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	<description>La tribune des pensés médiocres</description>
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		<title>Opération UGC : Une grosse canette</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Feb 2010 21:07:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[flash-mob]]></category>
		<category><![CDATA[pavé dans la mare]]></category>
		<category><![CDATA[Police]]></category>
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		<description><![CDATA[A l’UGC, on collectionne les interventions abusives des forces de l’ordre comme d’autres les conquêtes amoureuses. Par abusive, il n’est guère question d’excès de zèle policier,  mais d’une invocation des autorités qui est pour le moins disproportionnée eu égard des « délits » commis. L’UGC est devenue l’héroïne d’une série de fables, où un simplet décime [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A l’UGC, on collectionne les interventions abusives des forces de l’ordre comme d’autres les conquêtes amoureuses. Par abusive, il n’est guère question d’excès de zèle policier,  mais d’une invocation des autorités qui est pour le moins disproportionnée eu égard des «<strong> délits » </strong>commis. L’UGC est devenue l’héroïne d’une série de fables, où un simplet décime les blattes à grands coups de marteau-piqueur au lieu de les écraser à coups de chaussures.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Rappel des faits.</span></strong></p>
<p><span id="more-149"></span></p>
<p><em>Le 27 janvier, à l&#8217;UGC Cité Ciné des Halles, des policiers avaient débarqué pour </em><a href="http://www.rue89.com/2010/02/09/la-verite-explose-sur-laffaire-du-sandwich-expulse-dun-cinema-137532"><strong><em>débusquer un homme entré avec un sandwich</em></strong></a><em> acheté à l&#8217;extérieur. Une histoire similaire à celle de la cannette de Coca. Toutefois, Jean-Marie Dura, directeur général du réseau UGC, a </em><a href="http://www.rue89.com/2010/02/05/des-policiers-appeles-pour-sortir-un-bebe-dune-salle-de-cinema-137083"><strong><em>indiqué à Rue89</em></strong></a><em> que « la personne n&#8217;avait pas été en mesure de présenter son ticket à l&#8217;entrée de la salle ». Source : Rue 89.</em></p>
<p>S’il n’a pas payé et n’a pas bronché par la suite, soit. Le tort était assez important pour motiver un dos rond et une abdication. En revanche, le scénario s’est répété Samedi 13 février sans qu’il n’y ait fraude comme en témoigne une lectrice de Rue89 :</p>
<p><em>« Je suis à l&#8217;UCG Opéra au moment où j&#8217;écris. Je viens d&#8217;assister à quelque chose d&#8217;hallucinant : UGC a fait venir la police dans le ciné car une jeune femme est entrée avec une canette de soda non achetée dans l&#8217;établissement. Elle a payé ses places et son ami a consommé un Coca acheté au ciné. Elle n&#8217;a pas accepté de sortir et la salle l&#8217;a soutenue. Un procès-verbal leur a été dressé. »</em></p>
<p>À quoi ressemble le PV ? On se le demande. Certainement pas à un caricatural « a bu une canette au ciné ». Il sera sûrement reproché à la buveuse de Soda illicite l’ignorance d’un règlement que l’on ne voit nulle part. D’où un questionnement : nul n’est censé ignorer la loi, mais quid des règlements discrets ?</p>
<p><a href="http://www.moom-light.com/wp-content/uploads/2010/02/coca_2r.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-152" title="coca_2r" src="http://www.moom-light.com/wp-content/uploads/2010/02/coca_2r-300x203.jpg" alt="" width="300" height="203" /></a>De même, et c’est là encore une question sincère adressée aux juristes et aux spécialistes de la Chose Juridique : Pourquoi l’UGC a-t-elle recours à la police et non à des agents de sécurité privés ? Par exemple, en boite de nuit, les videurs ont bien la possibilité d’expulser un « trublion ». Aux hyper-machés, la coutume veut que le client arrêté se laisse fouiller, ce qu’il fait généralement puisqu’il sait que la police fera ce qu’il interdit aux agents de sécurité de faire. Pourquoi l’UGC, en si peu de temps, invoque-t-elle autant les forces de police au lieu de s’offrir les services d’une agence ?</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Yes we canette: </span></strong></p>
<p><em>(Le créateur de ce jeu de mots est un éminent concepteur rédacteur)</em></p>
