Tag: polémique

Sep

Madame Oiselle ?

(De l’ambivalence problématique de la dénomination féminine)

En ce moment, un débat sur la case mademoiselle divise les femmes ; du moins, celles qui en ont entendu parler. Tout est parti d’une campagne lancée conjointement par Osez le féminisme et les chiennes de garde.

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Jui

Orelsan déprogrammé : et alors ?

En France, parfois, on conteste avant de comprendre. On proteste avant de produire. On râle avant de réfléchir. La vague d’indignation occasionnée par la déprogrammation d’Orelsan aux Francofolies en atteste. Cet élan, je l’aurais applaudi si j’y avais vu plus de passion que d’impulsion idiote, s’il était mu par autre chose que par des automatismes de société sotte. Mais non. Les français, par paresse, se complaisent dans leurs régularités qu’ils désignent sous le nom flatteur de principe. Paradoxal, d’ailleurs : ils dénoncent la rigidité de la censure alors qu’ils solidifient celle de leurs principes ; puisque ces derniers, n’en déplaise aux défenseurs de la droiture de fer, ne sont ni plus ni moins que des réflexes viscéraux et obtus refusant désespérément de s’adapter au contexte. Vous avez dit robot ?

La saison estivale est une invitation à penser moins, ou adolescent. Avec la fougue de la prime jeunesse, mais également son manque de recul, on pleure la déprogrammation d’Orelsan et on regrette la liberté d’expression. Pourtant, il a été programmé ; pas censuré. Qui a donc invité la liberté d’expression au procès des intentions ? Nul ne le sait. Après tout, si un festival a le droit de programmer ou non un artiste sans que l’on crie à la censure, sans que l’on s’insurge de sa compétence à juger les prestations artistiques, il dispose également du droit de déprogrammer un autre s’il l’estime mauvais après-coup. Combien d’artistes sont snobés par les planches sans qu’ils ne s’insurgent contre la censure culturelle ? Mais évidemment, nous parlons d’Orelsan. Sa provocation cache son manque de talent : arguant qu’il est controversé, on impute son absence non à son effroyable médiocrité mais à la discutabilité de ses paroles et à la censure ».

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