Tag: greluches

Jui

[Presse féminine] Entre gloss et pub, on ne pense pas

(Très mauvais titre. À vôt’bon’keur. À vos bonnes idées)

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Sep

Je suis raciste [Vacherie illustrée]

 

À l’heure où le soleil azuréen est gagné par la prétention  emblématique de cette merveilleuse région, à l’heure où Râ se fait aussi rare qu’un VIP, les gens se couvrent, sans surprise. Les mines se font grises et les teints palissent. Les vampires sont de retour sous leur vrai jour.

Les vampires sont ces personnes que l’on ne rencontre qu’en soirée, et que l’on félicite pour ce timing stratégique. Au vu de leur accoutrement pailleté, il n’aurait pas en effet été possible de vivre la journée. Le vampire azuréen, à défaut de finir en cendres,  serait réduit en pièces par trolls bourrins (cette courageuse tribu ayant survécu au Karcher présidentiel). L’existence de ces personnes est réduite à prendre des photos en boite, à les publier systématiquement sur Facebook/Skyrock,  et à entendre en boucle « pas intéressée » de la part des altières demoiselles qu’ils ont eu l’audace draguer. L’élémentarisme superficiel de ce mode de vie les pousse à se dissimuler. Aussi,  ont-ils recours à la méthode IN pour rembrunir leur blancheur fessière. Une technique IN est une apparence testée par des célébrités qui en ont assumé le ridicule sans en mourir (hélas ?). Les stars donnent le ton, et en hiver, le ton est orange.

 

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Sep

Bravo, Monoprix

Monoprix a dévoilé publiquement sa volonté de devenir une pièce maîtresse dans l’investissement du moment, l’un des rares domaines épargnés par la crise, voire en plein essor : l’abrutissement de la jeunesse. Cette même jeunesse est pourtant déjà insultée par la médiocrité des émissions actuelles : Dora l’exploratrice ou pire, les  Teletubbies. Mais si la valeur n’attend pas l’âge, les insultes non plus. Lâcheté et couardise, donc : Monoprix achève un adversaire déjà à terre. 

Car le désintérêt pour la culture existe.  Que ce regrettable résultat soit le fruit de vieilles stratégies mercantiles relativement subtiles, on en convient. Amèrement. Mais qu’une chaîne de grande distribution, passée experte dans la production des salades les plus infectes et les jus de fruits les plus infâmes, invite de manière éhontée la jeune génération à troquer sa soif d’apprendre contre la satiété superficielle est proprement scandaleux.

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Jui

Greluche un jour, greluche toujours

Je crie à l’invasion, je dénonce l’imposture, j’hurle à l’empiètement.
Le monde est arrogé par un dangereux essaim de clones humanoïdes, j’ai nommé les greluches. Le danger de cette redoutable espèce mutante réside en une inévitable et fatale transformation cérébrale et comportementale qui atteint des sujets principalement féminins, et ce sans préavis. Une terrible contagion dont nous ne savons rien : ni les facteurs de diffusion ni l’origine. En ces pénibles heures où l’article est mis sous presse, aucun antidote ou vaccin n’a été découvert pour pallier ce terrible fléau. Un seul mot d’ordre : prévention. Oui,
mais comment ? Il faut savoir reconnaître la greluche, et l’éviter.

♦ IRL :
La greluche n’aime manifestement pas être reconnue dans la rue. Pour éviter cela, elle use de son arme favorite : le maquillage. Ses techniques de camouflage sont judicieusement et visiblement inspirées du relookage infligé aux voitures volées. C’est donc avec un beau visage peint et une superbe peau duveteuse grâce au fond de teint que la greluche déambule les rues…ainsi que des milliers de ses semblables. En effet, la greluche aime marquer son appartenance et son identité. Si, pour le commun des mortels, l’identité se fonde sur une problématique de la confrontation entre différenciation et conformisme, les greluches ne semblent point se condescendre à se poser de telles questions : conformisme bien évidemment. C’est simple, sommaire et clair comme de l’eau de calanque : à chaque mode, toutes les greluches arborent les mêmes vêtements en vogue, ce qui est loin de convenir à toutes celles qui s’y mettent. Ainsi nous assistons à des centaines de jeunes filles, toutes tailles confondues, tous poids défendus, toutes graisses non fondues se vêtir identiquement et périodiquement des mêmes accoutrements, tant pis pour celles à qui lesdits habits et accessoires ne vont point. Entre les immenses culottes chevalines affublées de minuscules shorts et les silhouettes sphériques coincées dans des jeans slims, en passant par des lunettes insecto-éloquentes inadaptées à la majorité des visages humains, le risible atteint des sommets vertigineux prouvant incontestablement le caractère pathologique des symptômes.

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Jui

Saint Valentin

Je suis allergique aux poils de chiens, à la viande d’agneau, aux bijoux en métal non précieux, à la cortisone, à mille et un excipients, aux produits anesthésiants, au pollen, aux navets, aux huîtres, aux oursins mal cuits, aux couteaux et à la Saint Valentin.

Ce faste de niaiserie exhibitionniste et guimauve a des propriétés émétiques spectaculairement insupportables. Encore si je n’avais droit qu’à ces horribles tourtereaux égoïstes qui s’embrassent à chaque banc et à chaque coin de rue et qui s’imaginent qu’il y a des anges tous nus qui jouent de la harpe sur un arc-en-ciel, mon caractère râleur à outrance n’aurait pas lieu de se manifester. Hélas ! Trois fois Hélas ! Le Destin en a voulu autrement. *Musique tragique*
La Saint Valentin, c’est :

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