<p>Si les réponses ne sont pas convaincantes, une flash-mob « canette à l’UGC » est à prévoir (aux Halles).  Chaque personne souhaitant participer devra non seulement signaler sa présence et ses préférences concernant la date dans les commentaires, histoire de statuer à l’avance de l’intérêt de l’initiative  mais également se munir d’un ticket de cinéma et d’une… canette.  Pas de violence ni de vulgarité au programme :<strong> la canette est le summum de la subversion à l’UGC. </strong>Et l’on s’en contentera aisément.  La courtoisie est de rigueur : la flash-mob est symbolique et cherche à attirer le ridicule sur <strong> les pratiques de l’UGC, qui sont à la sécurité ce que l’hypocondrie est au suivi de santé : des réactions irraisonnées à des faits minuscules</strong>.  Le comportement des participants se doit d’être irréprochable : nous ne sommes pas ni émeutiers mais bien  des personnes sensées qui soulignent concrètement un non-sens.</p>
<p><a href="http://www.moom-light.com/wp-content/uploads/2010/02/marteau_piqueur.gif"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-151" title="marteau_piqueur" src="http://www.moom-light.com/wp-content/uploads/2010/02/marteau_piqueur-150x150.gif" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p>Moralité de la fable : Le marteau-piqueur n’est pas beaucoup plus efficace  qu’une chaussure. Mais fait bien plus de mauvais bruit à justifier. Vous avez dit Bad Buzz ?</p>
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		<title>Enchantement technologique</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 12:41:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression au comptoir]]></category>

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		<description><![CDATA[L’avènement des Smartphones aura permis à tout un chacun d’avoir un concentré de technologie à portée de stylet, avec tout ce que le progrès a de pratique, d’inutile et de terriblement additif. À priori, rien de mauvais. Qui oserait pester contre la possibilité de revoir un document Word dans le bus ? Qui rechignerait contre une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’avènement des Smartphones aura permis à tout un chacun d’avoir un concentré de technologie à portée de stylet, avec tout ce que le progrès a de pratique, d’inutile et de terriblement additif. À priori, rien de mauvais. Qui oserait pester contre la possibilité de revoir un document Word dans le bus ? Qui rechignerait contre une gestion des calendriers si intuitive que le sourire ponctuel de belle-maman, flattée de recevoir ses chocolats à l’orange pour son anniversaire, valide l’utilité ? Qui se plaindrait d’un téléphone-ordinateur qui dépasse le gadget pour s’imposer dans l’indispensable?</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.moom-light.com/wp-content/uploads/2010/02/enchantement_technologique.jpg"><img class="aligncenter" title="Enchantement technologique" src="http://www.moom-light.com/wp-content/uploads/2010/02/enchantement_technologique-300x212.jpg" alt="" width="300" height="212" /></a></p>
<p><span id="more-145"></span></p>
<p>Qui?</p>
<p>Votre dévouée</p>
<p>La nécessité nouvelle des téléphones multimédias  est effrayante. Elle constitue un signe avant-coureur d’un assistanat omniprésent. Sans tomber dans une quelconque technophobie réactionnaire, force est de constater que les Smartphones, dans leur envahissante utilité, servent de  périphérique cérébral auquel on relègue de plus en plus la lourde tâche qu’est l’effort intellectuel.   À l’heure où Google Earth défie le souvenir d’une carte mal imprimée et fait rougir de honte les vieux manuels de géographie, où Shazam se charge de retrouver le nom d’une mélodie, où le dictionnaire en ligne permet de suivre avec dignité les envolées stylistiques de certains chroniqueurs de Marianne, utiliser son cerveau est en passe de devenir dépassé.</p>
<p>À l’origine, Internet. Merveilleux outil s’il en est. Une pléthore de ressources, à la disposition du premier curieux venu. La culture n’a jamais été aussi accessible ni aussi proche des doigts guillerets se baladant sur le clavier. Puis, vint l’Internet mobile, qui se présenta sans surprise en tant qu’énième symptôme du syndrome du tout prêt. Et en qualité d’héraut du règne de l’immédiateté maîtresse. Au diable le dictionnaire, quand Google existe. Au bûcher l’histoire, puisque Wikipédia s’embarrasse plus facilement des infidélités de Marie-Antoinette qu&#8217;un cadre dynamique qui a déjà du mal à s&#8217;occuper de celles de son épouse. Pourtant, personne ne hait la culture ; mais nombreux sont ceux qui fustigent son acquisition fastidieuse.  La culture, oui, mais maintenant, tout de suite. Et de la culture  utile, pour changer. Pas comme ces indigestes fabliaux appris en troisième.</p>
