[Bref] Télémarketing religieux et envies de meurtre

(Cela fait 5 ans que je n’ai pas repris le crayon  sauf pour les natures mortes et la calligraphie, donc pour l’heure, je me contente d’utiliser des services en ligne.)

Lettre ouverte à Philippe Val

Cher Monsieur Val,

Besson… le niveau

 

À l’image de Jack Lang, Besson est un artiste. Tel un comédien talentueux, qui feint tout et n’importe quoi, il tâche au moins de paraître ce qu’il ne peut être. Comme une danseuse gracieuse dressée sur ses chaussons en demi-pointes qui manie avec promptitude  l’art exigeant de la pirouette, il est  souple et s’illustre magistralement dans la révérence. Pareillement à un musicien charmeur et polyvalent, pour éviter de jouer sans tambour ni trompette, il joue parfois du violon et souvent du pipeau.

 

Belle toute nue, apologie du mensonge

Lili P. adore regarder des émissions de télévision pour le moins médiocres. En tant que Lili Pute avérée, elle aime regarder Confessions Intimes entre deux pavés de Kant. Il faut dire que voir une jalouse maladive piquer une crise car son homme a eu l’audace de croiser le regard peint d’un mannequin en plastique a de quoi achever les relents de compassion de la petite mesquine. Depuis peu, une nouvelle émission est près de détrôner Confessions Intimes dans le petit cœur de la grande connasse. L’on y exploite la détresse de l’être humain ; et son surpoids. Elle ne peut que s’en délecter et sortir sa fourchette. BELLE TOUTE NUE.

Anna galvauda l’Art

 

 

  • Imposture littéraire II :

 

La littérature devrait être plus souvent comparée à la gastronomie. Tout y est question de doses, d’épices et de douceur. Tout est dans la pincée, le brin et le soupçon.  À mal équilibrer les ingrédients, l’on donne au mieux l’indigestion au pire la nausée. Ah ! Parlons nausée, parlons Anna Gavalda. Son œuvre n’est tout de même pas le fast-food du genre, ne soyons pas mesquins quand l’essence se prête trop à la caricature pour accepter l’hyperbole. Ses livres ne sont pas fades. Ce serait vraiment faire preuve d’une singulière mauvaise foi que de dire qu’ils laissent indifférent. Au contraire, ils vont droit au cœur et à l’estomac, en donnant haut-le-cœur et haut-le-corps. C’est plutôt de la Barbapapa. Sucrée, sirupeuse et écœurante. Gavalda cache la banalité de sa plume derrière du rêve marketé, l’assimilant à des sensibles geignardises pour pucelles en mal d’amour et pour idiots en manque d’idéaux. Un torchon croulant sous le sucre reste un torchon.