Tag: agonie

Oct

Censure et naufrage intellectuel

Entrée de Je :

ego

Je n’aime pas dire je sur mon Blog. Parler de soi est un primaire je de dames. Egotiste, j’ai longtemps préféré le je de rôle en usant de Lili P., un petit sosie virtuel, qui me permettait de me prendre comme objet d’étude tout en m’évitant d’assumer l’égocentrisme crasseux propre à tout Blog.  Egoïstement, je cachais mon je.  Ego à moi-même, j’usais  du jeu de miroir et du double je ; mais vint le moment où il fut nécessaire d’achever le je de dupes et d’inaugurer le je d’esprit.  Les  je sont faits désormais. Je me mets en je, je me pique au je, je me prête au je. Quitte à être vieux je, j’affirme la subjectivité de Moom-light.  Histoire de rester maîtresse du Je.

Lire la suite…
Mai

Service Minimum chez les députés ?

 

Il y a pleins de choses que Lili P. ne comprend pas. Elle ne comprend les techniques de drague monégasques. Ce n’est pas parce qu’elle est petite de taille que c’est un phénomène de foire, pardi ; on ne l’achète pas. Pas plus qu’elle ne voit ce que la chanson « je t’aime » a de romantique. Que signifie « aimer comme un soldat, comme une star de cinéma ? » ? Un acteur n’aime pas, il feint.  Et la qualité première d’un guerrier est loin d’être son sentimentalisme. S’émouvoir d’un aveu d’hypocrisie et de négligence. Les Français sont décidément bizarres.

Lire la suite…
Mai

Google, ennemi des rédacteurs

 

N’en déplaise aux utopistes et aux moralistes de tout poil, l’être humain est incontestablement intéressé par quelque chose lorsqu’il entreprend une action. Appât du gain et gagne-pain obligent. Si l’humanité est avancée, c’est parce que l’individu puise au fond du  besoin instinctif de se distinguer des autres pour évoluer. Notre civilisation repose indubitablement sur des stimulants émotionnels et sur l’individualité profondément ancrée en chacun de nous. Elle serait davantage primaire si les hommes ne ressentaient ni colère ni envie. Mais elle le serait également s’ils en ressentaient trop. Prenons la Blogopshère à titre d’exemple. L’on pourrait croire que les plumes et les idées qui émergent dans la concurrence sont les plus précieuses. Peut-être, mais ce n’est pas suffisant pour rattraper toute la destruction opérée. Le talent souffre des dents longues des protagonistes, si aiguisées qu’elles en deviennent assassines. Meurtrières. L’héritage littéraire est le premier tranché. Un coupable ? Le référencement.

Lire la suite…
Avr

[Lili P.] Anti-dépresseurs, anti-penseurs

 

Lili P.  sort de chez son médecin. Liliputienne de son état, elle affiche sur la balance un poids ridicule de 43 kilos. Pourtant, son docteur n’a pas hésité, pour la guérir de son hyperactivité, une dose quotidienne de Prozac 60 mg par jour ; ce qui est aussi logique que de prescrire à un chaton excité du sédatif pour cheval.

 

Lire la suite…
Sep

Bravo, Monoprix

Monoprix a dévoilé publiquement sa volonté de devenir une pièce maîtresse dans l’investissement du moment, l’un des rares domaines épargnés par la crise, voire en plein essor : l’abrutissement de la jeunesse. Cette même jeunesse est pourtant déjà insultée par la médiocrité des émissions actuelles : Dora l’exploratrice ou pire, les  Teletubbies. Mais si la valeur n’attend pas l’âge, les insultes non plus. Lâcheté et couardise, donc : Monoprix achève un adversaire déjà à terre. 

Car le désintérêt pour la culture existe.  Que ce regrettable résultat soit le fruit de vieilles stratégies mercantiles relativement subtiles, on en convient. Amèrement. Mais qu’une chaîne de grande distribution, passée experte dans la production des salades les plus infectes et les jus de fruits les plus infâmes, invite de manière éhontée la jeune génération à troquer sa soif d’apprendre contre la satiété superficielle est proprement scandaleux.

Lire la suite…