<p>Qui crache sur la culture, piétine la mémoire en chemin. C’est qu’elle est presque caduque, dans l’ère de l’instantané. Et que cette répudiation, ne fait, somme toute, que s’articuler autour du peu d’intérêt que suscite la mémoire, victime de l’image désastreuse de « bachotage ». Au lycée, nombreux étaient ceux qui reconnaissaient volontiers la faiblesse de leur mémoire mais la confrontaient à la finesse de leur entendement. Ils n’apprennent pas, ils comprennent. L’opposition, en faisant fi de l’efficience du stockage intellectuel, place la mémoire  non en apanage humain, mais en héritage des éléphants. Héritage à l’image des pachydermes : énorme sans être particulièrement attractif.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.moom-light.com/wp-content/uploads/2010/02/rouages.jpg"><img class="aligncenter" title="rouages" src="http://www.moom-light.com/wp-content/uploads/2010/02/rouages-150x150.jpg" alt="" width="90" height="90" /></a></p>
<p>Or, la mémoire est un matériau intellectuel d’exception. Un rouage parfois invisible, mais qui rentre en jeu dans tout processus intellectuel. Plusieurs informations ne sont, pour ainsi dire, employables que si elles sont dûment acquises. Aussi, l’utilisation efficace d’une donnée récente n’exploite pas entièrement le potentiel informatif de cette dernière, puisqu’elle n’a pas l’ambition de la durée.  In extenso, l’assimilation ne s’affranchit pas de la mémoire.</p>
<p>Qu’on m’excuse. Le tableau dressé dans ces colonnes est noirci. C’est une évidence ; l’ingratitude témoignée à la mémoire est indubitablement superficielle et le délaissement de la mémoire ne saurait être absolu. Mais il est parfois nécessaire de rappeler l’évidence pour lui éviter l’opprobre, et de laver la Mémoire des affronts juvéniles et technojouissifs qu’elle essuie quotidiennement. Mais peut-être que la culture ne devrait pas être si sublimée, qu’elle est concrètement vaine et que l&#8217;acharnement qui lui est témoigné n’est que la pitoyable conséquence de la curiosité boulimique de ringards rétrogrades.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.moom-light.com/wp-content/uploads/2010/02/Lave_CD.jpg"><img class="aligncenter" title="Vaisselle, CD, même combat !" src="http://www.moom-light.com/wp-content/uploads/2010/02/Lave_CD-238x300.jpg" alt="" width="238" height="300" /></a></p>
<p><strong>Peut-être.</strong></p>
<p><a class="aligncenter" title="Du machisme, du pragmatisme et du LOL" href="http://moomlight.tumblr.com/post/378967307/la-culture-est-a-letre-humain-ce-que-le-menage-etait" target="_self">Anecdote annexe à voir sur le Tumblr. </a></p>
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		<title>Choc des incultures</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Jan 2010 12:49:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression au comptoir]]></category>
		<category><![CDATA[aberration]]></category>
		<category><![CDATA[éthique]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[stéréotypes]]></category>

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		<description><![CDATA[« Identité nationale ». L’expression apporte son lot d’incohérences :  identité et nation, norme et pluralité. Si l‘oxymore est sournois, il est bel et bien présent. Une nation est non pas individuelle, mais constitué d’individus. Individus différents, non par leurs seules origines, mais par leur manière d’appréhender la vie, le monde et la connaissance. A plus forte raison, c’est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Identité nationale ». L’expression apporte son lot d’incohérences :  identité et nation, norme et pluralité. Si l‘oxymore est sournois, il est bel et bien présent. Une nation est non pas individuelle, mais constitué d’individus. Individus différents, non par leurs seules origines, mais par leur manière d’appréhender la vie, le monde et la connaissance. A plus forte raison, c’est autour de l&#8217;identité individuelle que s&#8217;articule la différence plurielle.</p>
<p><a href="http://www.moom-light.com/wp-content/uploads/2010/01/question.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-137" title="Question" src="http://www.moom-light.com/wp-content/uploads/2010/01/question-235x300.jpg" alt="" width="235" height="300" /></a></p>
<p><span id="more-136"></span></p>
