[Presse féminine] Entre gloss et pub, on ne pense pas
(Très mauvais titre. À vôt’bon’keur. À vos bonnes idées)

(Très mauvais titre. À vôt’bon’keur. À vos bonnes idées)


Cher Monsieur Val,
N’en déplaise aux utopistes et aux moralistes de tout poil, l’être humain est incontestablement intéressé par quelque chose lorsqu’il entreprend une action. Appât du gain et gagne-pain obligent. Si l’humanité est avancée, c’est parce que l’individu puise au fond du besoin instinctif de se distinguer des autres pour évoluer. Notre civilisation repose indubitablement sur des stimulants émotionnels et sur l’individualité profondément ancrée en chacun de nous. Elle serait davantage primaire si les hommes ne ressentaient ni colère ni envie. Mais elle le serait également s’ils en ressentaient trop. Prenons la Blogopshère à titre d’exemple. L’on pourrait croire que les plumes et les idées qui émergent dans la concurrence sont les plus précieuses. Peut-être, mais ce n’est pas suffisant pour rattraper toute la destruction opérée. Le talent souffre des dents longues des protagonistes, si aiguisées qu’elles en deviennent assassines. Meurtrières. L’héritage littéraire est le premier tranché. Un coupable ? Le référencement.

On ne cesse d’ânonner à Lili P. , hyper-active de son état, qu’elle doit manger doucement. Lentement. Calmement. Dans un cadre Zen, sans souci, et si possible sans activité intellectuelle. Aussi, déjeune-t-elle tous les jours à treize heures, rideaux fermés, bougies allumées, devant le JT de Jean-Pierre Pernaut.