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Choc des incultures

« Identité nationale ». L’expression apporte son lot d’incohérences :  identité et nation, norme et pluralité. Si l‘oxymore est sournois, il est bel et bien présent. Une nation est non pas individuelle, mais constitué d’individus. Individus différents, non par leurs seules origines, mais par leur manière d’appréhender la vie, le monde et la connaissance. A plus forte raison, c’est autour de l’identité individuelle que s’articule la différence plurielle.

Les Japoniaiseries me font rire… jaune

Il est de ces modes à grande échelle que personne n’ose critiquer et qui passent telles des caravanes sans qu’aucun aboiement ne perce le silence assourdissant du laisser-aller tolérant. On s’en veut même, à l’occasion, de ne pas les suivre ; Et de s’interroger ainsi sur la source inquiétante de ce manque d’engouement. On n’ose pas dire que l’empereur est nu, que la tendance est au mieux inintéressante, au pire, sérieusement casse-pieds. Non. On fait preuve d’une indulgence paternaliste que Lili P., gamine de son état, brise aujourd’hui puisqu’elle s’ennuie.

Besson… le niveau

 

À l’image de Jack Lang, Besson est un artiste. Tel un comédien talentueux, qui feint tout et n’importe quoi, il tâche au moins de paraître ce qu’il ne peut être. Comme une danseuse gracieuse dressée sur ses chaussons en demi-pointes qui manie avec promptitude  l’art exigeant de la pirouette, il est  souple et s’illustre magistralement dans la révérence. Pareillement à un musicien charmeur et polyvalent, pour éviter de jouer sans tambour ni trompette, il joue parfois du violon et souvent du pipeau.

 

Je suis raciste [Vacherie illustrée]

 

À l’heure où le soleil azuréen est gagné par la prétention  emblématique de cette merveilleuse région, à l’heure où Râ se fait aussi rare qu’un VIP, les gens se couvrent, sans surprise. Les mines se font grises et les teints palissent. Les vampires sont de retour sous leur vrai jour.

Les vampires sont ces personnes que l’on ne rencontre qu’en soirée, et que l’on félicite pour ce timing stratégique. Au vu de leur accoutrement pailleté, il n’aurait pas en effet été possible de vivre la journée. Le vampire azuréen, à défaut de finir en cendres,  serait réduit en pièces par trolls bourrins (cette courageuse tribu ayant survécu au Karcher présidentiel). L’existence de ces personnes est réduite à prendre des photos en boite, à les publier systématiquement sur Facebook/Skyrock,  et à entendre en boucle « pas intéressée » de la part des altières demoiselles qu’ils ont eu l’audace draguer. L’élémentarisme superficiel de ce mode de vie les pousse à se dissimuler. Aussi,  ont-ils recours à la méthode IN pour rembrunir leur blancheur fessière. Une technique IN est une apparence testée par des célébrités qui en ont assumé le ridicule sans en mourir (hélas ?). Les stars donnent le ton, et en hiver, le ton est orange.

 

Greluche un jour, greluche toujours

Je crie à l’invasion, je dénonce l’imposture, j’hurle à l’empiètement.
Le monde est arrogé par un dangereux essaim de clones humanoïdes, j’ai nommé les greluches. Le danger de cette redoutable espèce mutante réside en une inévitable et fatale transformation cérébrale et comportementale qui atteint des sujets principalement féminins, et ce sans préavis. Une terrible contagion dont nous ne savons rien : ni les facteurs de diffusion ni l’origine. En ces pénibles heures où l’article est mis sous presse, aucun antidote ou vaccin n’a été découvert pour pallier ce terrible fléau. Un seul mot d’ordre : prévention. Oui,
mais comment ? Il faut savoir reconnaître la greluche, et l’éviter.

♦ IRL :
La greluche n’aime manifestement pas être reconnue dans la rue. Pour éviter cela, elle use de son arme favorite : le maquillage. Ses techniques de camouflage sont judicieusement et visiblement inspirées du relookage infligé aux voitures volées. C’est donc avec un beau visage peint et une superbe peau duveteuse grâce au fond de teint que la greluche déambule les rues…ainsi que des milliers de ses semblables. En effet, la greluche aime marquer son appartenance et son identité. Si, pour le commun des mortels, l’identité se fonde sur une problématique de la confrontation entre différenciation et conformisme, les greluches ne semblent point se condescendre à se poser de telles questions : conformisme bien évidemment. C’est simple, sommaire et clair comme de l’eau de calanque : à chaque mode, toutes les greluches arborent les mêmes vêtements en vogue, ce qui est loin de convenir à toutes celles qui s’y mettent. Ainsi nous assistons à des centaines de jeunes filles, toutes tailles confondues, tous poids défendus, toutes graisses non fondues se vêtir identiquement et périodiquement des mêmes accoutrements, tant pis pour celles à qui lesdits habits et accessoires ne vont point. Entre les immenses culottes chevalines affublées de minuscules shorts et les silhouettes sphériques coincées dans des jeans slims, en passant par des lunettes insecto-éloquentes inadaptées à la majorité des visages humains, le risible atteint des sommets vertigineux prouvant incontestablement le caractère pathologique des symptômes.