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	<title>Moom Light &#187; Médias</title>
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	<description>La tribune des pensés médiocres</description>
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		<item>
		<title>[Presse féminine] Entre gloss et pub, on ne pense pas</title>
		<link>http://www.moom-light.com/2009/06/presse-feminine-entre-gloss-et-pub-on-ne-pense-pas/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Jun 2009 19:06:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de peste]]></category>
		<category><![CDATA[beauté]]></category>
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		<description><![CDATA[(Très mauvais titre. À vôt&#8217;bon&#8217;keur. À vos bonnes idées)



La presse féminine est à bien des égards une insulte à l’intelligence des lectrices. Malheureusement, ces mêmes lectrices ayant troqué leur cervelle contre de ravissants escarpins jaunes, il est difficile de parler d’intelligence insultée. On n’injurie pas ce qui n’est pas, voyons. Aussi, parlons d’intégrité compromise, de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="color: #888888;"><em>(Très mauvais titre. À vôt&#8217;bon&#8217;keur. À vos bonnes idées)</em></span></p>
<p class="MsoNormal"><img class="alignleft" style="float: left;" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/pressefminine.jpg" alt="" width="122" height="150" /></p>
<p><span id="more-77"></span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">La presse féminine est à bien des égards une insulte à l’intelligence des lectrices. Malheureusement, ces mêmes lectrices ayant troqué leur cervelle contre de ravissants escarpins jaunes, il est difficile de parler d’intelligence insultée. On n’injurie pas ce qui n’est pas, voyons. Aussi, parlons d’intégrité compromise, de droits bafoués et de seuils de qualité non atteints. De même que l’on impose de strictes règles d’hygiène au fast-food malgré de désintérêt sanitaire de leur clientèle, on devrait se battre pour la dignité humaine, que certaines bécassines risquent à leur insu.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">La presse féminine a manifestement un problème : elle-même. La forme et le fond. Mais surtout le fond : ses rédacteurs. Un gros mystère pèse en effet <span> </span>sur la qualification des journalistes beauté. Au vu des faibles capacités et des sujets à l’intérêt on ne peut plus limité, il est légitime de se demander si lesdites journalistes ont trouvé leur diplôme dans un pack de shampooings. Imaginons plutôt le chemin emprunté par une journaliste beauté, parcours sinueux qui a permis d’éviter de justesse le trottoir à son corps empoudré. À quinze ans, la greluche était médiocre en maths mais moins mauvaise en français. La logique la dépassait mais ayant été nourrie aux niaiseries épistolaires, elle se réfugie dans une filière littéraire. Le bac miraculeusement en poche, elle se cantonne aux langues jusqu’à ce qu’un ami en roulage de galoches, ébahi par la transformation avant et après maquillage, la pistonne en tant que rédactrice ès camouflage.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><img class="alignleft" style="float: left;" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/Maquillage-quotidien.jpg" alt="" width="117" height="160" /></p>
<p class="MsoNormal">Notre belle incompétente, dénuée d’humour caustique et à mille lieux de la philosophie esthétique, tombe dans la redondance quand elle ne se contredit pas. Un régime est tantôt plébiscité, tantôt critique. Reste que chaque saison, dans un même magazine, le public a droit aux mêmes conseils concernant les ongles cassants, les looks fracassants, les coupes qui siéent à tel visage et les peaux qui conviennent à tels rasages. Ou comment ânonner les recettes de grands-mères à la sauce branchouille, à grands renforts de couleurs vives et de redondances abusives. Disserter sur l’évidence, c’est encore ce que ces jaseuses savent faire de mieux ; c’est que chez ces gens là, on ne pense pas, on écrit ou on se maquille.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Ces inepties, croyez-le ou pas, ne meublent pas la presse féminine. Elles en sont le noyau fondateur, la structure crétine. C’est autour de ce contenu puant que s’articule à la fois la plus géniale et la pire stratégie publicitaire : les &laquo;&nbsp;conseils sponsorisés&nbsp;&raquo;. On y oriente et on y somme massivement. Pourquoi ? Parce que <span><span>70% des achats sont effectués par des femmes.</span></span> « Il faudrait » donc s’habiller avec tel modèle,  offrir tel objet, se loger à telle enseigne, se relaxer avec telle crème… On y planifie plus que des virées shoppings, on y trace des vies. Pour qu’au final, des bonnes poires soient contentes d’avoir trouvé la pâle copie de la robe de Marion Cotillard.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="vertical-align: middle;" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/deux_cruches.jpg" alt="" width="179" height="238" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><em>Une lectrice et une journaliste-beauté.</em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;">
<p class="MsoNormal">Trêve de grivoiserie, soyons sérieux.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Est-ce qu’une cruche, ne serait-ce qu’une seule petite lectrice de presse féminine s’est déjà rendu compte qu’elle payait pour avoir de la pub ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><em>Temps de réflexion.</em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><span> <strong>Cette presse devrait être gratuite.</strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal"><em>Pour mon stage en communication ou en journalisme, je crois que c’est définitivement mort.</em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Lettre ouverte à Philippe Val</title>
		<link>http://www.moom-light.com/2009/05/lettre-ouverte-a-philippe-val/</link>
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		<pubDate>Fri, 22 May 2009 14:13:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de peste]]></category>
		<category><![CDATA[idéalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[pusillanimité]]></category>
		<category><![CDATA[torchon]]></category>

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		<description><![CDATA[
Cher Monsieur Val,

Il est regrettable de devoir commencer une lettre par une formule consensuelle aussi hypocrite. Sachez que vous n’êtes cher  dans aucun sens du terme. L’affection que je vous porte est égale à votre valeur de journaliste, c’est dire.
