Tag: ne pas juger

Aoû

Ecrits Vains

Beaucoup avouent être soulagés en écrivant. N’en déplaise à Michel Sardou, la vie ce serait plus marrant, non en chantant, mais en raturant. Quel bonheur, disent-ils, de mettre des mots sur des sentiments. Ces assertions auraient certainement eu un certain poids si les individus qui les assenaient n’étaient pas foncièrement de mauvais écrivains. Ces chantres de la médiocrité littéraire, de par leur approche totalement niaise de l’écriture, pondent des écrits aussi mornes et inhabités que leurs propres personnes.

Ne parlons pas des écrits objectifs. Un écrit objectif n’est pas ravissant ; il ne virera jamais ni à l’excellence unanime ni à la sournoise subversion. L’écrit objectif est résolument petit-bourgeois. Peut-être brillant, précis mais certainement pas génial.

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Oct

De l’inimitié assumée pour la cellulite

Les canons de la beauté sont cruels pour les uns, ambitieux pour les autres. Tout de dépend de quel côté l’on se trouve, ou plutôt, quelle taille de pantalon l’on fait. Finesse et sveltesse sont bénies. Or, la mauvaise foi, doublée de complexes somme toute bien compréhensibles, véhicule une pensée supposée anticonformiste : la minceur, c’est laid. Et vive la révolution de la disgrâce grasse. Sous couverts d’arguments sérieux et d’exemples construits, lesdites personnes, en droite ligne de la notion argumentative la plus basique et la plus célèbre de Schopenhauer, citent les cas osseux et tragiques auxquels conduit l’anorexie. Une vision simpliste, affreusement binaire. Les gens ne seraient que des 0 et des 1. D’un point de vue pondéral, évidemment. Des fils de fer, et des cercles. Aucun intermédiaire. C’est donc sur les pires dérives des maladies psychologiques liées au poids que se greffe le discours détracteur d’une communauté peu favorisée par la nature. Ce qui est justement blâmable, c’est l’instauration d’une communauté, non sur un désir d’entraide et de solidarité, mais sur de la mauvaise foi.


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Oct

L’anticonformisme a la cote

 

Tout le monde accable la société de consommation. Elle a, dit-on, instauré la loi du paraître et continue, la vilaine, d’imposer des canons de beauté inaccessibles. Elle a plongé des générations dans la dépression et le malheur en pervertissant jusqu’à la moelle de nobles valeurs désormais vétustes. Anorexie, dépression… Des tares propres  à notre ère. Sans conteste, nous tenons là la tête de turc de la société. La société de consommation est le bouc émissaire. Il ne s’agit pas pour l’individu de remettre en question ses propres facultés d’analyse, son approche du monde mais plutôt d’incomber à une entité inconnue tous les malheurs du monde. La société de consommation est  le coupable idéal, pour donner à ses frustrations un exutoire. Les tentacules de la société de consommation sont tellement nombreux que la société de consommation est indivisible. Et critiquer la généralité, sans risque de confrontation directe, c’est encore ce que l’individu sait faire de mieux.

Fuck  authority, fuck beauty, fuck consommation, fuck money. Yeah !

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