<p><strong>« Qu’est-ce que l’identité nationale ? »</strong> est donc une question mal posée, mal pensée, morte étouffée par le sens profond de ses mots, morte déchiquetée par l’incohérence outrancière en son sein. Une question que l’on sert au bon peuple sans en étudier ni la tournure ni le sens ; Un foutage de gueule rhétorique et sémantique. Pourtant, cette interrogation trouve un écho, insoupçonné. De timides voix cachées qui se demandaient, pour des raisons plus ou moins bonnes, ce qu’était l’identité nationale. Effrayées par la mondialisation, tétanisées à l’idée de l’invasion,  elles s’expriment de plus en plus. Des beaufs qui discutent avec alarmisme simpliste des chinois qui vont manger le reste du monde à <a title="Vidéo du dérapage du maire de Gussainville (Meuse)" href="http://www.youtube.com/watch?v=JhIL2P_M_mM&amp;feature=PlayList&amp;p=8300A522E5E69F3C&amp;playnext=1&amp;playnext_from=PL&amp;index=1" target="_blank">l’élu UMP qui a peur de se faire bouffer</a>,  en passant par la petite vieille qui est persuadée que les mains qui chiperont son sac à main seront nécessairement basanées : tous nourrissent la même peur de l’envahissement. Une anxiété née  de l’incompréhension, qui, sans surprise, forme le lit de cette interrogation cherchant massivement des réponses.  Des réponses nécessaires. Ce n’est donc pas le questionnement qui pose problème, mais l’instrumentalisation suintant la démagogie méprisante. Aussi, merci, l’UMP. Merci aux <a title="Besson...le niveau" href="http://www.moom-light.com/2009/05/besson-le-niveau/" target="_blank">cloches</a> d’avoir sonné le glas de l’hypocrisie. Mais… Comment cette question, mauvaise depuis les bas-fonds de sa médiocre sémantique jusqu’au sommet de ses ambitions politiques, peut apporter de bonnes réponses ? Comment des mots mal pensés sauraient-ils panser des maux ?  Face à l’ignorance passéiste de la richesse de la différence sur laquelle se greffe le discours électoraliste de l’UMP, il s’agit de préparer les gens en vue d’éviter le choc des incultures. Leur rappeler que la peur de la bousculade ne devrait pas être considérée comme un obstacle au mélange, ni l’immobilisme, comme une alternative à une évolution trop rapide. Raisonner avec eux, à coups d&#8217;arguments et non à coups de coups. Les rassurer, leur ouvrir les yeux, avancer qu’il ne s&#8217;agit pas de céder leur petite parcelle de terre, mais de l’ouvrir au troc. Leur expliquer que ce que l’ensemble de fondamentaux qu’ils craignent de perdre n’existe pas du tout.  <a href="http://www.moom-light.com/wp-content/uploads/2010/01/identiténationale.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-135" title="Être français" src="http://www.moom-light.com/wp-content/uploads/2010/01/identiténationale-300x219.jpg" alt="" width="300" height="219" /></a> La preuve : Qu’est-ce qu’être français ? Aimer la France ou y vivre ? La patrie, c’est là où l’on se sent bien bien. Ubi bene, ibi patria. Ce ne peut pas être que le plaisir gourmet d’autochtone au sang &laquo;&nbsp;pur&nbsp;&raquo;. Être localement cultivé et maîtriser la langue ? Ou alors aimer d’amour Johnny ? La culture, pas plus que l’inculture, n’est pas l’apanage d’un pays. Allons donc. La franchouillardise est subjective, indéfiniment variable ; aussi, les français ne sont pas nationalement identiques. Tant mieux.</p>
<p><span style="color: #888888;">Pour réagir sur le nouveau thème, c&#8217;est par </span><a href="http://moomlight.tumblr.com/post/317941004/bonne-annee-chers-lecteurs-aucune-resolution"><span style="color: #888888;">ici</span></a><span style="color: #888888;">.</span></p>
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		<title>Censure et naufrage intellectuel</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 00:37:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression au comptoir]]></category>
		<category><![CDATA[Revue de peste]]></category>
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		<description><![CDATA[Entrée de Je :

Je n’aime pas dire je sur mon Blog. Parler de soi est un primaire je de dames. Egotiste, j’ai longtemps préféré le je de rôle en usant de Lili P., un petit sosie virtuel, qui me permettait de me prendre comme objet d’étude tout en m’évitant d’assumer l’égocentrisme crasseux propre à tout Blog. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><em>Entrée de Je :</em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><em><img class="size-thumbnail wp-image-132   aligncenter" title="ego" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/2009/10/ego-150x150.gif" alt="ego" width="150" height="150" /></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><em>Je n’aime pas dire je sur mon Blog. Parler de soi est un primaire je de dames. Egotiste, j’ai longtemps préféré le je de rôle en usant de Lili P., un petit sosie virtuel, qui me permettait de me prendre comme objet d’étude tout en m’évitant d’assumer l’égocentrisme crasseux propre à tout Blog.  Egoïstement, je cachais mon je.  Ego à moi-même, j’usais  du jeu de miroir et du double je ; mais vint le moment où il fut nécessaire d’achever le je de dupes et d’inaugurer le je d’esprit.  Les  je sont faits désormais. Je me mets en je, je me pique au je, je me prête au je. Quitte à être vieux je, j’affirme la subjectivité de </em><a href="http://www.moom-light.com/" target="_blank"><em>Moom-light</em></a><em>.  Histoire de rester maîtresse du Je.</em></p>
