Obasceptiques : entre casse-pieds et brise-rêves
À chaque mode, ses détracteurs. Et l’Obamania n’échappe pas à la règle. Aux républicains que je n’hésiterais pas à qualifier de sombres idiots réactionnaires, se greffe une nouvelle espèce d’observateurs psychorigides et blasés : les Obasceptiques. Ce courant monolithe est loin d’être historique : l’apparition d’insatisfaits chroniques accompagne généralement tout soulèvement populaire. Et dans un mépris caractéristique des bobos les plus imbus de leur propre vide, l’assimilation est systématique dans l’esprit de ces messieurs: la masse est crasse. Sans appel.
À l’origine, l’élection récente d’un homme. Il est clair qu’à voir l’engouement populaire, l’on pourrait croire en le sacre d’un Dieu. Mais non. C’est un homme, un seul. Un charismatique orateur s’il en est, mais un homme. Un homme qui incarne l’espoir, le changement, l’évolution. Une bouffée d’air frais dans un monde pollué. Sale. Encrassé par la poussière, la merde et le sang. Un homme qui fait se lever les foules ; une Star de la politique est née.




