<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Moom Light &#187; navet</title>
	<atom:link href="http://www.moom-light.com/tag/navet/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.moom-light.com</link>
	<description>La tribune des pensés médiocres</description>
	<lastBuildDate>Wed, 30 Jun 2010 14:00:58 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.9.1</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<xhtml:meta xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" name="robots" content="noindex" />
		<item>
		<title>Anna galvauda l&#8217;Art</title>
		<link>http://www.moom-light.com/2009/05/anna-galvauda-lart/</link>
		<comments>http://www.moom-light.com/2009/05/anna-galvauda-lart/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 07 May 2009 05:56:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de peste]]></category>
		<category><![CDATA[Anna Gavalda]]></category>
		<category><![CDATA[commercial]]></category>
		<category><![CDATA[imposture]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[mauvais livre]]></category>
		<category><![CDATA[navet]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://moom-light.com/?p=70</guid>
		<description><![CDATA[ 
 

Imposture littéraire II :

 
La littérature devrait être plus souvent comparée à la gastronomie. Tout y est question de doses, d’épices et de douceur. Tout est dans la pincée, le brin et le soupçon.  À mal équilibrer les ingrédients, l’on donne au mieux l’indigestion au pire la nausée. Ah ! Parlons nausée, parlons Anna Gavalda. Son œuvre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<ul>
<li><strong>Imposture littéraire II :</strong></li>
</ul>
<p> </p>
<p class="MsoNormal">La littérature devrait être plus souvent comparée à la gastronomie. Tout y est question de doses, d’épices et de douceur. Tout est dans la pincée, le brin et le soupçon. <span> </span>À mal équilibrer les ingrédients, l’on donne au mieux l’indigestion au pire la nausée. Ah ! Parlons nausée, parlons Anna Gavalda. Son œuvre n’est tout de même pas le fast-food du genre, ne soyons pas mesquins quand l’essence se prête trop à la caricature pour accepter l’hyperbole. Ses livres ne sont pas fades. Ce serait vraiment faire preuve d’une singulière mauvaise foi que de dire qu’ils laissent indifférent. Au contraire, ils vont droit au cœur et à l’estomac, en donnant haut-le-cœur et haut-le-corps. C’est plutôt de la Barbapapa. Sucrée, sirupeuse et écœurante. Gavalda cache la banalité de sa plume derrière du rêve marketé, l’assimilant à des sensibles geignardises pour pucelles en mal d’amour et pour idiots en manque d’idéaux. Un torchon croulant sous le sucre reste un torchon. <span> </span><span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="vertical-align: middle;" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/9782290006146.jpg" alt="" width="200" height="263" /></p>
<p><span id="more-70"></span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Il faut croire cependant que produire du sucre en livres ne suffit pas. Qu’il faut de la saccarine en pellicule, aussi. On n’arrête pas le progrès. Adapter du Gavalda relève pourtant du suicide artistique. Les personnages sont ordinaires, trop ordinaires pour être filmés. Leurs émotions relèvent du quelconque, leurs rêves du manque d’ambition. Leur banalité n’est pas exploitée, leur humanité l’est trop. Problème de dosage encore. Les scénarii sont trop simples pour captiver. Après ensemble, c’est tout, c’est donc au tour de « je l’aimais » de passer sur le gril de l’adaptation cinématographique. <span> </span>Sans succès. C’est l’histoire banale d’une femme fraîchement quittée. Pour la consoler, son beau-père lui raconte ses propres infidélités et sa lâche incapacité à quitter sa femme, qu’il regrette.<em> Il a fait le bon choix, il ne regrettera rien.</em></p>
<p class="MsoListParagraph"> </p>
<ul>
<li><span><span>·<span>         </span></span></span><strong>« Je l’aimais. » Je l’ai détesté</strong></li>
</ul>
<p> </p>
<p class="MsoNormal"><span> </span>Daniel Auteuil y joue, et s’y compromet. Zabou Breitman le tourne, et déçoit. Seule la bécassine, Marie-Josée Croze de son nom, est fidèle à elle-même et au personnage, remarquablement insipide de la racine de ses cheveux décolorés jusqu’au bout de son pitoyable jeu d’actrice. Le décor japonais, haut en couleur, relève cruellement la platitude chromatique de la trame adolescente dressée<span>  </span>par Anna Gavalda.</p>
<p class="MsoNormal">Ce film ne marquera, au final, que les esprits des couples disparates qui se sont déchirés à l’entrée du cinéma, à force d’hésitations entre X-men et le monument de la niaiserie présenté ici bas.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>Messieurs-Dames, vous êtes prévenus.</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><img style="vertical-align: middle;" src="http://moom-light.com/wp-content/uploads/grand-guimauve_a_la_fraise_gobz.jpg" alt="" width="200" height="200" /></p>