<p><span id="more-131"></span></p>
<p class="MsoNormal"><em> </em></p>
<p class="MsoNormal">Je. Je refuse farouchement l’esprit des écoles de journalisme, qui, de par leur structure et leur dictatorial mode de sélection, préfèrent le journalisme guindé et académique à l’investigation impertinente et spécialisée. Un journaliste devrait apprendre sur le tas, à mon humble avis, travaillant sa plume et son esprit analytique indépendamment de tout diplôme<strong>. Un bout de papier qui n’est pas écrit par un rédacteur n’atteste en rien de l’excellence de ce dernier.</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong><img class="aligncenter" title="Mutisme, surdité, cécité" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/mutisme%20surdit%e9%20c%e9cit%e9.jpg" alt="" width="243" height="253" /><br />
</strong></p>
<p class="MsoNormal">J’ai commencé le journalisme en qualité de <a href="http://moom-light.com/2008/12/16/un-metier-en-perdition-journalisme/" target="_blank">stagiaire</a>. J’ai usé ma plume sur des sujets de moins en moins rectangulaires, foulé de mes petits pieds chaussés de talons hauts des rédactions plus ou moins prestigieuses, écrit avec mes longs doigts des pamphlets ardents et confronté mon idéalisme enfantin à la sagesse aigrie des vieux de la veille. Je me suis gargarisée d’être un bébé-journaliste au Maroc, dans ce pays où les médias changent les choses, osent parler. Où ils ne sont ni soumis à un joug totalitaire ni vendus à la connivence. Je me sentais utile, enivrée par l’odeur de liberté documentée, emportée par la vague impressionnante de l’intellectualisme salvateur ; rassurée par la confiance que je portais à mes concitoyens et à une vox populi que je pensais consciente !</p>
<p class="MsoNormal">Puis, <a href="http://solidmar.blogspot.com/2009/10/grappe-de-dates-noires-pour-la-presse.html" target="_blank">une chronologie affreuse. </a><span> </span>Un enchaînement navrant. À donner vertiges et nausées.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Une monarchie reprend du poil de la bête, avec la surprise terrifiante d’un volcan qui se réveille. Le Palais se découvre un orgueil démesuré et une susceptibilité sans limites. Des exécutions arbitraires ont lieu. Les victimes ? Des titres de presse. La liberté d’expression. Le gagnant ? Ce climat de peur, pesant à mourir, qui fait son come-back après dix ans de pouvoir translucide. Ce qui n’était pas si mal, tout compte fait. L’opacité est de retour, avec l’entêtement et l’obscurantisme qui vont avec.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="langue bouclée" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/55748197.jpg" alt="" width="116" height="94" /></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les Japoniaiseries me font rire… jaune</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Aug 2009 21:27:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Langue de vipère]]></category>
		<category><![CDATA[aberration]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
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		<category><![CDATA[tendances]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est de ces modes à grande échelle que personne n’ose critiquer et qui passent telles des caravanes sans qu’aucun aboiement ne perce le silence assourdissant du laisser-aller tolérant. On s’en veut même, à l’occasion, de ne pas les suivre ; Et de s’interroger ainsi sur la source inquiétante de ce manque d’engouement. On n’ose pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">Il est de ces modes à grande échelle que personne n’ose critiquer et qui passent telles des caravanes sans qu’aucun aboiement ne perce le silence assourdissant du laisser-aller tolérant. On s’en veut même, à l’occasion, de ne pas les suivre ; Et de s’interroger ainsi sur la source inquiétante de ce manque d’engouement. On n’ose pas dire que l’empereur est nu, que la tendance est au mieux inintéressante, au pire, sérieusement casse-pieds. Non. On fait preuve d’une indulgence paternaliste que Lili P., gamine de son état, brise aujourd’hui puisqu’elle s’ennuie.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><a href="http://moom-light.com/wp-content/uploads/youre-white-deal-with-it.jpg" target="_blank"><img class="aligncenter" title="Youre white, deal whit it" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/youre-white-deal-with-it.jpg" alt="" width="353" height="280" /></a></p>
