Tag: coup de gueule

Mar

Pape et Cul

 

Peu de personnes peuvent aspirer au titre de connard absolu. Cette distinction fort enviée ne peut en effet être décernée à toutes les raclures en mal d’identité. Elle est l’apanage aux salauds influents dont les décisions malhonnêtes et imbéciles ont des répercussions sur des millions de personnes.  À l’inverse de la légion d’honneur, la décoration de connard absolu se mérite. Et bien que souvent réservée à des simplets à col blanc, elle ne constitue pas une sinécure : enlaidir le monde plus qu’il ne l’est déjà est un sacerdoce vicieux, un sacrifice de tous les instants.

On ne récompensera désormais que peu les prestations des politiciens, toutes dévouées  soient-elles,  à ruiner à grande échelle. Après des prédécesseurs tels que  Bush et Berlusconi, il s’agit pour le titre de connard absolu  de trouver des candidats à la hauteur et de devenir l’ultime preuve d’une connasserie incontestable et résolument irresponsable.  Aussi, avec un bel enchaînement d’âneries irresponsables,  le nom du Connard de l’année est déjà su en Mars. Il a su user de l’influence que lui conféraient ses nombreux titres pour vaincre haut la main la brochette d’enflures que la crise nous a portant servi sur un plateau d’argent : il  est vicaire du Christ, successeur de saint Pierre, archevêque et métropolitain de la province de Rome et de l’Etat du Vatican, souverain patriarche de l’Occident et primat d’Italie. Benoit XVI.

Lire la suite…
Oct

L’anticonformisme a la cote

 

Tout le monde accable la société de consommation. Elle a, dit-on, instauré la loi du paraître et continue, la vilaine, d’imposer des canons de beauté inaccessibles. Elle a plongé des générations dans la dépression et le malheur en pervertissant jusqu’à la moelle de nobles valeurs désormais vétustes. Anorexie, dépression… Des tares propres  à notre ère. Sans conteste, nous tenons là la tête de turc de la société. La société de consommation est le bouc émissaire. Il ne s’agit pas pour l’individu de remettre en question ses propres facultés d’analyse, son approche du monde mais plutôt d’incomber à une entité inconnue tous les malheurs du monde. La société de consommation est  le coupable idéal, pour donner à ses frustrations un exutoire. Les tentacules de la société de consommation sont tellement nombreux que la société de consommation est indivisible. Et critiquer la généralité, sans risque de confrontation directe, c’est encore ce que l’individu sait faire de mieux.

Fuck  authority, fuck beauty, fuck consommation, fuck money. Yeah !

Lire la suite…
Jui

La belle saison : l’incitation à lire con

Dès que les bureaux sont désertés et les plages bondées, l’industrie de la presse et de la littérature considèrent ipso facto que les lecteurs ont laissé leur cerveau et leur bon goût au vestiaire au profit d’un maillot de bain échancré. Et qu’au sortir de l’été, refleuriront les idées dans les crânes. D’où le concept aberrant de la rentrée littéraire. Il existerait donc des saisons neuronales, en somme, et l’été en serait la creuse.

Lire la suite…