Je vous écris, Monsieur Val, pour vous dévoiler mon intention de me réabonner à Charlie Hebdo et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><span><img class="aligncenter" style="vertical-align: middle;" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/Courrier.jpg" alt="" width="148" height="290" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Cher Monsieur <strong>Val</strong>,</span></p>
<p><span id="more-74"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Il est regrettable de devoir commencer une lettre par une formule consensuelle aussi hypocrite. Sachez que vous n’êtes cher  dans aucun sens du terme. L’affection que je vous porte est égale à votre valeur de journaliste, c’est dire.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je vous écris, Monsieur <strong>Val</strong>, pour vous dévoiler mon intention de me réabonner à Charlie Hebdo et par là même, vous exprimer tout le mépris poli que vous m’inspirez. <a href="http://moom-light.com/2008/07/21/liberte-d%E2%80%99expression-sine-qua-non/">Depuis l’affaire Siné</a>, je boudais votre hebdomadaire,  fière comme Artaban. Continuer à lire la serpillère de l’éboueur que vous êtes était inenvisageable pour moi, malgré ma légendaire patience qui me pousse régulièrement à me faire souffrance pour meubler mon Blog de quelques crachats mensuels sur les succès du moment. Mais Charlie-Hebdo était devenu trop souffreteux et bien trop pâlichon pour être haut en couleur. Pas assez médiocre pour être drôle, pas assez intelligent pour être brillant. Fade. Sans saveur. <strong>Val</strong>étudinaire, à votre image, Monsieur <strong>Val</strong>, à l’image de votre voix votive et de votre déontologie vomitive.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je me réabonne car vous partez. La presse écrite va mal, Monsieur <strong>Val</strong>, vous le savez. Les journaux américains font faillite, et la question de la monétisation des contenus se pose progressivement. Le modèle publicitaire actuel a un avenir limité dans le temps, l’information n’est plus l’apanage de l’édition et l’argent se fait désirer. Resteront des idéalistes consciencieux pour défendre le prestige du papier ; idéalistes dont vous ne faites évidemment pas partie. Aussi, pas de <strong>val</strong>se-hésitation, vous fuyez. L’on vous savait lécheur, l’on vous découvre lâcheur. Ce qui n’indigne point, et surprend encore moins. Là où vous pensez envoyer <strong>val</strong>dinguer votre hebdomadaire, vous ne dressez  en réalité que le portrait peu flatteur de l’égoutier que vous êtes. En qualité de rat, vous quittez le navire pour un caniveau (Radio France).</span></p>
<p class="MsoNormal"><span><strong>VAL</strong>EAS<strong>, VAL.</strong> (Va t-en, <strong>Val</strong>). </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>S’il est vrai que vous avez eu autrefois une belle plume, il est certain que  vous la trempez désormais dans de l’encre puante, presque aussi cireuse que votre teint.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="vertical-align: middle;" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/Philippe%20VAL.jpg" alt="" width="165" height="148" /></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Irrespectueusement vôtre,</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Moom.</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Google, ennemi des rédacteurs</title>
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		<pubDate>Sun, 03 May 2009 11:35:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expression au comptoir]]></category>
		<category><![CDATA[agonie]]></category>
		<category><![CDATA[Blogs]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[talent]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
