Greluche un jour, greluche toujours

Je crie à l’invasion, je dénonce l’imposture, j’hurle à l’empiètement.
Le monde est arrogé par un dangereux essaim de clones humanoïdes, j’ai nommé les greluches. Le danger de cette redoutable espèce mutante réside en une inévitable et fatale transformation cérébrale et comportementale qui atteint des sujets principalement féminins, et ce sans préavis. Une terrible contagion dont nous ne savons rien : ni les facteurs de diffusion ni l’origine. En ces pénibles heures où l’article est mis sous presse, aucun antidote ou vaccin n’a été découvert pour pallier ce terrible fléau. Un seul mot d’ordre : prévention. Oui,
mais comment ? Il faut savoir reconnaître la greluche, et l’éviter.

♦ IRL :
La greluche n’aime manifestement pas être reconnue dans la rue. Pour éviter cela, elle use de son arme favorite : le maquillage. Ses techniques de camouflage sont judicieusement et visiblement inspirées du relookage infligé aux voitures volées. C’est donc avec un beau visage peint et une superbe peau duveteuse grâce au fond de teint que la greluche déambule les rues…ainsi que des milliers de ses semblables. En effet, la greluche aime marquer son appartenance et son identité. Si, pour le commun des mortels, l’identité se fonde sur une problématique de la confrontation entre différenciation et conformisme, les greluches ne semblent point se condescendre à se poser de telles questions : conformisme bien évidemment. C’est simple, sommaire et clair comme de l’eau de calanque : à chaque mode, toutes les greluches arborent les mêmes vêtements en vogue, ce qui est loin de convenir à toutes celles qui s’y mettent. Ainsi nous assistons à des centaines de jeunes filles, toutes tailles confondues, tous poids défendus, toutes graisses non fondues se vêtir identiquement et périodiquement des mêmes accoutrements, tant pis pour celles à qui lesdits habits et accessoires ne vont point. Entre les immenses culottes chevalines affublées de minuscules shorts et les silhouettes sphériques coincées dans des jeans slims, en passant par des lunettes insecto-éloquentes inadaptées à la majorité des visages humains, le risible atteint des sommets vertigineux prouvant incontestablement le caractère pathologique des symptômes.

Saint Valentin

Je suis allergique aux poils de chiens, à la viande d’agneau, aux bijoux en métal non précieux, à la cortisone, à mille et un excipients, aux produits anesthésiants, au pollen, aux navets, aux huîtres, aux oursins mal cuits, aux couteaux et à la Saint Valentin.

Ce faste de niaiserie exhibitionniste et guimauve a des propriétés émétiques spectaculairement insupportables. Encore si je n’avais droit qu’à ces horribles tourtereaux égoïstes qui s’embrassent à chaque banc et à chaque coin de rue et qui s’imaginent qu’il y a des anges tous nus qui jouent de la harpe sur un arc-en-ciel, mon caractère râleur à outrance n’aurait pas lieu de se manifester. Hélas ! Trois fois Hélas ! Le Destin en a voulu autrement. *Musique tragique*
La Saint Valentin, c’est :

Optez pour le langage SMS

Le langage SMS est un moyen de communication qui n’en est pas un en fait, ce qui fait tout son charme. Ses abréviations, ses valeurs d’épellation, ses sigles, ses écriture phonétiques et ses « voyelles-napping » (disparitions inexpliquées et tragiques des voyelles) en font un langage très difficile à lire pour les non habitués, ce qui explique son extrême popularité (qui ne va pas sans nous ravir). Comment ne pas se délecter de la future difficulté qu’auront bon nombre de lecteurs ? Comment ne pas jubiler en pensant à ces longues minutes de concentration, à ces sourcils froncés, à cette expression crispée et à ces perles de sueur qui se baladeront allègrement entre boutons et sillons du visage de celui qui tentera de déchiffrer ?

Pour ces raisons et pour d’autres, je demande au monde francophone d’évoluer!
*ouaiiiiiiis !*

Bienvenue

Prêchons dans le truisme en disant que le temps passe vite.

Le lancement de la version over-blog de Moom-Light date d’une année et demie, déjà. Honteux vis-à-vis d’une irrégularité passée tout à fait exceptionnelle et irrespectueuse mais également mu par la fidélité des lecteurs irréductibles, le blog est en train de grandir pour ceux qui l’estimaient petit, de se renouveler pour ceux qui le croyaient dépassé et de ressusciter pour ceux qui le pensaient mort. Petit blog deviendra grand si Moom lui donne vie. Il est cependant de bon ton de s’interroger sur les nouveautés. Quid de la ligne éditoriale de la nouvelle version ? Rassurons les éventuels acidophiles : il est hors de question de troquer l’encre sulfurique contre l’essence de guimauve. Néanmoins, cette nouvelle version marque l’immixtion d’un personnage chétif dans ces colonnes et les catégories seront remaniées en fonctionLili P by Radical Dreamer.

Le nouveau personnage en question est Lili P. qui permettra une mise à jourautrement plus fréquente. Lili P. comme lilliputienne, pour faire dans le jeu de mots lamentable propre à tout lancement qui se respecte. Mais P également comme prétentieuse, pédante, pimbêche, peste….