<p> </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.moom-light.com/2009/05/anna-galvauda-lart/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Bienvenue chez les chtis ou l&#8217;avènement de la médiocrité</title>
		<link>http://www.moom-light.com/2008/06/bienvenue-chez-les-chtis-ou-lavenement-de-la-mediocrite/</link>
		<comments>http://www.moom-light.com/2008/06/bienvenue-chez-les-chtis-ou-lavenement-de-la-mediocrite/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 04 Jun 2008 18:25:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Langue de vipère]]></category>
		<category><![CDATA[chtis]]></category>
		<category><![CDATA[navet]]></category>
		<category><![CDATA[ridicule]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://moom-light.com/?p=17</guid>
		<description><![CDATA[Il est certains films affreusement célèbres, mais que la critique se charge de démolir, n’en déplaise au budget parfois monstrueux dédié à la communication. Tel est le cas du dernier Astérix, une perle en le domaine. Un navet, dans toute son éperdue fadeur, une bouse, dans toute son infinie puanteur, un bide, dans sa toute [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est certains films affreusement célèbres, mais que la critique se charge de démolir, n’en déplaise au budget parfois monstrueux dédié à la communication. Tel est le cas du dernier Astérix, une perle en le domaine. Un navet, dans toute son éperdue fadeur, une bouse, dans toute son infinie puanteur, un bide, dans sa toute grasse laideur. Les millions d’euros cramés pour la promotion, la myriade de stars à l’affiche sont autant d’emballages propres à intéresser dans un premier temps, et à écœurer dans un second. Ce film est une bouse dans un écrin, et cela lui fut copieusement signifié par un public déçu et par des critiques invétérés. Le film n’est pour ainsi dire utile que parce que sa nullité rend hommage à Chabat, réalisateur du précédent opus. Le malheur des uns fait le bonheur des autres. La médiocrité de certains sublime le talent des autres.<br />
Il est toutefois des impostures plus navrantes, qui dépassent de loin la promotion abusive, qui atteignent un public aveugle qui les acclament et qui corrompent une critique qui les encensent. Le plus criant exemple : Bienvenue chez les ch’tis. Le film se base sur un mensonge éhonté, à savoir qu’il existe une vie après Paris. Fourberie.</p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;">Attention, ceci est un spoiler qu’il faut absolument lire si vous n’avez pas vu le film. Vous me remercierez plus tard.</span></strong></p>
<p><span id="more-17"></span></p>
<p>Ainsi, le scénario, si tant que ce dégueulis de blagues beaufs peut prétendre au titre de scénario, relate l’histoire d’un directeur de poste provençal souhaitant être muté dans la côte d’azur. Pour ce faire, il n’hésite pas à se faire passer pour un handicapé. La supercherie étant, comme prévu, découverte, il est puni via une mutation cruelle et infâme dans le Nord. Cette mutation suscite la seule émotion susceptible de pointer le bout de son nez durant le film : une compassion profonde et sincère pour ce pauvre homme. Evidemment, le fonctionnaire est marié à une râleuse imbuvable, cela va de soi. <img class="alignright" style="float: right;" src="http://www.gala.fr/var/gal/storage/images/les_stars/leurs_bio/felix_zoe/images/zoe_felix/215107-1-fre-FR/zoe_felix_reference.jpg" alt="" width="233" height="184" />L’actrice est laide comme un pou, toute aussi pénible mais elle ne saurait, hélas, prétendre jouer à moitié aussi bien que ledit parasite. Mais l’actrice s’appelant Zoé Félix (bonheur), il est indulgent et fort magnanime de voir en son nom l’excuse suprême à son piètre jeu d’actrice : l’incapacité prédéterminé à feindre la névrose ; ou toute autre état ne relevant pas de la béate expression bovine d’une simplette irrécupérable. Beati pauperes spiritu. Quand le directeur de la poste s’installe, et en bonne girouette, se plaît dans une « ville » au Nord-Pas-de-Calais, Bergues, il ment abondamment au panier de préjugés qui lui sert de femme, qui d’ailleurs finit par découvrir le pot aux roses, à cause de la balance qui lui sert d’employée.</p>
<p><em>[ Vous suivez ? Vous ne vous emmêlez pas les pinceaux avec tous ces objets ? ]</em></p>
<p><strong>Happy End du film : </strong>il quitte le Nord en pleurant et embrasse impudemment sa femme devant une école primaire. Comme si un individu suffisamment cynique pour feindre l’handicap moteur pouvait pleurer d’émotion en quittant une petite ville tellement paumée que le soleil l’évite consciencieusement aussi.</p>