N’en déplaise aux utopistes et aux moralistes de tout poil, l’être humain est incontestablement intéressé par quelque chose lorsqu’il entreprend une action. Appât du gain et gagne-pain obligent. Si l’humanité est avancée, c’est parce que l’individu puise au fond du  besoin instinctif de se distinguer des autres pour évoluer. Notre civilisation repose indubitablement sur des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p class="MsoNormal">N’en déplaise aux utopistes et aux moralistes de tout poil, l’être humain est incontestablement intéressé par quelque chose lorsqu’il entreprend une action. Appât du gain et gagne-pain obligent. Si l’humanité est avancée, c’est parce que l’individu puise au fond du <span> </span>besoin instinctif de se distinguer des autres pour évoluer. Notre civilisation repose indubitablement sur des stimulants émotionnels et sur l’individualité profondément ancrée en chacun de nous. Elle serait davantage primaire si les hommes ne ressentaient ni colère ni envie. Mais elle le serait également s’ils en ressentaient trop. Prenons la Blogopshère à titre d’exemple. L’on pourrait croire que les plumes et les idées qui émergent dans la concurrence sont les plus précieuses. Peut-être, mais ce n’est pas suffisant pour rattraper toute la destruction opérée. Le talent souffre des dents longues des protagonistes, si aiguisées qu’elles en deviennent assassines.<strong style="font-weight: bold;"> Meurtrières.</strong> L’héritage littéraire est le premier tranché. Un coupable ? Le référencement.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center; "><img class="aligncenter" style="vertical-align: middle;" src="http://creation-site-internet-besancon.ja-psi.fr/creation-site-internet/referencement-site-internet.jpg" alt="" width="330" height="323" /></p>
<p><span id="more-66"></span></p>
<p class="MsoNormal">D’une part, les titres ne sont plus recherchés. Il s’agit de mettre un titre non plus attirant ou soigné, mais complet au possible. Tous les mots-clefs sont bons pour l’audience, et tant pis si l’intitulé à rallonge nuit à la qualité. Heureusement, des développeurs avisés ont mis au point un Plug-in ; tel que ces messieurs les blogueurs ont la possibilité de se gargariser grassement de la satisfaction d’être les chouchous des moteurs de recherches, sans pour autant imposer à nos lecteurs de flux et à nos mirettes deux lignes indigestes d’inepties à peine cohérentes.</p>
<p class="MsoNormal">D’autre part, les moteurs de recherche remettent en question tout l’héritage culturel et littéraire. La répétition n’est plus honnie, elle est adulée, recherchée. Au diable l’écriture journalistique. Un rédacteur devrait éviter les rengaines, mais un moteur de recherche les plébiscite. </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline; -webkit-text-decorations-in-effect: underline; ">Application :</span></li>
</ul>
<p> </p>
<p class="MsoNormal">Soient Catherine et Bernard deux mots fort recherchés par l’internaute moyen qui ne connaît pas l’impact de ses clics. En lieu et place d’un : « Aujourd’hui, Bernard est allé au Parc, où il rencontre Catherine. Le jeune homme s’amourache de cette dernière, et entre les deux tourtereaux naît une histoire fantastique. »</p>
<p class="MsoNormal">Nous avons :</p>
<p class="MsoNormal">« Aujourd’hui, Bernard est allé au Parc. Bernard y rencontre Catherine. Bernard s’amourache de Catherine. Bernard et Catherine tombent amoureux fou. »</p>
<p class="MsoNormal">J’exagère à peine. Vous le savez.</p>
<p class="MsoNormal">Au final, l’ambition démesurée, utile dans un premier temps, œuvrerait à la consomption de la Blogosphère. À force de privilégier le contenant au contenu, le référencement à la référence, la communauté des Blogs se nuit. Parce qu’il y assez de gueguerres dans le monde du travail pour en remettre une couche dans la blogosphère. Peu importe de savoir qui a la plus grosse. <span> </span>Il s’agit de savoir combien en ont de belles, et ce qu&#8217;ils peuvent faire avec. <em style="font-style: italic;">Je parle de plumes, évidemment.</em></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="vertical-align: middle;" src="http://portal.unesco.org/culture/fr/files/37205/12235698437plume.jpg/plume.jpg" alt="" width="191" height="136" /></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Quand JP Pernaut chouchoute Mémé</title>
		<link>http://www.moom-light.com/2009/04/quand-jp-pernaut-chouchoute-meme/</link>
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		<pubDate>Wed, 29 Apr 2009 14:02:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de peste]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[JT]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
 On ne cesse d’ânonner à Lili P. , hyper-active de son état, qu’elle doit  manger doucement. Lentement. Calmement. Dans un cadre Zen, sans  souci, et si possible sans activité intellectuelle. Aussi, déjeune-t-elle      tous les jours à treize heures, rideaux fermés, bougies allumées, devant  le JT de Jean-Pierre Pernaut.
