Tag: ridicule

Label « banlieue vilaine »

93. Nid du rap. Du mauvais rap. Poulailler abritant d’imbuvables coqs aux becs enfarinés quand il s’agit de la qualité de leurs œufs ; œufs avariés qu’ils exposent sans honte au marché. Il n’est pas seulement question des insultes-sur-pattes à la langue française, comme le groupe oublié Tragédie, car ce n’est pas bien de parler des morts ou encore comme la dénommée Zaho avec son merveilleux « c’est chelou » puisque d’une part, elle est Québécoise et qu’il serait ennuyeux de parler de fades bûcheronnes, et que d’autre part, il serait trop facile de décrire une « artiste » au refrain aussi recherché que « tu diras à cette tasspé que je vais la taper » uniquement pour remplir une colonne déjà bourrée d’adverbes.

Il s’agit surtout de dénoncer l’imposture outrancière que représentent des poètes autoproclamés aux rimes pauvres (si tant est qu’il y ait des rimes) et aux chansons poussives qui, par je ne sais quel vice cérébral, sont encensés par un public émerveillé par des paroles-trop-profondes-tu-vois. Abd Al Malik, par exemple. Congolais, musulman et bisounours. Grand bien lui fasse. Il pioche abondamment dans le stéréotype fadasse, dans le politiquement correct et dans la tolérance dégoulinante. Mais ce n’est certainement pas suffisant pour faire une bonne chanson. Tout au plus un vil ersatz de mélodie musicalement pathétique et fondamentalement consensuel.

Bienvenue chez les chtis ou l’avènement de la médiocrité

Il est certains films affreusement célèbres, mais que la critique se charge de démolir, n’en déplaise au budget parfois monstrueux dédié à la communication. Tel est le cas du dernier Astérix, une perle en le domaine. Un navet, dans toute son éperdue fadeur, une bouse, dans toute son infinie puanteur, un bide, dans sa toute grasse laideur. Les millions d’euros cramés pour la promotion, la myriade de stars à l’affiche sont autant d’emballages propres à intéresser dans un premier temps, et à écœurer dans un second. Ce film est une bouse dans un écrin, et cela lui fut copieusement signifié par un public déçu et par des critiques invétérés. Le film n’est pour ainsi dire utile que parce que sa nullité rend hommage à Chabat, réalisateur du précédent opus. Le malheur des uns fait le bonheur des autres. La médiocrité de certains sublime le talent des autres.
Il est toutefois des impostures plus navrantes, qui dépassent de loin la promotion abusive, qui atteignent un public aveugle qui les acclament et qui corrompent une critique qui les encensent. Le plus criant exemple : Bienvenue chez les ch’tis. Le film se base sur un mensonge éhonté, à savoir qu’il existe une vie après Paris. Fourberie.

Attention, ceci est un spoiler qu’il faut absolument lire si vous n’avez pas vu le film. Vous me remercierez plus tard.