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	<title>Moom Light &#187; littérature</title>
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	<description>La tribune des pensés médiocres</description>
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		<title>Anna galvauda l&#8217;Art</title>
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		<pubDate>Thu, 07 May 2009 05:56:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de peste]]></category>
		<category><![CDATA[Anna Gavalda]]></category>
		<category><![CDATA[commercial]]></category>
		<category><![CDATA[imposture]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[mauvais livre]]></category>
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		<description><![CDATA[ 
 

Imposture littéraire II :

 
La littérature devrait être plus souvent comparée à la gastronomie. Tout y est question de doses, d’épices et de douceur. Tout est dans la pincée, le brin et le soupçon.  À mal équilibrer les ingrédients, l’on donne au mieux l’indigestion au pire la nausée. Ah ! Parlons nausée, parlons Anna Gavalda. Son œuvre [...]]]></description>
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<p class="MsoNormal"> </p>
<ul>
<li><strong>Imposture littéraire II :</strong></li>
</ul>
<p> </p>
<p class="MsoNormal">La littérature devrait être plus souvent comparée à la gastronomie. Tout y est question de doses, d’épices et de douceur. Tout est dans la pincée, le brin et le soupçon. <span> </span>À mal équilibrer les ingrédients, l’on donne au mieux l’indigestion au pire la nausée. Ah ! Parlons nausée, parlons Anna Gavalda. Son œuvre n’est tout de même pas le fast-food du genre, ne soyons pas mesquins quand l’essence se prête trop à la caricature pour accepter l’hyperbole. Ses livres ne sont pas fades. Ce serait vraiment faire preuve d’une singulière mauvaise foi que de dire qu’ils laissent indifférent. Au contraire, ils vont droit au cœur et à l’estomac, en donnant haut-le-cœur et haut-le-corps. C’est plutôt de la Barbapapa. Sucrée, sirupeuse et écœurante. Gavalda cache la banalité de sa plume derrière du rêve marketé, l’assimilant à des sensibles geignardises pour pucelles en mal d’amour et pour idiots en manque d’idéaux. Un torchon croulant sous le sucre reste un torchon. <span> </span><span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="vertical-align: middle;" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/9782290006146.jpg" alt="" width="200" height="263" /></p>
<p><span id="more-70"></span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Il faut croire cependant que produire du sucre en livres ne suffit pas. Qu’il faut de la saccarine en pellicule, aussi. On n’arrête pas le progrès. Adapter du Gavalda relève pourtant du suicide artistique. Les personnages sont ordinaires, trop ordinaires pour être filmés. Leurs émotions relèvent du quelconque, leurs rêves du manque d’ambition. Leur banalité n’est pas exploitée, leur humanité l’est trop. Problème de dosage encore. Les scénarii sont trop simples pour captiver. Après ensemble, c’est tout, c’est donc au tour de « je l’aimais » de passer sur le gril de l’adaptation cinématographique. <span> </span>Sans succès. C’est l’histoire banale d’une femme fraîchement quittée. Pour la consoler, son beau-père lui raconte ses propres infidélités et sa lâche incapacité à quitter sa femme, qu’il regrette.<em> Il a fait le bon choix, il ne regrettera rien.</em></p>
<p class="MsoListParagraph"> </p>
<ul>
<li><span><span>·<span>         </span></span></span><strong>« Je l’aimais. » Je l’ai détesté</strong></li>
</ul>
<p> </p>
<p class="MsoNormal"><span> </span>Daniel Auteuil y joue, et s’y compromet. Zabou Breitman le tourne, et déçoit. Seule la bécassine, Marie-Josée Croze de son nom, est fidèle à elle-même et au personnage, remarquablement insipide de la racine de ses cheveux décolorés jusqu’au bout de son pitoyable jeu d’actrice. Le décor japonais, haut en couleur, relève cruellement la platitude chromatique de la trame adolescente dressée<span>  </span>par Anna Gavalda.</p>
<p class="MsoNormal">Ce film ne marquera, au final, que les esprits des couples disparates qui se sont déchirés à l’entrée du cinéma, à force d’hésitations entre X-men et le monument de la niaiserie présenté ici bas.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>Messieurs-Dames, vous êtes prévenus.</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><img style="vertical-align: middle;" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/grand-guimauve_a_la_fraise_gobz.jpg" alt="" width="200" height="200" /></p>
<p> </p>
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		<title>Imposture littéraire I : Vous (fai) revoir</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Jul 2008 18:27:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Langue de vipère]]></category>
		<category><![CDATA[agonie]]></category>
		<category><![CDATA[intellect]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Lévy]]></category>