 

 
Pour la naine en quête de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p class="MsoNormal"><img class="alignleft" style="float: left;" src="http://medias.lepost.fr/ill/2008/12/10/h-3-1088390-1228930832.jpg" alt="" width="230" height="165" /> On ne cesse d’ânonner à Lili P. , hyper-active de son état, qu’elle doit  manger doucement. Lentement. Calmement. Dans un cadre Zen, sans  souci, et si possible sans activité intellectuelle. Aussi, déjeune-t-elle      tous les jours à treize heures, rideaux fermés, bougies allumées, devant  le JT de Jean-Pierre Pernaut.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p><span id="more-63"></span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Pour la naine en quête de quiétude, ce journal télévisé est un pur bonheur. Plus reposant que toutes les séances bouddhistes auxquelles l’a emmenée de force son tendre Gulliver. Et infiniment plus relaxant que les tentatives de massage de son ancien patron. <span> </span>C’est une fenêtre sur un monde tranquille et provincial, où l’on ne parle que de langoustes et de chats disparus. Un moyen d’information taillé sur mesure pour le troisième âge, une presse qui vend généreusement une altruiste illusion de voyage et une impression de culture. Une distraction bénie pour les hyperactifs, leur offrant une sédentarisation intellectuelle instantanée.</p>
<p class="MsoNormal">Aujourd’hui, Jean-Pierre Pernaut s’est surpassé. Il a réussi à faire passer un message rassurant aux retraités sur la cruauté du monde du travail. Vous êtes vieux et vous vous faites chier. MAIS, ça aurait pu être pire, <span> </span>vous auriez pu être un journaliste Tf1. Aujourd’hui donc, zoom sur le très réputé marché aux fleurs de Tours. Où l’on filme attentivement des personnes qui comptent le nombre des clochettes avant d’acheter le brin de muguet. Et où l’on interviewe longuement Chantal et Jean-Claude, vendeurs de muguets, pour leur demander : « qu’est ce que ça sent, le muguet ».</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Et bien, aussi surprenant que cela puisse paraître, ça sentirait le muguet. </strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="vertical-align: middle;" src="http://www.lechti.com/upload/visuels/muguet1.jpg" alt="" width="288" height="300" /></p>
<p> </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">C’est qu’il ne faut pas surprendre les seniors. Il faut leur parler de superstitions vieillottes et de querelles de clocher. D’ailleurs, outre la canicule, <span> </span>l’infarctus est l’indétournable moyen pour se débarrasser des anciens. À partir de quoi, changer la ligne éditoriale du JT de Pernaut appert être une arme de gérontodestruction massive. <span> </span>À vos scoops !</p>
<p> </p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Un métier en perdition : journalisme</title>
		<link>http://www.moom-light.com/2008/12/un-metier-en-perdition-journalisme/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Dec 2008 12:41:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de peste]]></category>
		<category><![CDATA[déchéance]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[presse écrite]]></category>

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		<description><![CDATA[
 

J’ai jadis rêvé d’un journalisme droit. D’une information épurée dans un écrin intouchable d’honnêteté intellectuelle. D’une analyse intelligente au parti pris assumé et pertinent. De journalistes intègres et désintéressés. D’une liberté d’expression effective au service d’une réflexion omniprésente.