<p><strong>Sad End pour le public :</strong> tout, absolument tout, laisse à croire que les chtis descendront au Sud. Au secours.</p>
<p>Dans ce « film », Dany Boon reprend courageusement ses caricatures sur les nordistes. Fortes fortuna juvat oblige, la recette est gagnante : « bienvenue chez les Ch’tis » est extraordinairement, que dis-je, immensément, infiniment, ridiculement apprécié. La décence m’interdit de mentionner les entrées et les bénéfices du film. Merci de votre compréhension. De là s’impose une question existentielle : comment un film, avec des blagues aussi beaufs, peut-il être si populaire – même chez l’intelligentsia journalistique parisienne ? La première réponse serait la nécessité de nous remettre en question, moi et mon insatisfaction cinématographique chronique. Mais ce n’est malheureusement pas dans mes habitudes. La seconde serait … Je ne sais pas. Ma rhétorique m’abandonne, je ne puis user de quelque soubresaut stylistique pour éviter d’avouer l’inavouable. Je ne sais pas ; mais je n’en ai pas honte. Ce succès est un mystère. Il est impossible d’expliquer cette unanimité effrayante et cet engouement impressionnant et irréfléchi. Une once d’esprit critique avertit du caractère <strong>fatal</strong>ement <span style="text-decoration: line-through;">picard</span> chti d’un humour au ras-des-pâquerettes et de la désolation intellectuelle d’un scénario au fond du gouffre. Mais non, personne ne se rebiffe. Même les critiques, éléments salvateurs à la rescousse du bon goût et de la culture, sont abusés et unanimes. Quelle triste interprétation de la pensée cartésienne, tout de même : personne ne pense, mais tout le monde suit.</p>
<p>Selon la critique, ce film affreusement régressif serait LA bouffée d’oxygène dont les français avaient besoin. Quelle condescendance ! Dire que les français aiment les bouses relève du constat. Dire que les français ont besoin des bouses est une ignominieuse insulte.</p>
<p>Pour finir, l’effet de mode atteint des proportions de crise : la petite ville de Bergues, somme toute peu jolie, est en phase de devenir une ville touristique <span style="text-decoration: line-through;">grâce au</span> à cause du Chti Tour (attraction abrutissante qui consiste en la présentation des divers lieux de tournage à des abrutis). Pis encore, l’infect fromage du nord, maroilles, jusque là oublié à juste titre par les papilles gustatives et les capteurs olfactifs avisés, fait son grand retour. Au grand dam des amateurs de l’haleine fraîche.</p>
<p>L’excitation populaire est inversement proportionnelle à la qualité du film. Reste que ce film est, dans l’absolu, une implicite humiliation des gens du nord : pour dire que ces derniers ne sont pas des bouseux, ce dont personne ne doute, il aurait été tout de même préférable de ne pas leur dédier une bouse.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.moom-light.com/2008/06/bienvenue-chez-les-chtis-ou-lavenement-de-la-mediocrite/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Marie-Antoinette</title>
		<link>http://www.moom-light.com/2008/06/marie-antoinette/</link>
		<comments>http://www.moom-light.com/2008/06/marie-antoinette/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 04 Jun 2008 17:59:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Moom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Langue de vipère]]></category>
		<category><![CDATA[navet]]></category>
		<category><![CDATA[sofia coppola]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://moom-light.com/?p=11</guid>
		<description><![CDATA[Autant l’annoncer d’emblée : je vais paraître grossière. Parce que c’est être artistiquement incorrect, ces temps-ci, que de ne point s’extasier béatement devant le talent de Mademoiselle Coppola, parce que c’est faire preuve d’un blâmable mauvais goût et d’un perfectionnisme désuet que de ne pas s’enthousiasmer outre mesure devant les anachronismes, même imbéciles, d’une estimée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Autant l’annoncer d’emblée : je vais paraître grossière. Parce que c’est être artistiquement incorrect, ces temps-ci, que de ne point s’extasier béatement devant le talent de Mademoiselle Coppola, parce que c’est faire preuve d’un blâmable mauvais goût et d’un perfectionnisme désuet que de ne pas s’enthousiasmer outre mesure devant les anachronismes, même imbéciles, d’une estimée et prétendue prodige de la réalisation. Anchronismes qui caractérisent de manière particulièrement pénible la récente réalisation de la cadette Coppola : <strong>Marie-Antoinette.</strong></p>
