrette.<em> Il a fait le bon choix, il ne regrettera rien.</em></p>
<p class="MsoListParagraph"> </p>
<ul>
<li><span><span>·<span>         </span></span></span><strong>« Je l’aimais. » Je l’ai détesté</strong></li>
</ul>
<p> </p>
<p class="MsoNormal"><span> </span>Daniel Auteuil y joue, et s’y compromet. Zabou Breitman le tourne, et déçoit. Seule la bécassine, Marie-Josée Croze de son nom, est fidèle à elle-même et au personnage, remarquablement insipide de la racine de ses cheveux décolorés jusqu’au bout de son pitoyable jeu d’actrice. Le décor japonais, haut en couleur, relève cruellement la platitude chromatique de la trame adolescente dressée<span>  </span>par Anna Gavalda.</p>
<p class="MsoNormal">Ce film ne marquera, au final, que les esprits des couples disparates qui se sont déchirés à l’entrée du cinéma, à force d’hésitations entre X-men et le monument de la niaiserie présenté ici bas.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>Messieurs-Dames, vous êtes prévenus.</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><img style="vertical-align: middle;" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/grand-guimauve_a_la_fraise_gobz.jpg" alt="" width="200" height="200" /></p>
<p> </p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand JP Pernaut chouchoute Mémé</title>
		<link>http://www.moom-light.com/2009/04/quand-jp-pernaut-chouchoute-meme/</link>
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		<pubDate>Wed, 29 Apr 2009 14:02:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de peste]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[JT]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
 On ne cesse d’ânonner à Lili P. , hyper-active de son état, qu’elle doit  manger doucement. Lentement. Calmement. Dans un cadre Zen, sans  souci, et si possible sans activité intellectuelle. Aussi, déjeune-t-elle      tous les jours à treize heures, rideaux fermés, bougies allumées, devant  le JT de Jean-Pierre Pernaut.
 

 
Pour la naine en quête de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p class="MsoNormal"><img class="alignleft" style="float: left;" src="http://medias.lepost.fr/ill/2008/12/10/h-3-1088390-1228930832.jpg" alt="" width="230" height="165" /> On ne cesse d’ânonner à Lili P. , hyper-active de son état, qu’elle doit  manger doucement. Lentement. Calmement. Dans un cadre Zen, sans  souci, et si possible sans activité intellectuelle. Aussi, déjeune-t-elle      tous les jours à treize heures, rideaux fermés, bougies allumées, devant  le JT de Jean-Pierre Pernaut.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p><span id="more-63"></span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Pour la naine en quête de quiétude, ce journal télévisé est un pur bonheur. Plus reposant que toutes les séances bouddhistes auxquelles l’a emmenée de force son tendre Gulliver. Et infiniment plus relaxant que les tentatives de massage de son ancien patron. <span> </span>C’est une fenêtre sur un monde tranquille et provincial, où l’on ne parle que de langoustes et de chats disparus. Un moyen d’information taillé sur mesure pour le troisième âge, une presse qui vend généreusement une altruiste illusion de voyage et une impression de culture. Une distraction bénie pour les hyperactifs, leur offrant une sédentarisation intellectuelle instantanée.</p>
<p class="MsoNormal">Aujourd’hui, Jean-Pierre Pernaut s’est surpassé. Il a réussi à faire passer un message rassurant aux retraités sur la cruauté du monde du travail. Vous êtes vieux et vous vous faites chier. MAIS, ça aurait pu être pire, <span> </span>vous auriez pu être un journaliste Tf1. Aujourd’hui donc, zoom sur le très réputé marché aux fleurs de Tours. Où l’on filme attentivement des personnes qui comptent le nombre des clochettes avant d’acheter le brin de muguet. Et où l’on interviewe longuement Chantal et Jean-Claude, vendeurs de muguets, pour leur demander : « qu’est ce que ça sent, le muguet ».</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Et bien, aussi surprenant que cela puisse paraître, ça sentirait le muguet. </strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="vertical-align: middle;" src="http://www.lechti.com/upload/visuels/muguet1.jpg" alt="" width="288" height="300" /></p>
<p> </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">C’est qu’il ne faut pas surprendre les seniors. Il faut leur parler de superstitions vieillottes et de querelles de clocher. D’ailleurs, outre la canicule, <span> </span>l’infarctus est l’indétournable moyen pour se débarrasser des anciens. À partir de quoi, changer la ligne éditoriale du JT de Pernaut appert être une arme de gérontodestruction massive. <span> </span>À vos scoops !</p>
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