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		<description><![CDATA[Qu’est-ce qui sonne plus creux que la tête d’un  fan de tuning ? Qu’est-ce qui est plus plat qu’une crêpe, ou pis, plus plat que le commentaire footballistique d’un supporter du PSG ? Aussi crédible qu’un altermondialiste en Converse ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
<p class="MsoNormal"><em>Qu’est-ce qui sonne plus creux que la tête d’un<span> </span>fan de tuning ? Qu’est-ce qui est plus plat qu’une crêpe, ou pis, plus plat que le commentaire footballistique d’un supporter du PSG ? Aussi crédible qu’un altermondialiste en Converse ? </em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Un roman de Marc Lévy », bien sûr.<br />
<img style="vertical-align: baseline;" src="http://www.laffont.fr/images/auteur/Marc_LévyA.jpg" alt="Un regard niais en vaut deux (de livres)" width="213" height="190" /></span></p>
<p><span id="more-30"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"><span style="font-size: small;">Marc Lévy est à la littérature ce que le <a href="http://moom-light.com/2008/06/04/sagesses-des-supermarches-%c2%ab-bio-%c2%bb/">bouddhisme</a> est à l’esprit critique. Ses œuvres sont les touchants avortons d’une simulation ratée de création et son succès n’a d’égal que le mauvais goût des péronnelles écervelées qui lui servent de lectrices. L’acmé du ridicule et l’acné du talent. C’est ainsi, et uniquement ainsi, qu’il est possible d’évoquer avec une criarde lucidité la risible existence littéraire d’un piètre écrivain.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"><span style="font-size: small;">Ses trames relèvent du consensuel propre aux mauvais best-sellers. Une platitude qui trahit une peur morbide du renouveau. Toutefois, reconnaissons-lui avec mansuétude le courage de ses idées. Quitte à être nul, autant l’être doublement. En effet, Marc Lévy est l’un des rares auteurs à oser se plagier lui-même. Toute personne suffisamment masochiste pour lire « Et si c’était vrai » puis » vous revoir », attestera de la véracité de cette accusation. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Je ne suis pas crapuleuse.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"><span style="font-size: small;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"><span style="font-size: small;">Marc Lévy, de son vrai nom Marc Lévy, est né en 1961 dans la région parisienne. Une preuve irréfutable de l’hostilité de ce coin, qui, en créant simultanément des raclures agressives et des insultes à la littérature, s’impose dans l’industrie des plaies sociales. Ce n’est qu’en 2000, où, vieux de 39 ans, âge où l’on<span style="mso-spacerun: yes;"> </span>est supposé être expérimenté et donc séparé de l’imagination limitée et au style puceau propres à l’inculture adolescente, que le pré-quarantenaire publie son premier livre. À l’aune de quoi il n’est point diffamatoire, mais réaliste, de clamer que le 21ème siècle sera immanquablement l’ère noire de la littérature française. Ainsi, c’est en mauvais auspice de la bibliographie lévéenne<span style="mso-spacerun: yes;"> </span>(et par extension, du deuxième millénaire) que « Et si c’était vrai… » voit le jour, couronné d’un prix Goya et Barrière. Des récompenses douteuses. Un pacte avec la bouse qui a marqué de l’apocalypse culturelle<span style="mso-spacerun: yes;"> </span>et l’arrêt de mort du bon goût général. C’est l’histoire d’un architecte que le fantôme d’une greluche poursuit. Evidemment, son rationalisme ne l’invite pas logiquement à consulter. Au contraire, il cherche à connaître l’histoire d’une femme dont il n’aurait eu cure si elle était laide comme un pou et/ou grosse comme Magali de la Star Ac’. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"><span style="font-size: small;">En 2003, « où es-tu ? » illustre le poids des promesses surnaturelles, à la sauce R.L.Stine* tandis que la consécration du public scatophile vient avec «sept jours pour une éternité » une mythologie bancale supposée amusant. Comique ? Non, monsieur Lévy, ce livre n’est pas drôle. Ce livre est ridicule. Une maladroite parodie du bien et du mal, illustrant à merveille la profondeur abyssale que peut atteindre l’humour français, déjà grandement démontrée par Bigard.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"><span style="font-size: small;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>En 2004, paraît « La prochaine fois … et on voudrait qu’il n’y en ait pas, de prochaine fois. Un couple au fil de réincarnations pathétiquement mises en scène. Du fantastique, façon déguisement de chez Lidl.<span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Et du niais, façon Lévy. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"><span style="font-size: small;">« Vous revoir » détruit avec maladresse le peu d’intérêt qu’avait suscité la première partie, mais s’emploie à la copier avec un manque de talent affligeant. Et rebelote dans la crotte ! </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"><span style="font-size: small;">« Mes amis, mes amours » exploite stupidement les difficultés quotidiennes de colocataires déjà pères avec des réflexions attestant de la philosophie de café la plus évidée : « J’ai longtemps cherché le sens de mon existence » ou « la vie n’offre jamais une seconde chance de faire bonne impression ». Des vieux cons qui ne gèrent pas leur manque d’affection féminine. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"><span style="font-size: small;">Quant aux enfants de la liberté, le titre dit tout. Soporifique et bien volubile quand il s’agit de débiter honteusement des clichés sur les immigrés juifs. Souriez, vous êtes clichetés. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"><span style="font-size: small;">Un huitième est sorti, mais que l’on excuse la défaillance d’une patience pourtant tenace. Même le masochisme le plus dévoué s’essouffle. De même, que l’on pardonne à une mémoire d’éléphant ses oublis, quand il est questions de prénoms. Tout cerveau est sélectif, et rechigne à se rappeler de noms de personnages fades comme les acteurs des soap-operas. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"><span style="font-size: small;">Toujours est-il que la question qui commence à naître avec la conclusion du dernier opus trouve réponse dès le second, ou le troisième. Grande seigneurie oblige.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"><span style="font-size: small;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"><span style="font-size: small;">Et si c’était vrai … que Marc Lévy est une caricature de ce que l’édition peut publier de pire ?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"><em><span style="font-size: small;">.</span><span style="font-size: small;">* : La collection Chair de Poule, Boudiou !</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
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