<p>L’affiche annonce littéralement la couleur du film : du rose, et du mauvais. La police des caractères du titre figurant dans l’affiche, bien fuschia, laisse quant à elle présager le pire en matières d’anachronismes : du jeunisme à coup sûr lamentable. Cette désagréable impression est promptement confirmée : une bande son singulièrement médiocre en raison d’une voix éraillée et d’accords de guitares qui ne brille que dans la banalité. De la pop-rock pitoyable en somme, qui réussirait presque à faire passer les membres de Tokio Hotel pour des génies de la musique. Un jeunisme si déphasé et tellement imposé qu’il tombe dans le consensuel le plus plat : plus tard, des converse couleur bleu-violet trôneront effrontément auprès de quelques merveilles de la Haute Chaussure tandis que des parisiens du dix-neuvième siècle danseront allègrement sur la même pop-rock dérangeante. De grâce, que l’on ne qualifie pas ces maladresses lamentables de « décalages » et d’«audace », ne serait-ce que par respect pour ceux qui en usent réellement avec habileté et justesse.<br />
L’introduction est plate à souhait, en cela elle introduit fort bien le déroulement des actions du film : une incessante suite de scènes répétitives, muettes, parsemées néanmoins de rares dialogues inintéressants et insipides. Une stérilité émotionnelle exceptionnelle qui enfonce le spectateur dans une léthargie chronique, dont il n’est tiré que pour s’extasier devant la beauté de Kirsten Dunst, ou au contraire, pour pester contre la jeune actrice, qui semble avoir abandonné ses livres d’histoire au profit d’une préparation auprès des jouvencelles à peine pubères des agences de mannequinat. Des acteurs lisses comme du marbre, fades comme des huîtres sans citron qui, au lieu de sauver la platitude du scénario, l’enfoncent sans une once de ménagement. Car aucun fait ne marque, en lui-même : seul le détail inlassablement réitéré y prétend, au même titre que le désintérêt culturel des scénaristes. Si vous pensez que l’histoire de Marie-Antoinette comporte moult faits passionnants (tels la guillotine, le procès, l’avant-procès, la manipulation viennoise dont elle était victime à Versailles même, la révolution française), permettez à Miss Coppola  de vous détromper. De la vie de la reine, vous n’êtes censés retenir que les pâtisseries, les chaussures et la frustration sexuelle. Ou comment préférer les minauderies adolescentes à l’aspect historique infiniment plus intéressant du contexte. Une mièvrerie et un simplisme américains grandioses &#8211; veuillez excuser la redondance.* Ce film est une évocation de la vie d&#8217;une Marie-Antoinette peinte telle une Paris Hilton du dix-neuvième siècle &#8211; la levrette en moins. Un retour inintéressant sur les coulisses de Versailles, avec le professionnalisme rétrospectif que l&#8217;on connaît aux magazines People.<br />
Enfin, cerise sur le navet : les erreurs historiques. Extrapoler des rumeurs, ne pas maîtriser ses cours d’histoire et spéculer sur l’intimité d’une reine sont  d’une irresponsabilité rare, à l’heure où le désintérêt de la culture se fait de plus en plus cruel et où les films deviennent des références de vérité pour une jeunesse de plus en plus abrutie. Depuis quand le sacre a-t-il lieu à Versailles ? Qui prouve que Marie Antoinette a bel et bien eu une relation avec Axel de Fersen ? De même, depuis quand la grâcieuse Madame du Barry, qui charma Voltaire lui-même, est-elle une immonde rustre aux manières barbares ?<br />
<span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="color: #888888;">•  Points négatifs :</span></strong></span><br />
Ressources système insuffisantes.<br />
<span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="color: #888888;">• Points positifs :</span></strong></span><br />
Les images sont splendides et les costumes exceptionnels. Or, quand on se permet de louer Versailles, le mérite est-t-il réellement présent ? Autrement, ce film est un excellent somnifère. Sofia Coppola, au-delà des limites que fixent la réalisation, ne s’est pas contentée de retranscrire avec exactitude l’ennui de la jeune reine, mais a également tenu à créer un lien empathique entre Marie-Antoinette et le public : il s’ennuie.<br />
Après lost in translation, Sofia Coppola assume l&#8217;amour ostentatoirement sensible qu&#8217;elle semble porter à  l’ennui. Et s’y distingue quand il s&#8217;agit de le filmer. Elle réussit avec ce dernier &laquo;&nbsp;opus&nbsp;&raquo; à créer un film caractéristique d’une jeunesse qui se surestime, mais qui manque cruellement de culture et de subtilité. Magistral.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.moom-light.com/2008/06/marie-antoinette/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
