[Lili P.] Anti-dépresseurs, anti-penseurs

 

Lili P.  sort de chez son médecin. Liliputienne de son état, elle affiche sur la balance un poids ridicule de 43 kilos. Pourtant, son docteur n’a pas hésité, pour la guérir de son hyperactivité, une dose quotidienne de Prozac 60 mg par jour ; ce qui est aussi logique que de prescrire à un chaton excité du sédatif pour cheval.

 

Lili. P au collège

 

Lili P. est revenue. Devant l’odieux je-m’en-foutisme dont fait preuve la personne qui s’occupe de ce blog, et qui écrit ces présentes lignes, Lili P. a décidé d’agir, histoire de rappeler aux lecteurs autant qu’à l’auteur elle-même que le blog continue d’exister. Elle aurait pu râler sur beaucoup de choses, et notamment, cracher son venin sans retenue sur le petit coin oublié de Pessac où habite son patient Gulliver, un village non loin de Bordeaux dont la seule évocation suffit à provoquer des relents de péqueneauphobie chez la prétentieuse naine, qui vient pourtant d’un pays du Tiers-Monde. C’est dire.

Pape et Cul

 

Peu de personnes peuvent aspirer au titre de connard absolu. Cette distinction fort enviée ne peut en effet être décernée à toutes les raclures en mal d’identité. Elle est l’apanage aux salauds influents dont les décisions malhonnêtes et imbéciles ont des répercussions sur des millions de personnes.  À l’inverse de la légion d’honneur, la décoration de connard absolu se mérite. Et bien que souvent réservée à des simplets à col blanc, elle ne constitue pas une sinécure : enlaidir le monde plus qu’il ne l’est déjà est un sacerdoce vicieux, un sacrifice de tous les instants.

On ne récompensera désormais que peu les prestations des politiciens, toutes dévouées  soient-elles,  à ruiner à grande échelle. Après des prédécesseurs tels que  Bush et Berlusconi, il s’agit pour le titre de connard absolu  de trouver des candidats à la hauteur et de devenir l’ultime preuve d’une connasserie incontestable et résolument irresponsable.  Aussi, avec un bel enchaînement d’âneries irresponsables,  le nom du Connard de l’année est déjà su en Mars. Il a su user de l’influence que lui conféraient ses nombreux titres pour vaincre haut la main la brochette d’enflures que la crise nous a portant servi sur un plateau d’argent : il  est vicaire du Christ, successeur de saint Pierre, archevêque et métropolitain de la province de Rome et de l’Etat du Vatican, souverain patriarche de l’Occident et primat d’Italie. Benoit XVI.

[Proche-Orient] : Le bien et le mal n’existent pas

 

NSAE.COMLorsque l’on parle du Proche-Orient, les cœurs s’échauffent, les âmes s’insurgent et les esprits se confondent. Alors les échauffés spamment, les insurgés manifestent et les confus s’expriment. D’où un unilatéralisme navrant, omniprésent dans un côté comme dans l’autre, frisant la caricature et dépassant le communautarisme. Après la rue, c’est la Toile qui se fait défenderesse de la justice arbitraire et qui devient la tribune d’esprits bien intentionnés, certes, mais qui ne se remettent jamais en question. Après les philosophes de café et les piliers de bar PMU, ce sont les endoctrineurs de Facebook qui comprendraient tout à tout. Seulement eux. Ce n’est pourtant que leur vanité ou leur empressement doucereusement amène qui leur donne l’illusion d’être les élus de la connaissance et les prophètes de la politique ; à défaut du contraire. Quand ils croient voir clair en le conflit inextricable du Proche-Orient, ils font sciemment ou non preuve d’un manichéisme sommaire, mais hélas systématique dès que l’on s’attelle à la tâche de traiter de la politique proche-orientale sans parti pris « sentimental ». Malheureusement, faire preuve de neutralité revient à devenir la brebis galeuse de son propre camp. Renoncer à ses partis pris sentimentaux en vue d’analyser aussi objectivement que possible implique un statut de sombre judas, de traître à son sang ou à ses idées.

Un arabe accable le Hamas ? Vendu ! Faiblard ! Un israélien critique son gouvernement ? Pro-arabe! Abruti ! Un socialiste modère ses idées ? Connard de droite !

L’horoscope, ou comment avouer sa bêtise

 

Le jour de l’an, avec son symbolisme à la gomme et ses résolutions à la noix, est une gourmandise de choix et une confiture à cochons pour la presse féminine. En effet, il constitue le  prétexte idéal pour la prolifération de ce que l’humanité a fait de pire en matière de manipulation psychique simpliste: l’horoscope.

L’horoscope est une vaste fumisterie qui trouve ses bases dans une splendide peur individuelle de l’inconnu. Une phobie populaire,  incompréhensible pour qui a un tant soit peu d’esprit - critique ou pas. Cet engouement est donc encouragé par des feuilles de choux indigestes qui s’obstinent sottement à compenser leur vide intellectuel par d’immenses balivernes.  À croire l’acharnement de la presse people et des revues féminines à publier ces boniments, l’ingénuité naïve sur les bords  et franchement stupide au milieu est                                                                 l’apanage du deuxième sexe. À en renier mes chromosomes similaires.