Depuis, je me suis réveillée. C’est ennuyeux. Vraiment ennuyeux, d’être tirée ainsi de ces douces rêveries. Loin d’être [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><img class="alignleft" style="float: left;" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/journaliste.jpg" alt="" width="103" height="267" /></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p><span id="more-53"></span></p>
<p class="MsoNormal">J’ai jadis rêvé d’un journalisme droit. D’une information épurée dans un écrin intouchable d’honnêteté intellectuelle. D’une analyse intelligente au parti pris assumé et pertinent. De journalistes intègres et désintéressés. D’une liberté d’expression effective au service d’une réflexion omniprésente.</p>
<p class="MsoNormal">Depuis, je me suis réveillée. C’est ennuyeux. Vraiment ennuyeux, d’être tirée ainsi de ces douces rêveries. Loin d’être le point de vue capricieux d’une jeune fantasque, c’est le cri horrifiée d’une idéaliste blessée du flanc jusqu’au cœur. Les idéalistes, sous leur apparente naïveté, sont les plus exigeants. Et j’ai dû, malgré moi, quitter le rêve juvénile pour la réalité des adultes. Pour une réalité qui n’a rien d’adulte, en fait &#8211; hormis l’amertume ; pour une réalité qui, en revanche, <span> </span>a tout du cauchemar  -sauf le caractère salvateur de la brièveté.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Je me suis réveillée dans un monde professionnel où les nombres sont partout. Pour les belles lettres, l’on repassera. Nombre de signes et exemplaires vendus règnent non plus en maîtres, mais en dictateurs.</p>
<p class="MsoNormal">Et la loi du chiffre est la mère de tous les vices (intellectuels). La limite des caractères est une règle d’or qui ne vaut pas son pesant de cacahuètes. Elle a fatalement conduit à préférer la quantité à la qualité. En effet, vient vite le terme fatidique pour un rédacteur où la créativité et la passion s’arrêtent. Alors les lignes sont interminables, pour celui qui les lit comme celui qui les écrit. Fades et insipides. Mais comme tout misérable caractère représente un bout de salaire, le journaliste écrit ad nauseam. Appât du gain et gagne-pain obligent. Le petit journaliste crapuleux traquera ses statistiques sur Word, se confondra dans ses calculs, s’arrêtera plusieurs fois pour penser au salaire qui perce au bout des lettres qu’il pianote les yeux et la tête vides ; puis il rêvera grassement d’un patch Word qui convertirait automatiquement les caractères écrits en euros. </p>
<p class="MsoNormal">Pour les exemplaires vendus, ils instaurent un esprit corrompu au sein de la rédaction. Il faut user de tous les charmes et de tous les artifices pour vendre. Vendre. Vendre. Une ritournelle basique qui fait plus tourner l’estomac que la tête. Car l’argent, fin ultime, justifie les moyens. Et l’on se trouve à user de démagogie pour formuler les titres les plus accrocheurs. Pis, l’on renonce parfois à la qualité de son journal pour contourner la ligne éditoriale de manière à s’attaquer à un sujet<span>  </span>plus croustillant. Plus propice à faire jaser. À ce stade, ce n’est pas plus de la performance que du professionnalisme, mais bel et bien du commérage. À bon entendeur.<span>  </span></p>
<p class="MsoNormal">Le métier est de plus en plus corrompu. Le journalisme, idéalement voix du peuple est entre de riches et puissantes mains qui sont au peuple ce que le supplice de la baignoire est au bain moussant. Quand bien même les rédacteurs auraient cette dignité professionnelle, en effet, les grosses ficelles sont tenues par des patrons qui manient, détruisent et dessinent au gré de leurs envies et des envies de leurs amis. Ou comment bâillonner les sombres impertinents qui cassent les pieds à force de taper sur les doigts.</p>
<p class="MsoNormal">Le journalisme n’est plus synonyme d’investigation et de réflexion, mais sans pessimisme aucun, il est devenu l’étendard de la <span> </span>connivence. Id-est, l’on assiste à des mises sous ombre et de mises en valeurs de faits choisies par les patrons en questions.<span>  </span>À titre d’exemple, et pour éviter le sempiternel reproche concernant la navrante platitude de TF1 et les polémiques internes des Echos d’Arnault, osons un journal du groupe Lagardère. Le journal du dimanche, en effet, se montre bien silencieux quand il s’agit de couvrir la réforme de l’audiovisuel en se contentant d’interviewer mollement la ministre Christine Albanel. Allégeance, mon amour.</p>
<p class="MsoNormal">Navrant de voir qu’au sein d’un pays démocratique, les libres médias s’autocensurent eux-mêmes. </p>
<p class="MsoNormal">P<em>uisque je n’aurais visiblement pas de stage de rédactrice en Mai en assumant ainsi mon billet et puisque, de toute façon, je me demande si j’accepterais encore d&#8217;être stagiaire (donc de n&#8217;être reconnue pour mon « supposé talent » qu’après un mois où l&#8217;on ne m&#8217;aura considéra QUE pour ma plastique ), je crée officiellement une nouvelle catégorie. « Revue de peste » regroupera donc les pires horreurs de la presse francophone qui me passent sous les dents mais également, dans un souci d’égalité, les meilleures perles. </em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><img style="vertical-align: middle;" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/censure.jpg" alt="" width="334" height="512" /></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
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