<p><span id="more-117"></span></p>
<p class="MsoNormal">Les Japan-Lovers sont à la culture nippone ce que les Wannabe sont au gangstérisme caricatural afro-américain. De jeunes personnes à la vie profondément terne qui pensent que changer la couleur de la vie se fait nécessairement en changeant celle de la peau. Une attitude indubitablement imbécile qui élimine ainsi la nécessité du politiquement correct. Nous ne parlerons plus de Japan Lovers ou de sensibilité à la culture asiatique, mais de Japoniais. Des portraits que nous déclinerons au masculin et au féminin, puisque l’homme et la femme sont égaux en connerie.</p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="Laideurs japonaises" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/harajuku-girls-cover.jpg" alt="" width="144" height="140" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left; ">La Japoniaise cache son manque de goût outrageant derrière une revendication anti-esthète. Imitant copieusement le style des Harajuku Girls, ces autochtones Tokyoïtes au bon goût inexistant, elle est fan de toutes ces petites babioles populaires mais néanmoins immondes qui concurrencent en laideur les T-Shirts Ed Hardy. C’est dire. Elle collectionne des objets insignifiants frappés de logos célèbres, comme Hello Kitty, ce chaton moche et sans bouche qui a conquis le cœur de trentenaires nostalgiques et le cerveau non formé de gamines bien disposées à devenir de petites greluches écervelées. La Japoniaise ne sort jamais sans trente barrettes dans les cheveux, des collants criards et un maquillage Flashy, persuadée, la pauvre, que ce look atypique de vieille péripatéticienne daltonienne lui donne un côté Kawaï. Kawaï signifiant mignon, il est permis de glousser exceptionnellement comme ces dindes peinturlurées.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center; "><img class="aligncenter" title="Excès nippon" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/japan_3.jpg" alt="" width="270" height="216" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left; ">Le Japoniais, en revanche, est plus atteint. Pour lui, c’est non seulement une question de look, mais de « personnalité », de mode de vie. <span> </span>Se vantant de regarder des Mangas, ces dessins animés saccadés aux scénarios rarement extraordinaires et peuplés quasi-exclusivement de nymphettes aux yeux et aux seins immenses, il voue un culte à Tokyo et autres métropoles bondées ; preuve est-il que le Japoniais est un bouseux qui n’a pas côtoyé assez d’aisselles puantes et pas vu assez de panneaux publicitaires dans sa vie peu dé<em>bridée</em><span style="text-decoration: line-through;"> (ah ah)</span>. S’il n’est pas ingénieur, il rêve généralement de travailler à Ubisoft et autres Namco, convaincu d’être talentueux car il affuble ses gribouillages en cours de grands yeux de vache. Sous prétexte qu’il<span> </span>aime les Sushis et qu’il lit des Hentai seul dans son lit, il est persuadé d’être incollable sur la culture asiatique et admoneste donc plusieurs leçons sur le mode de vie occidental, à la fois peu profond et peu fantaisiste. Il écoute les braillements enthousiastes et énergiques japonais qui servent de génériques aux dessins animés cités plus haut, et pense, par là même, être à l’abri de la musique commerciale et de la bêtise populaire qui l’accompagne. Telle est le but de cette expatriation culturelle et volontaire : échapper aux cons ordinaires qui meublent son propre pays et auxquels il a peur de ressembler. But atteint puisqu’il ressemble aux cons ordinaires japonais, et s’auto-attribue une originalité imméritée au sein de son cercle retreint d’amis. Originalité qu’il s’agit de qualifier correctement aujourd’hui : <strong>de ridicule.</strong></p>
<p><em>C&#8217;est l&#8217;été. Vacances cérébrales. Billet léger.</em></p>
<p><em>PS : Il est question des Français se prenant pour des japonais. Pour ceux qui n&#8217;auraient pas saisi. </em></p>
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